agriculture.
agriculture.
mïer par 100 kilog. de paille et de grain obtenu. Ilépuise donc beaucoup moins la terre que les plantes pré-cédentes.
Le poids moyen de l'hectolitre de sarrasin est de 57 àliO kilog. Le poids des fanes sèches c-t assez variable ;il est à peu près égal à celui du grain. Le rendementdu sarrasin est on ne peut plus variable. En Bretagne ,en moyenne, il est de 15 hcctol. ; en Flandre , il s’élèvequelquefois jusqu’à 50 hectol.
VIII. MAÏS.
La culture du maïs est loin d’être aussi répanduequ’elle devrait l’être. Elle peut dépasser de beaucouples limites du climat qu’on lui attribuait exclusi-vement autrefois. Les départements où on rencontre leplus abondamment cette belle céréale appartiennent aumidi occidental. Rien ne s’opposerait à ce qu’elle prîtle même développement dans le midi oriental.
Il existe un grand nombre d’espèces et de variétés demaïs. Il suffît d’indiquer les suivantes :
Mats d'été. Grain jaune orangé, épi de douze à quatorze rangées de trente à trente-cinq grains. L'hectolitrepèse 78 kilog. Cent épis produisent de 7 à 9 kilog. degrain. La tige s’élève à 1"',20 environ.
Maii d'automne. Grain jaune, plus tardif que le pré-cédent ; les épis sont plus forts. La tige s’élève à 2 mè-tres. Il y a une variété à épis blancs.
Mois guarani in. Dans le Midi, on le sème vers le20 juin, pour le récolter à la fin d’octobre. Sa tige n’aque 0" ! ,()0 à 0‘" ,70 de hauteur. Cent épis ne rendentque G à 7 kilog. de grain.
Maïs nain. La tige n’a que 0"’,40 à 0"‘,50 de hauteur.Cent épis ne rendent que 3 à 4 kilog. au plus de grain.Il y a des sous-variétés à grain jaune, blanc ou rouge.
Mais de Pensylvanie . Les grains sont jaune-clair, apla-tis et très gros. Cent épis donnent jusqu’à 28 kilog. degrain. La tige s’élève à 2 mètres ou 2'",50. Cette variétéest beaucoup plus tardive que les précédentes, et neconvient qu’à nos départements méridionaux. Le maïsde Virginie est à grains blancs, et se rapproche d’ail-leurs de celui-ci.
Mais à bec. Le grain de cette variété se termine enforme de bec. Il est aussi hâtif que le quarantin, maisplus productif.
Nous renvoyons, pourladescription des autres varié-tés de maïs, et pour leurs figures, à l’ouvrage spécialde M. Bonafous sur ce sujet.
Les nombreuses façons que réclame le maïs pendantsa végétation lui font jouer dans le Midi, comme assolement, le rôle que les racines sarclées jouent dans leNord. En général, on applique à cette plante la fumurede la rotation, et on la fait précéder les autres récoltes.
Dans les terres fortes, on donne avant l’hiver unlabour profond, puis nu printemps on fume et on re-couvre l’engrais par un labour. Enfin ( on nettoie laterre une ou deux fois avec l’cxtirpateur avant l’en-semencement. Dans les terres légères, il suffit de deuxlabours au printemps.
Le maïs exige de fortes fumures. Quand on estobligé d'économiser le fumier on le dispose au fond desraies,* on le recouvre d’un peu de terre, on sème surces lignes et on enterre légèrement la graine. Les se-mailles se font à la volée ou en lignes. Le premierprocédé est tout à fait défectueux; le second s’exécuteà la main ou avec un semoir. Les lignes sont espacéesde 0"',G0 à ()‘",80 les unes des autres, et les plantes de0 U ‘,30 à 0"',50, selon l’espèce de maïs et la qualité dusol. Pour les petites variétés, ces écartements peu-vent être réduits de moitié. On emploie de 35 à 45 li-tres de graine par hectare. Le produit est en moyennede 45 pour 1 de semence dans les Hautes-Pyrénées ,do 08 pour 1 dans la Vendée , ce qui fait environ
i G0 hectolitres par hectare dans les bons terrains, et| 30 à peu près dans ceux qui sont moins propres ài cette culture. Cent kilog. de grain répondent environà 200 Ic.il. de paille, 26 de spaltes et 48 de rafles.
Le maïs a besoin d’engrais riches en sels alcalins etI terreux. On estime que la consommation de fumier estenviron de 333 kil. par 100 kil. de paille et de grainsrecueillis. En Piémont, on donne tous les quatre ans24,342 kil. de fumier par hectare et l’on sème le maï>sur cette fumure.
On doit donner au maïs, pendant son développe-ment, des façons assez nombreuses. On bine aussitôtque les plantes montrent leur troisième ou quatrièmefeuille. On arrache les tig‘s trop rapprochées et l’onresserre, avec une variété un peu plus hâtive que lapremière, les espaces vides; quinze à vingt jours aprèson donne un buttage. Lorsque les plantes atteignent0’",30 à 0‘ u ,40 de hauteur, on donne un second bi-nage suivi d’un buttage. Au moment de la floraison,on enlève les ramifications qui naissent aux nœuds in-férieurs, et, après la fécondation, on peut supprimer lesépis mâles, qui forment un très bon fourrage. L’espa-cement des pieds de maïs permet de donner avec lesinstruments la plupart des façons dont on vient deparler.
On associe quelquefois au maïs un certain nombred’autres plantes, telles que le chanvre, la betterave,les haricots sans x*ames, les citrouilles, etc. Ces mé-langes de différentes plantes sur le même terrain en-traînent à beaucoup de soins, et ne sont généralementavantageux que dans la petite culture.
On distingue le millet commun et le millet d’I-talie. Ces deux variétés exigent à peu près le mêmeclimat que le maïs. Les millets demandent, comme lesmaïs, de nombreuses façons, qui rendent avantageusesles semailles en lignes. L’hectolitre de millet pèse70 kil. On obtient, par hectare, 32 hectolitres environde grain et 3,900 kil. de paille.
Nous n’insisterons pas davantage sur la culture dumillet, qui n’offre en France qu'un très médiocre in-térêt. Nous en dirons autant du sorgho, que l’on cultivepour faire des balais, et obtenir une graine propre à htnourriture de la volaille.
X. maladies des céréales.
Les céréales sont sujettes à un assez grand nombredemaladies, qui les détruisent quelquefois d’une manière àpeu près complète. Certains insectes, les influences mé-téoriques, et surtout diverses plantes parasites qui vi-vent et se développent aux dépens de ces plantes, sontles causes de ces accidents si funestes aux cultiva-teurs
Les pluies trop abondantes, la grêle, les sécheressesextrêmes, les gelées tardives, etc., sont autant de phé-nomènes des plus nuisibles pour les céréales, et contrelesquels il est à peu près impossible de lutter. Dans lemidi, les brouillards qui précèdent des journées trèschaudes au moment où le grain va mûrir, produisentun accident connu sous le nom de ventaison , blééchaudé, etc. On préserve les grains de cette cause doperte eu secouant les épis, avant le lever du soleil,pnm* faire tomber l'eau qui les mouille, et les soustrairoà l’action nuisible que les rayons solaires exerceraientensuite sur eux s'ils restaient couverts de rosée. A ceteffet, les cultivateurs se réunissent et parcourent leschamps en tenant une cordc assez raide pour fairecourber la tête aux épis, et leur imprimer une légèresecousse, qui les débarrasse des perles de rosée, Cette