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AGR1CULT URE.

AGRICULTURE.

ces dernières plantes ont duré un peu longtemps, estplus compliquée que dans les cas précédents. Aussitôt .après la première coupe <>n donne un labour superfi- ;ciel. Quand les gazons sont desséchés, on herse entravers pour enlever les racines des plantes nuisibles. ;Pendant l’été, il faut donner deux nouveaux labours Iprofonds suivis de her>ages. Enfin, au moment des 'semailles, ou donne un d. rnier labour au scarifiea-teur. ;

Les grains employés comme semences doivent êtrechoisis avec soin Leur volume ne paraît pas très im- Iportant; mais il faut qu'ils soient parfaitement bien Iconformés, qu’ils aient été récoltés très mûrs, qu'ilssoient autant que possible de l’année précédente, etenfin parfaitement triés et débarrassés de grains etautres matières étrangères, par un passage réitéré auvan,au crible, ou mieux au trieur Vaclion. Le renou-vellement des grains, au moyen d'espèces amenées depays plus ou moins éloignés, ne paraît utile qu’autantc[uc la variété de blé que l’on veut conserver dégénère jdans le pays où l’on se trouve. j

Le chaulage de la semence est une opération qui apour but de préserver plus tard les plantes de la carie.

Il convient toujours de prendre cette précaution, quiest fort peu coûteuse, et qui ne peut en aucun casproduire de mauvais résultats. Beaucoup de substancespeuvent servir à atteindre le but proposé, soit seules,soit mélangées. Le sulfate de cuivre seul ou mélangéde sel marin est un des plus puissants préservatifs dela carie; mais ce sel, comme le vert-de-gris, commel’arsenic, etc., est très vénéneux, et puisqu'il est pos-sible de le remplacer très convenablement par un mé-lange de sulfate de soude et de chaux vive, nous neconseillerons que cette dernière recette, dont nous al-lons indiquer le mode d’application.

Il convient d’abord de laver le grain à l’eau pureà deux ou trois reprises et de le bien égoutter.On procède ensuite au chaulage, ou plutôt au sulfa-tage. A cet effet on dissout, pour chaque hectolitre degrain, Gif ) gr. de sulfate de soude dans 9 kil. d’eau,et on éteint par immersion, pour les réduire en pou-dre, 2 kil. de chaux vive en fragments. On met legrain dans un grand baquet, et pendant qu'un ouvrierle remue en tous sens, line autre personne l’arroseavec la dissolution de sulfate de soude. Quand on voitl'eau paraître un peu en excès, on saupoudre la chauxsur la masse en remuant toujours, jusqu’à ce que tousles grains soient bien recou\erts de chaux. On retirele grain du baquet et on le dépose dans un coin jus-qu’au moment de l'emploi II se dessèche généralement )assez vite ; cependant il convient de le remuer detemps en temps pour l’empêcher de s’échauffer.

L'ensemencement du froment consomme en France annuellement 11,441,780 hectolit., soit, en moyenne,ibector.jOo par hectare, Mais tandis que dans la Man-che on emploie jusqu'à 2uectoi. } Go de semence parhectare, on nVn consomme que lhectoi.,32 dans laCharente . On voit, par ces deux chiffres, combien lemode de culture, la nature du sol, le climat, etc.,peuvent influer sur la consommation de semence, et,par suite, l’attention que mérite c.tte partie de laculture. Les blés de printemps doivent, en général,être plus serrés que ceux d’hiver, qui tallent davau- Itage. 1

On répand les semences, soit à l’aide de semoirs,soit à la volée.

