agriculture.
AGRICULTURE.
ment employer le semoir; on lesfuit en août ou septembre, pourles orges d’hiver, et en février,mars ou avril, pour les orges deprintemps, suivant le degré d’hu-midité de la terre et la températare de la saison. On emploie, parhectare, dans les Hautes-Alpes ,3heci.,30 de semence, et Ihoci ,20
Fig. *49. Fi £- i:i0 -
seulement dans le département de Vaucluse . Cette der-nière quantité paraît beaucoup trop faible. L orge doitêtre un peu plus enlouie que le blé.
La proportion de la paille au grain varie beaucoup.Cependant, en moyenne, ou récolte 2 parties de lunepour 1 partie de Vautre. L hectare, en orge d hiver,produit moyennement 35 a 40 hectolitres de grain, et-24 à 30 hectolitres en orge de printemps. L’hectolitrene pèse que 64 kilog. environ.
Le grain d’orge séché à l’air contient encore 10 à17 p. 100 d’eau, et 14 p. 100 en moyenne. Voici sacomposition d'après Fresénius :
Séché à Pair. Desséché.
Gluten. 12,88 U,96
Albumine. 0,30 0,3o
pécule. 48,06 55,80
Gomme. 3,87
Matières grasses. . • • 0,3i 0, i0
Ligneux..-13,34- 15,50
Cendres . 3,56 4,13
Eau. 1VH) »
100,00 100,00
Les cendres contiennent, en moyenne :
Soude. 5,03 0,84
Chaux. 3,06 G 59
Magnésie. 8,04 3,55
Oxyde de fer ot perte. . . 1,94 4,35
Acide phosphorique. . . - 35,68 3,22
Acide sulfurique. *,22 2,6*
Silice. . . .. 28,97 46,30
Chlorure de sodium. . - - 0,45 9.37
100,00 100,00
f/orge enlève donc au sol une forte proportionde potasse, de chaux et d’acide phosphorique. On es -
time que cette récolte consomme 220 kilog. de fumierpar *00 kilog. de paille et de grain, soit 10 à 12,000 ki-log. de fumier par hectare pour une récolte ordinaire.Les engrais riches en phosphates et en sels alcalinsconviennent parfaitement à cette plante. On se trouvetrès bien d’un mélange formé, par hectare, de :
Nitrate soude. 63 —
Sulfate de magnésie. 63 —
Chlorure de sodium. 250 —
On répand le guano en meme temps que la semenceet les sels quand la plante est sortie de terre.
Le incletl est un mélange en proportions différentesde seigle et de froment, et quelquefois d’orge et de fro-ment. Il faut choisir un blé hâtif pour qu’il soit à peuprès mûr au moment oii il convient de couper le seigleou l’orge. A l’automne, on sème les mélanges de seigleet de froment, et au printemps ceux d’orge et de fro-ment. La culture du inéteil offre certains avantages;mais ce produit se vend désavantageusemeut sur lesmarchés ; ilconvientdès lorsde le consommer sur place.
V. AVOISI5.
j Dans le nord et le centre do l’Europe , l’avoine1 sert principalement à la nourriture des animauxdomestiques ; ellen’est employée a l’état de gruau, pourla nourriture de l'homme, que dans un petit nombrede localités. Il existe un trèsgrand nombre d’espèces et devariétés d’avoine. On ne cul-tive en grand, pour leurs grai-nes, que les suivantes.
Avoine commune. Les fleursde cette variété (fig. 151) sontdisposées en panicplcs lâches.Les épillcts sont ordinairementdeux fleurs; les grains sontlisses, allongés, et de couleurvariable. On distingue danscette espèce : l’avoine d'hiveret celle de printemps. La preudère résiste mieux au froidque la seconde, et se sème avan-tageusement au printemps.L’avoine de Sibérie est trèsprécoce; mais elle a l’écorcetrès dure. Enfin, l’avoine puuite, à grain court, rond, et aécorce très tendre, exige unbon terrain.
L 'avoine de Hongrie a le pa-nicule serré, les grains portéssur des pédicules très courts etincliné» du même côté. Il y aune variété à grains blancs etl'autre à grains noirs. Cettedernière est la plus productive.On les sème l’uue et l’autre auprintemps, dans des terres sub-stantielles.
L’arôme courte et l’acome nuesont beaucoup moins répan-dues que les précédentes. Lapremière convient particuliè-rement aux montagnes éle-vées, et la seconde fournit de?gruaux de bpnne qualité.
Toutes les espèces de terres conviennent pour ainsidire à l’avoine, depuis les argiles compactes jusqu’auxsables les plus arides. Elle peut succéder à toutes les
Fig. 151.