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litres dans les terres arrosées du département de Vau-cluse . Dans les bons terrains convenablement traités,elle varie de 20 à 30 hectolitres. Le poids de l'hecto-litre de froment varie de 73 à 85 kil. On adopte ha-bituellement 77 ou 80 kil. pour le poids moyen. Unhectolitre contient 1 million environ de gros grains, etjusqu’à 1 million 700,000 grains de petit blé. D’a •près un grand nombre d’expériences, 100 parties derécolte de froment se décomposent de lu manière sui-vante :
- 100,0
Du reste, le rapport du poids de la paille à celui dugrain est extrêmement variable. Ainsi, à Béchelbronn,le poids de la paille étant 100, celui du grain a été 24,en4840et18i1 ; en 4842, il s’est élevé à 90. Voici, d’a-près différents auteurs, le poids du grain, répondanten moyenne à 100 de paille :
à la fin de juin. Dans ce dernier cas, on peut obtenuune récolte de fourrage vert à l'automne et une récoltede grain l’année suivante. Le seigle est moins sensibleau froid que le froment; il mûrit plus vite, et prospèredans des sols légers et secs où. le blé ne viendrait pasbien. Knfin, on peut obtenir du seigle plusieurs annéesde suite du même terrain sans l’épuiser. Les prépara-tions à donner au sol pour le seigle sont à peu près lesmêmes que pour le froment. Le seigle se sème toujoursà la volée. Il doit être enfoui à une profondeur moitiémoins considérable que celle qui convient pour le fro-ment. On emploie ïhcct. ,82 de semence par hectare dansle Doubs, et4k<*ct.,15 seulement dans la Gironde L’ensemcnccment du seigle consomme annuellement, enFrance , 5,139,422 hectolitres de cette espèce de grain
L’hectolitre de seigle pèse, en moyenne, 72 kilogOn obtient, en général, une partie de grain pour deuxparties de paille. Dans de bonnes conditions, l’hectarefournit 18 à 25 hectolitres de seigle.
On admet qu’il faut dépenser environ 200 kilog. defumier pour 100 kilog. de grain et de paille produits.
IV. OllGE.
Thaër.50
Padewils. 35
Barger. 41
Block. 33
Schwcrtz. 44
Quant aux dépenses de production du froment, ilternit difficile d’en faire un compte moyen exact;mais on peut sans peine, dans chaque localité, évaluerséparément les divers travaux et les matières pre-mières nécessaires il cette production, et en estimerainsi le montant total.
IL Ei'EACTUES.
On désigne sous ce nom les espèces de blé dont legrain reste adhérent à la balle après u , ,la maturité, et dont l’axe se désarti- Oi\\Mh!cule à chaque article. On distingue legrand et le petit épeautre. Le premiera un épi long, grêle, à barbes peu dé-veloppées; les épillets sont écartés, etlaissent l’axe à nu dans leurs inter-valles. Il est peu cultivé en France . Lepetit épeautre présente un épi barbutrès aplati, composé de deux rangsd’épillets très écartéset à un seul grain.
On cultive cette variété dans le Bcrriet le Gatinais, comme semence d’au-tomne; elle est très peu productive;mais elle peut se développer dans lesterres les plus pauvres, ce qui lui donneun certain intérêt.
III. SEIGLE.
La culture du seigle n’est point aussiancienne que celle du froment. Onn’en trouve pas dans les tombeauxd’Egypte , et il n’en est pas questiondans les auteurs d’une haute antiquité.
On le cultivait en grand dans l’Auver-gne et le Forez dès le quinzième siè-cle.
Le seigle à 1 hiver (fig. 4 47) est la va-riété la plus généralement cultivée.
Le seigle de printemps a le grain pluspetit, et produit beaucoup moins. Lescitrle d’hiver se sème à l’automne ou
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La culture de l’orge remonte à la plus haute an-tiquité. On en trouve dans les tombeaux égyptiens,et les plus anciens auteurs chinois en font mention. Lacroissance rapide et la vigueur de cette céréale permet-tent de la cultiver dans les climats les plus opposés, aunord et au midi ; on la rencontre, en Suisse , a près d<?2,000 mètres de hauteur au-dessus du niveau de lamer. L’orge ne produit que du pain de mauvaisequalité ; mais elle fournit dans le Nord le principal élé-ment de la bière, et constitue, sous différentes formes,une excellente nourriture pour les bestiaux. Les espèceset variétés d’orge cultivées sont extrêmement nom-breuses. Nous mentionnerons seulement les plus ré -pandues.
Orge commune. Les grains sont distribués sur sixrangs irréguliers, et restent couverts de leurs balles ;l’épi est long et aigu. Cette variété tallc beaucoup;mais elle exige une forte fumure, et ne peut être seméttqu’au printemps (fig. 448).
h' 1 orge escourgeon est la variété , ; i: !ff
la plus répandueen France , 1 comn aorge d’hiver ; l’épi est court, ré-gulier, et s'égrène facilement.
L 'orge à deux rangs mûrit trèsvite. On le sème au printemps;l’épi est long, comprimé, à arêtesparallèles ; elle demande des ter-res fertiles, mais fournit du grainde bonne qualité (fig. 149).
On cite encore l’orbe éventail(fig. 1 5'i), l 'orge céleste. Yorge tri-furquée , etc. Les trois figures quireprésentent les variétés d’orgeque l’on vient de citer sont a peuprès à lVchelle d’un tiers, et des-sinées d’après des échantillonsayant le même degré de dévelop-pement, ce qui permet de les com-parer les unes aux autres.
L’orge peut végéter à peu prèsdans tous les terrains, pourvuqu’ils ne soient pas trop humides ;cependant les terres de consis-tance moyenne lui conviennentparticulièrement. Elle demande unsol parfaitement ameubli et trèssoigneusement préparé. Les se-mailles se font généralement à lavolée; maison pourrait parfaite-