AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
récoltés; mais fl convient de la placer après les racines, 'parce qu’elle réussit bien sur les terres profondémentremuées et mélangées avec une partie du sous-sol.
Les préparations du sol sont à peu près les memespour l’avoine (pie pour le froment. On sème en sep-tembre, dans le Midi, pour les avoines d'hiver. Lesavoines de printemps se sèment au commencement demars. On emploie 5 hectolitres de semence par hectaredans les terres très légères, et 3 hectolitres seulementdans les terres très fertiles. On sème à la volée, et onenterre le grain assez profondément.
Les cendres d'avoine contiennent en moyenne :
Grain.
Potasse.
■16,76
19,14
Soude.
■2,49
9,69
Magnésie.
7,70
3,78
Chaux.
8,07
Acide phosphorique. . . .
18,19
2,56
Acide sulfurique.
1,29
3,26
Silice.
47,08
48,42
Peroxyde de fer et perte. .
0,64
1,83
Chlorure de sodium. . . .
0,20
»
Chlorure de potassium. . .
0,14
»
Le grain fournit environ 3 p. 100 de cendres, et lapaille 5 p. 100. On voit qu'il faut fournir à l’avoine dessels alcalins et calcaires. Le plâtre paraît meme luiconvenir dans certains cas.
Le poids de l’hectolitre d’avoine est de 42 à 40 ki-log. On obtient, dans de très bonnes conditions, 48 à30 hectolitres par hectare; 20 hectolitres sont un faibleproduit. La moyenne, en France , est de 40 hectolitres.Moins de 2 parties de paille répondent à \ partie degrain. D’après Crud, l’avoine consomme 188 kilog. delumier par îOU kilog. de grain et de paille, ce quiporte la fumure nécessaire, par hectare, pour uue ré-colte ordiuaire, à 8 ou 9,000 kilog.
VI. RIZ.
La culture du riz est une des plus avantageusescomme produit net; elle n’épuise pas le sol, n’exigequelquefois aucune fumure, et prépare parfaitementla terre pour les autres céréales. Aussi, dans tous lespays où cette culture est possible, les grands proprié-taires, habitant loin des rizières, et ne se préoccupantque de leur produit, ne cessent-ils d’exagérer leursavantages généraux, et d’atténuer, ou même de niercomplètement leurs inconvénients et leur insalubrité,pour lutter contre les lois et ordonnances que tous lesgouvernements n’ont cessé de rendre dans le but delimiter l’extension de cette industrie, et de diminuerautant que possible les dangers qu’elle présente. Telleest l’origine de certaines publications dans lesquelles ona prétendu démontrer l'innocuité des rizières, dont au-cune personne de bonne foi ne peut s’empêcher de recon-naître les dangers. Les environs des rizières sont extrê-mement insalubres ; cette funeste influence s’étend à degrandes distances ; lesarbreseux-mêmesen sontaffectéset arrêtés dans leur développement. Depuis quelquesannées cette culture tend à se répandre dans le midi dela France, et notamment en Camargue . Il peut être né-cessaire de l’autoriser pour dessaler certains marais,ou comme prime, en quelque sorte, de la mise en va-leur de terrains abandonnés. Mais cette autorisation nedoit être que temporaire, et toujours assez restreintepour que le mal ne devienne pas irrémédiable.
On cultive en Europe deux variétés de riz : le rizcommun (fig. 152), dont le grain décortiqué est parfai-tement blanc, et le riz sans barbe , plus hâtif et plus fé-cond que le premier, mais dont le grain grisâtre estmoins recherché du commerce. La première variété exige
pour arriver à maturité 3,000 a 3,700° de chaleur so-laire, et dans le climat d’Italie 2,700° environ de cha-leur moyenne à l’ombre. La seconde variété n’exige,dans les mêmes circonstances, que 2,000" de chaleurmoyenne. Le riz ne peut donc prospérer que dans lespays chauds; il ne réussit en France , à moins de cir-constances particulières, que dans les départements lesplus méridionaux. Tous les terrains conviennent à laculture du riz, pourvu qu’on y amène en quantité suf-fisante des eaux de bonne qualité; car il ne peut sedévelopper que dans l’eau, ou sur les sols extrêmementhumides.
Quand le terrain est naturellement sec, on peutétablir la rizière temporairement, et la faire alterneravec d’autres cultures. Dans les terrains marécageux,on fait des rizières permanentes. Dans tous les cas, ilfaut disposer le terrain comme nous l'avons indiquéci-dessus pourles irrigations par submersion, et donneraux petites dignes de séparation des différents com-partiments une hauteur telle que l'on puisse retenirju-qu’à 0"’,l(j de hauteur d’eau sur la terre. Le ter-rain est d'ailleurs soigneusement labouré, soit à lacharrue, s’il est assez solide pour porter les animaux,soit à la bêche, dans le cas contraire
On sème les rizières en avril si le sol est bienéchauffé, et en mai seulement dans les anciennes ri-zières où le terrain a été refroidi par une inondationprolongée. Le semeur entre dans le champ couvertd’eau, et répand la graine à la volée ; il est précédé d’uncheval qui traîne une planche destinée à unir le sol et àmettre en suspension dans l’eau une certaine quantité devase et de terre qui recouvre la graine en se déposantde nouveau. On emploie 2 heet. à 2hect.,8 par hectare.Il convient, avant de semer, de faire tremper les sacsde riz dans l’eau pendant huit ou dix heures.
Deux ou trois jours après les semailles, on retire pres-que complètement l'eau de la rizière pour échauffer lesol et favoriser le premier développement des jeunesplantes. Quand les premières feuilles paraissent, on in-troduit l’eau de nouveau, et on en augmente peu à peula quantité jusqu'à ce qu’elle atteigne la profondeur de