Les semoirs présentent plusieurs avantages : ils éco-nomisent près du tiers de la semence, la répartissentd'une manière j>lus uniforme, et placent tous les grains àla même profondeur et à la même distance les uns desautres. La régularité des lignes permet lVmploi de bi-nages presque toujours favorables, et favorise ainsi beau-coup le développement des pieds. Mais en revanche les

sjmoirs sont d'un prix assez élevé, et n’opèrent d'unemanière satisfaisante que dans les terrains très soi-gneusement préparés ; ils ne conviennent donc quedans les pays riches et où l’agriculture est fort avan-cée. Ils rendent en Angleterre de grands services;niais on doit reconnaître quç de nombreux progrèssont encore nécessaires pour que leur usage deviennegénéral dans notre pays.

Le semis à la volée est le procédé le plus générale-ment employé en France . Il exige des ouvriers adroitset attentifs, pour que la semence soit distribuée enquantité convenable, et d'une manière bien égale. Onsème avec les deux mains à la fois, ou bien avec uneseule main. Le semeur, suivant qu’il suit l’une oul'autre de ces méthodes, porte la semence dans unecorbeille suspendue à son cou par une courroie, oubien dans une sorte de tablier formant sac. La largeurque le semeur peut embrasser dans chaque jet est de9 mètres quand il sème d'une main, et de G mètresseulement quand il emploie les deux mains. En bonouvrier peut ensemencer par jour 4 à o hectares deterrain.

Les moyens employés pour enterrer la semence ré-pandue sur le sol dépendent de l'épaisseur de terredont on veut la recouvrir. Dans le Midi et dans lesterres sèches, on enfouit le grain à U ,M ,07 ou 0 n, ,08de profondeur, en faisant passer une dernière fois lacharrue sur le terrain ensemencé. On arri\e plus ra-pidement avec un scarificateur. Quelquefois le semeursuit la charrue, et dépose, dans le sillon qui vientd’être ouvert, le grain, qui se trouve recouvert par lesillon suivant. Ce procédé est fort long, ce qui est uninconvénient sérieux, en raison du peu de beaux jourssur lesquels on peut généralement compter à l’époquedes semailles. Dans les terrains humides, on enfouitle grain à 0‘ u ,02 seulement de profondeur; à cet effet,on sème après le dernier labour et l’on donne enfin uncoup de herse. Le grain, dans ce procédé, s’accumuleau fond des raies et se trouve très inégalement ré-parti et recouvert. Il vaut mieux, en général, herseraprès le dernier labour, pour égaliser le sol, semer etherser de nouveau, pour recouvrir la semence.

Les blés d'niver se sèment vers le commencementd’octobre dans le centre et le nord de la France , etseulement en novembre dans le midi. L’époque des se-mailles de printemps varie de la fiq de février au milieude mars, et se prolonge même jusqu'en avril dans lesterrains très humides. La nature de la terre et le pluson moins grande sécheresse do la saison déterminentd’ailleurs, dans chaque cas particulier, le moment leplus favorable à adopter.

Le blé, pendant sa période de végétation, exiguplusieurs opérations qui dépendent, en grande partiedes variations météorologiques. En général, on donneun hersage aux blés d’hiscr, \ers le mois de mars,pour ameublir le sol durci pendant l'hiver. Le hersage,pour les blés semés en ligne, est avantageusementremplacé par un ou deux binages. Dans les sols lé-gers tourmentés par les gelées et les dégels, un roulageénergique produit, en mars ou en avril, un très bonrésultat. Le sarclage à la main en avril, quand le blé adéjà 0 W ,20 à 0 m ,2o, est une des opérations les plusutiles, et ne doit jamais être négligé dans les exploita-tions bien tenues.

Il arrive quelquefois, après les hivers doux, que leblé pousse avec une vigueur qui l’exposerait à verseraprès la floraison. Il convient, dans ce cas, de le fairepâturer par quelques moutons ou faucher, de manièreà couper environ le tiers supérieur des feuilles.

La production moyenne du froment est de 9 à•Î0 hectolitres par hect ire en France ; mais cette pro-duction atteint dans des circonstances extrêmementfavorables jusqu’à 40 hectolitres, et même 46 hecto*