AGRICULTURE
agriculture.
0”’, 10 îi 0'", 15 Si les insectes attaquaient la rizière, onla mettrait à sec pour les détruire. Pondant les grandsvents on abaisse le niveau pourquê les vagues ne dé-racinent pas les jeunes plants de riz. Quand on nepeut pas disposer d'un courant d'eau continu, onmaintient l'eau le mieux possible dans la rizière, et onen met de nouvelle seulement tous les sept ou huitjours. Les rizières peuvent parfaitement prospérer avecdes irrigations périodiques, pourvu que le terrain nereste que quelques jours à sec, entre chaque arrosage.Les mauvaises herbes sont un des plus grands dangersdes rizières; il faut faire au moins deux sarclages parsaison. Cette opération est pénible et très mal saine.
Le riz n'a besoin que de très peu de fumier. En Ita-lie , on fume tous les trois ans avec 7,600 kilog. defumier par hectare. La force de cette fumure dépend,du reste, en grande partie, de la qualité du sol, etsurtout de celle de l’eau; car la fumure précédentefournirait à peine les 2/3 de la quantité d’azote enlevéepar les récoltes. Le rendement moyen des rizières estde -if) hectolitres do tizon , pesant chacun 75 kilog.,c’est-d dire de grain garni de sa halle. Par la décorti-cation, le volume se réduit de 39 p. 100 environ, etle poids de moitié. La paille est au grain, au momentde la récolte, dans L rapport de 13 à 10 environ.
L’a solcment des rizières alternes varie beaucoup.On sème en riz trois années de suite, puis on dessèchele terrain, on le fume, et on cultive du maïs, de l'orgeet du seigle; ou bien on sème du froment, puis dutrèfle, et l’on revient au riz.
Il est difficile d’établir complètement le compte duproduit d’une rizière. Les dépenses varient avec les ter-rassements nécessaires, la valeur de l’eau, etc. Voiciles nombres admis par Ferrario, pour les environs deMilan :
RJZii:ui;s :
Labour, trois journées d’hommes
Alu
fr.
rue.
c.
Pérenne.
fr. c.
et d’un couple de bœufs.
15
90
»
»
Travailler le terrain et briser lesmotte-.
y
22
50
Construction des digues, deux jour-nées un tiers.
3
60
»
Entretien et réparation des digues.
6
85
■i
50
Semer.
0
50
»
»
Semer, sarcler, moissonner, bat-tre, etc.
O
67
40
Sarcler , journées de femmes à
1 fr. 35 c.
10
25
y
Sarcler les nénuphars et autresplumes aquatiques.
»
2
25
Moissonner.
“23
95
»
»
Dépiquage , criblage, etc. »...
26
90
»
»
76
50
.il
50
Semence, à 9 fr. 35 c. l'hectolitre.
26
15
26
15
Fumier.
/O
00
52
00
Risques et périls, 1 d) du produitbrut. ...
48
00
32
50
Totaux.
313
50
2îS
80
En comparant ces dépenses au produit que cetteculture peut fournir, on reconnaît que le produit netest assez élevé relativement à la nature médiocre desterrains qui conviennent au riz.
VIL saura six. !
Le sarrasin n’appartient pas, comme les plantes |précédentes, à la famille des graminées; mais sonrôle, en agriculture, le rapproche trop des céréalespour que nous ne le placions pas à leur suite. Dans les
pavs pauvres, le sarrasin estemployé sous diverses formesà la nourriture de l’hommeQuand il est grossièrementconcassé, il coinient très biena l’engraissement des animaux. Un cultive aussi le sar-rasin pour être enfoui, envert, au moment de la fiorai •son. La fig. 153 représente unfragment dcplantede sarrasinordinaire. Depuis quelques an-nées, on cuit ne assez en grandune autre variété connue sousle nom de sarrasin deTartaric,à fleurs vertes, produisant dugrain de moins bonne qualitéoae le précédent, mais plusvigoureux que lui et plus con-venable comme engrais vert.
Le sarrasin est extrême-ment sensible aux influencesmétéoriques. Sa réussite n’estun peu assurée que dans cer-taines contrées dont le climatet le sol présentent des condi-tions particulières, la Breta-gne , par exemple. Il se déve-loppe et mûrit très rapide -ment, de sorte qu’il convientbien , dans beaucoup de loca-lités, comme récolte dérobée.Il faut seulement pouvoir lerécolter avant les gelées blanches, qui lui sont funestes.En Bretagne , on ic sème au milieudejuin pourlerecueil-lir à la fin d’août, et dans le Midi, à la fin d’août pourle récolter à la fin d’octobre. Les semailles se font à lavolée, en enterrant le grain peu profondément. On em-ploie, en général, 1 hcct. de semence par hectare;quelquefois (hier*..50 seulement, et, au contraire, jus-qu'à 1 hcct.,50 dans les terres médiocres où on le sèmepour être enfoui en vert.
Le sarrasin vient bien dans les terres légères et cal-caires ; les sols tenaces ou trop riches en fumiers ne luiconviennent pas. Il se débarrasse lui-même des mau -vaises herbes, et n’exige aucun soin pendant la durée desa végétation. On peut le cultiver sur des défrichements de landes ; il donne à la terre le temps de sc ras-seoir, et profite des premiers fumiers que le fromenttrouve ensuite bien consommés.
Le grain de sarrasin renferme de 2,20 à 2,56 p. 100de cendres. Les cendres du grain, analysées par Bi-chon, et celles de la paille essayées par Sprengel, ontfourni les résultats suivants :
Potasse.
8.71
10,36
Scude.• . . .
20.10
»
Chaux.
6.66
2I.98
Magnésie.
10,38
40,34
Alumine.
U
0,81
Silice.
0,69
4.37
Peroxyde de fer.
1,05
0,17
Protoxvde de manganèse.
»
1,00
Chlorure de sodium. . . .
»
4,90
Acide sulfurique.
2,16
6,77
Acide phosphorique. . . .
50.07
9,00
Les feuilles abondantes du sarrasin lui permettentd’absorber, dans l'atmosphère, une forte proportiond'azote et de carbone ; mais il faut qu’il trouve dans lesol une assez grande quantité de potasse et de sels cal-caires et magnésiens; aussi se plar-il dans les solsfeldspathiques ; il consomme environ 1 16 kilog. de fu-