AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
diîlicuUés que présente chez nuus l'introduction de la\apeur dans les établissements agricoles ; mais, quandou penso au boa prix relatif de cette force, on reste
Fig. 138.
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convaincu que dans certaines localités elle pourraitêtre employée avec avantage, et que c’est à tort queles grandes exploitations rejettent systématiquementson usage.
Nous ne dirons ici rien de particulier des instru-ments de transport. On trouvera plus loin quelquesrenseignements sur ceux qui servent à transportercertains engrais et quelques récoltes. Les autres sonttrop généralement connus pour qu’il soit nécessaire des'y arrêter.
CIIAHTRE V.
ALIMENTATION VEGETALE; ENGRAIS ET AMENDE-MENTS.
Nous ne conservons en quelque sorte ce chapitreque pour mémoire, l’étendue de l’article engrais nousdispensant de revenir avec détails sur cette importantequestion. Nous nous bornerons, par conséquent, à pla-cer ici quelques notes détachées, que le lecteur voudrabien rapprocher des passages correspondants de l’ar-ticle que nous venons de rappeler.
Marne. La marne est un mélange de carbonate dechaux, d’argile plus ou moins sablonneuse, d'oxyde defer et de quelques autres substances en yroportionsrelativement assez faibles. La marne de bonne qualitépc délite entièrement par l’action de l’air et de l'humi-dité, et se réduit en poudre impalpable. Les marnesde qualités inférieures contiennent du sable ou desnoyaux calcaires sans action chimique immédiate sur lesol; elles sont, comme amendement chimique, d’autantélus précieuses, toutes choses égales d’ailleurs, que la
quantité de ces matières inertes est moins considérable,et que le carbonate de chaux contenu dans la partiesusceptible de se déliter est au contraire plus abondant.En d’autres termes, on peut dire, d’une manière géné-rale, à moins que des circonstances spéciales ne mo-difient cette règle, que la valeur d’une marne esten raison inverse de la quantité de matières inertesqu’elle renferme, et en raison directe du carbonatede chaux de ses parties susceptibles de se déliter àl’air.
L’analyse chimique des marnes s’exécute commecelle des calcaires à chaux hydraulique (voy. mortier).Dans les opérations faites avec soin, on recherche tou-jours si la marne contient des phosphates, (pii jouentun rôle important dans l’alimentation végétale. 11 con-\ient aussi de faire bouillir quelques grammes de marnependant une heure au moins avec de la potasse, et dedéterminer les proportions de silice et d’alumine dis-soutes dans ce réactif. Les marnes qui abandonnentune quantité considérable de ces substances à la po-tasse peuvent être extrêmement précieuses dans lesterrains pauvres en silice, et pour la culture des plantesqui absorbent beaucoup de ce corps pour la formationde leurs tissus. Certaines marnes, enfin, renfermentquelques millièmes d’azote dont on détermine la pro-portion au moyen d’une analyse organique (voy. cha-pitre II).
La détermination de la quantité de sable et denoyaux inertes contenus dans la marne se fait parlévigation, comme on va l’indiquer.
On place dans un grand bocal do verre, ou dans unvase en terre de forme convenable, un kilog. au moinsde la marne à essayer, avec une certaine quantitéd’eau, et on laisse reposer le mélange pendant uneheure. Après ce temps, on agite vivement, on laissereposer quelques secondes, et on décante le liquide. Onrépète cinq ou six fois ce traitement, jusqu’à ce quel’eau sorte claire. Les parties fines de la marne sontentraînées, les noyaux et les parties inertes restent aufond du vase, on les sèche et on les pèse. Les eaux delavage, abandonnées à elles-mêmes, laissent complète-ment déposer en quelques heures, à l'état d’une bouetrès claire et très fine, les parties entraînées. On lesrecueille sur un filtre ou autrement, si l’on veut lesexaminer séparément ou en faire l’analyse.
Dans les terrains argileux la marne produit des ef -fets vraiment merveilleux. On l’emploie à doses trèsvariables en raison de sa composition, de la nature dusol, et de la profondeur de la couche arable avec la-quelle on la mélange. On admet, en général, qu’ilconvient d’ajouter au sol une dose de marne telle quela proportion de calcaire, dans la couche arable, soitde 3 p. 100 environ. Cette règle, toutefois, n’a rien d’ab-solu, et on s’en écarte souvent beaucoup dans la pra-tique. En Sologne, où nous avons eu particulièrementl’occasion d’étudier les effets de la marne, on peut ad-mettre, comme résultat moyen, que le produit net del’hectare s’élève, par le marnage, de 6 fr. à 32 fr.90 c. On emploie dans ce pays de 2o à 33 mètrescubes de marne par hectare. Cette opération doitêtre renouvelée tous les vingt ou vingt-cinq ans en-viron.
Guano. Le guano est un engrais des plus précieux ;malheureusement les variations de sa qualité, et sur-tout, il faut le dire, les sophistications sans nombreque les marchands lui font subir l’ont tellement dé-précié aux yeux des agriculteurs, que sa consomma-tion va sans cesse en diminuant. Ainsi, après avoiraugmenté rapidement, l'importation du guano, dans leRqyaumc-Uni, décroît avec la même -régularité, etsemble devoir se réduire avant peu à ce qu’elle étaitdans les premières années de son emploi, comme l’in-diquent les chiffres suivants.