AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
Importation du 'juano dans lu tioyaume-Uni.
Années. Quantités importées.
4844. 2,027 tonneaux.
1812. 20,724 —
v 1843. 3,050 —
4 8 44. 105,910 —
1845 . 287,832 —
1846 . 90,630 —
1847 . 83,710 —
1848 . 72,556 —
1840. 84,773 —
Il convient donc de ne jamais faire d’achats impor-tants de guano, sans en essayer chimiquement unéchantillon. La marche la plus simple à suivre pourcet objet consiste à doser l’ammoniaque, les .autresmatières volatiles et les phosphates contenus dansl’échantillon. En comparant les résultats trouvés avecceux obtenus de l’essai d’un guano d’une qualité bienconnue, on peut apprécier la valeur de celui que l’onexamine, puisqu’elle dépend principalement de la quan-tité d'ammoniaque etdcphosphates. Le dosage del’nzotecontenu dans le guano s’exécute comme on l'a indi-qué ci-dessus (voy. cliap. II, Dosage de l'azote). Oncalcine ensuite 2 grammes de la matière, et la pertefait connaître la proportion totaledcs matières volatiles.Le résidu est repris par l’acide chlorhydrique fnfble àune douce chaleur. La partie insoluble dans cet acideest formée de terre ou de sable que l’on recueille, etque l’on pèse. Enfin, on dose dans la liqueur le phos-phate de chaux par l’une des méthodes ordinaires.
Voici les résultats de quelques essais de guano exé-cutés comme on vient de le dire.
Matières organiques
rrotcsancf drs guanos. Eau. etselsannuoniaraoi. Phosphates.
p. hm> p. mo p. ton
Pérou . 7 à 40 56 à 66 46 à 23
ïchahoe.18 26 36 U 21 29
BaiedeSaldunha. 47 34 14 22 45 56
Engrais concentrés. Dans ces derniers temps, on adésigné sous ce nom générique, suivi de différentesépithètes, des mélanges salins et organiques plus oumoins complexes. Nous devons en dire ici quelquesmots, pour mettre nos lecteurs à même de juger saine-ment la question, et d’apprécier, comme elles le méri-tent, les bruyantes réclames de certains industriels.
La fabrication des engrais artificiels pourrait rendreà l’agriculture de très grands services. Il serait vive-ment à désirer qu’un plus grand nombre de fabricantss’en occupassent sérieusement. Ils pourraient réaliserde beaux bénéfices en utilisant une foule de substancesaujourd’hui perdues, et leurs travaux, dirigés d’unemanière scientifique, concourraient efficacement auxprogrès agricoles. Nous sommes donc loin de con-damner en elle-même l’industrie des engrais artifi-ciels; ce que nous repoussons avec mépris, c’est lecharlatanisme qui, à force de publicité et de pro-messes fallacieuses, est parvenu à abuser de la crédu-lité publique, et à prélever sur les malheureux culti-vateurs des bénéfices scandaleux.
Les deux engrais dont ou a fait le plus de brait, de-puis deux ans, sont ceux de Bîckès et de Dusseau.
L’engrais Bickès, liquide, aux termes du brevet, con-tient :
Colle forte.. . . 1 kil.
Azotate de potasse (salpêtre). 0,250
Chlorure de sodium (sel marin). . . 0,150
Eau. lOlït.
Au li-àu d’ouu pure, ou cnijilou 1 une décoction de ta
, bac, ou une dissolution de mélasse, pour les engrais des-tinés à la culture du tabac ou de la betterave.
1 Un échantillon de poudre Bickès, pour les céréales,1 analysé parM. Barrai, contenait:
Carbonate de chaux. . ..56,71
Phosphate de chaux. ....... 4,53
Silice. 5,^8
Azotate de potasse. 3,63
Chlorure do sodium. 2,45
Gélatine. 27,40
400,00
i L'emploi d’un pareil mélange, à la dose homoeopa-thique de 5 kilog. par hectare, est certainement illu-soire, et personne n’en promettra de bonne foi les ré-sultats énoncés dans les prospectus.
Quant à l’engrais Dusseau, voici, d’après le brevet,son mode de fabrication : on fait macérer, avec 15 lit.d’eau, pendant deux jours, et chauffer à 40", 2 kilog.de guano, 2 kilog. de colombiue, 4 kilog. de poudrette,2 kilog. de suie et 2 kilog. de rognures de peau. Onfiltre et on exprime le résidu. Ce liquide sert à la pré-paration de tous les autres engrais. Voici les formulesde deux d’entre eux :
l
Pour les
/
pommes de terre.
céréales
kil.
kil.
Azotate de potasse.
. . 1,00
■•>,00
Sulfate d’ammoniaque.. . .
. . 0,7:;
0,00
Chlorure de sodium.
. . 0,75
1,00
Urine humaineacidifiée par 2
cen-
tilitres d’acidc sulfurique..
. . 0,00
3 lit.
Sulfate»de fer.
. . 0,00
0,40
Liquide précédent.
. . 2 lit.
15 lit.
On chauffe le tout à 65° pour opérer la dissolution.Il suffit, d’après les prospectus, d’employer, pour pré-parer la semence d’un hectare, 15 lit. d’engrais pourles céréales, et 2 lit. pour les pommes de terre. Il pa-raît même que les engrais vendus n’étaient pas com-posés conformément aux brevets, comme l’indiquentles aivdyses suivantes de M. Barrai :
Pour les
céréales.
pommes de terre.
Eau.
84,524
93,174
Azotate de potasse.
2,149
1,124
Chlorure de sodium.
1,323
0,989
Sulfate d’ammoniaque. . . .
■1,432
1,132
Phosphates alcalins.
0,329
0,139
Sulfate de fer.
0,348
0,112
Matières insolubles.
3,326
1,113
Matièresgélatineuscs azotées.
4,767
2,217
Echantillons.
N» l.
No 2.
Eau.
788,900
803,600
Azotate dépotasse.
32,170
73,324
Chlorure de sodium.
31),554
33,686
Sulfate de fer.
16,370
» )»
Sulfate de cuivre.
» W
18,000
Sulfate d’ammoniaque. . .Phosphates alcalins ou ter-
4,000
5,720
reux.
6,000
» »
Gélatine.
Autres matières organiques
2,300
0,350
azotées et non azotées. .
91,716
U »
Idem , avec phosphates. . . .
» M
45,120
Matières insolubles.
8,000
1.000
» »
1.000