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AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

gmm long et glacé.

La paille, pleine ver»le sommet, est trèsferme, et verse diffi-cilement ; la farine estriche en gluten, etconvient pour la fa-brication des pâtesd’Italie . Les aubainessont sensibles aufroid, et mûrissentdifficilement; leurculture ne s’étend pasavec avantage au-delàde la région des oli-viers.

Aubaine de Tanga-rock. Epi allongé, lâ-che, à quatre faceségales. Les sous-va-riétés ont les barbesnoires, rousses oublanches.

Aubaine à épi com-primé. Les articles del’épi sout très courts,l’épi, aplati,trèslargoet lancéolé, est cou-vert de gros poilsnombreux.

(e) Blé dk Polo-*gnk. Il a bien réussidans le midi de la.France ; mais songrain , très allongé,très dur, et son aspectparticulier l’ayant fait ,0 ’

repousser des marchés, on a abandonné sa culture.

Culture du froment. La partie moyenne de la zonetempérée est le climat où le blé vient le mieux; ce-pendant il s’étend au-delà de cette limite, ci on lerencontre dans presque tous les points du globe oiil’homme a pu s’établir sans de trop grandes diffi-cultés.

Le froment redoute également un excès de séche-resse ou d’humivlité. Toutes les terres qui renfermentplus de 20 p. 100 d’eau, ou qui, quinze jours avant lamoisson, n’en contiennent plus 10 p. 100 à 0"',33 deprofondeur, sont incapables de fournil* de bonnes ré-coltes de cette plante. On conçoit dès lors pourquoi,dans les pays très humides, les terres argileuses sontimpropres à la culture du froment, tandis que ce sontcelles que l’on recherche pour cet objet dans les payschauds. Dans la plus grande partie de la France , cesont les terrains de consistance moyenne qui convien-nent le mieux au blé.

Pour déterminer la nature et la proportion des en-grais ou des amendements que nécessite la culture dublé, il faut comparer la composition de cette récolte àcelle du sol. Or, d'après M. Boussingault, les 200 par-ties do paille et les 100 parties de grain qui composentune récolte de froment supposée sèche, contiennent :

Grain.

Paille .

Total.

Carbone.

46,10

96,96

143,06

Oxvgène.

a,80

-10,68

16,48

Hydrogène.

43,40

76,68

119,98

Azote.

-2,29

0,70

2,99

Acide sulfurique. . .

0,02

0,14

0,16

Acide pliosphorique.

Mi

0,44

1,58

Chlore.

traces

0,08

0,08

Chaux.

0,07

1,18

1,25

Magnésie.

1,39

0,68

1,07

Potasse. ; •

0,72

1,28

5,00

Soude.

traces

0,04

0,0 i

Silice.

0,03

9,42

9,45

Fer et alumine. . .

»

0,14

0,14

Perte.

»

»

■1,72

300, U0

On voit que les principes minéraux les plus abon-dants sont les silicates et les phosphates alcalins etterreux. Le fumier de ferme renferme tous les élé-ments nécessaires, mais quelques-uns en trop faiblequantité, notamment les phosphates, qui sont exporté»du domaine avec les grains et le laitage, où se concen-trent particulièrement les sels de cette espèce. On con-çoit, par conséquent, la nécessité d’ajouter aux en-grais des os, du guano ou autres matières riches enJ phosphates, si le sol n’en contient pas naturellementj une forte proportion. Les céréales entraînent aussi! une notable quantité de chaux, qu’il faut restituer aux| sols, qui n’cu renferment pas assez,i La nature de l’engrais exerce sur la composition dugrain une inlluencc très marquée : plus il est riche enazote, et plus le grain contient de gluten. Ainsi, tan-dis que du grain venu sur une terre non fumée ren-fermait 9,2 de gluten et 6G,7 d’amidon, celui obtenusur un sol fumé avec de l’urine d’homme contenait35,1 de gluten et 39,3 d’amidon.

La quantité d’engrais à employer varie avec la ri-chesse acquise du sol, et la nature menie de l’engrais.L’analyse exacte du terrain, de la récolte à obtenir etdu fumier dont on dispose peut seule conduire à uneconclusion logique à cet égard. La question est tropcomplexe pour qu’il soit possible d’arriver, sans le se-cours de l’analyse, à une appréciation positive. Onpeut admettre, comme résultat moyen, que le froments’a-simile de 0,20 à 0,35 de la quantité d’azote exis-tant dans le sol et dans les fumiers qu’on y ajoute. Onpeut, d’après cette donnée, calculer approximative-ment la quantité d’un engrais donné qu’il faut ajouterà un terrain d’une fertilité connue, pour obtenir unerécolte déterminée de grain et de paille de froment.

La préparation mécanique à (Tonner à la terre quidoit recevoir du blé dépend, eu grande partie, de larécolte à laquelle il succède. Dans tous les cas, il fautque le sol ait été ameubli à une profondeur de 0‘",20au moins; mais il convient de laisser à la terre letemps de sc raffermir avant les semailles, qui ne doi-vent Gtre précédées que d’un labour très superficiel. Onne doit pas trop pulvériser la surface du sol, surtoutpour les blés d’hiver. Il est bon qu’il reste un assezgrand nombre de petites mottes de 0"’,üo à 0'“,07 dediamètre, qui, en se délitant au printemps, recouvrentles tiges des jeunes plantes.

Les terrains qui doivent ctre ensemencés en blé, auprintemps , reçoivent, à la fin de l’été, après l’enlève-ment des récoltes, un labour et un hersage; puis unlabour profond avant Limer, et enlin, au moment del’ensemencement, un labour superficiel suivi d’un rou-lage et d’un hersage.

Lorsque le sol a été bien ameubli par une récoUcde féverolles, de maïs ou de pommes de terre, binéet fumé, il suffit de le herser fortement pour Légaliser,de le labourer, puis de herser de nouveau ; on fait en-suite passer le rouleau, ou sème le blé et on l’enfouit àla herse.

Après l’enlèvement des fourrages verts annuels,quand on doit semer du blé, on donne un labour pro-fond. On nettoie la terre de temps à autre avec le sca-rificateur. Enfin, au moment des semailles, on donneau sol une dernière façon avec le même instrument;on herse et on roule.

La préparation, pour recevoir du blé, d’un sol cultivéon luzerne, et môme en sainfoin ou en trèfle, quand