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AGRICULTURE-

AGRICULTURE.

en tas conique ou prismatique, et que l’on recouvre«l une couche de terre de. U 1 '*,30 d’épaisseur. Quand leterrain est humide et le climat pluvieux, il convientd’entourer le silo d’une tranchée plus profoude quelui, et de le recouvrir d’un toit en chaume.

Les pommes de terre sont atteintes par plusieursmaladies : la gale, la frisoléee t la rouille des feuilles,qui détruisent plus ou moins complètement les récoltesqu’elles attaquent ; mais ces diverses maladies n’a-vaient jamais pris de caractère général inquiétant. 11n’en est pas de meme de la maladie proprement ditedes pommes de terre, qui a produit en Europe , depuisquelques années, de si grands ravages. Cette affectionse manifeste par des taches rousses, partant en généralde la circonférence près des tiges, et gagnant peu à peula couche corticale, et enfin le tubercule tout entier.Bien que la maladie ait sévi pendant les années sèchescomme pendant les années pluvieuses, il paraît cepen-dant bien établi que l’humidité est une des causes dé-terminantes de son invasion, et qu’elle se montre moinssouvent et avec moins d’intensité dans les terrains bienassainis. Tous les moyens préservatifs conseillés jus-qu’à présent n’ont donné aucun résultat positif. Onpeut dire seulement que les variétés hâtives échappentà cette cause de destruction, parce que leur récoltepeut avoir lieu avant l’époque habituelle de l’invasionde la maladie.

La contagion se transmet par le contact des tuber-cules affectés et des tubercules sains. Il paraît que l’onpeut conserver des pommes de terre saines avec cellesqui sont malades, pourvu qu’elles soient séparées lesunes des autres dans les silos par une couche de sable..Mais ce qu’il y a de mieux à faire pour tirer parti d’unerécolte atteinte est de la livrer aux féculories pour enextraire le plus vite possible ce qu’il reste de féculeencore intacte. La distillation donue des alcools d’unesaveur désagréable, ce qui rend peu avantageux, cemode d’emploi des pommes de terre malades.

II. NAVETS .

La variété la plus répandue dans la grande culturea une forme ronde aplatie ; on la désigne sous les nomsde rave du Limousin ou rabioule. On cultivte aussi lenavet à tête rose ou grande rave.

La culture du navet est très avantageuse dans les cli-mats doux et humides, comme ceux de l’Angleterre etd’une partie de nos côtes; mais elle ne donne, en géné-ral, dans le Centre et le Midi, que d’assez médiocresrésultats, qui font nier, par certains agriculteurs, lesavantages incontestables de cette plante dans les paysqui lui conviennent.

Les terrains les plus convenables aux navets sontpeu compactes et frais sans être humides. Cependantils peuvent venir dans presque tous les terrains, et lesargiles fortes elles-mêmes, qui ne leur conviennent pasdu tout dans leur état naturel, en fournissent debelles récoltes quand elle ■» ont été bien drainées. Lesnavets commencent en général la rotation ; on les faitsuivre de céréales d’automne, si leur récolte a été as-sez hâtive, et, dans le cas contraire, de céréales duprintemps.

La préparation du sol destiné à recevoir les navetsdoit être très soignée. Il faut que la terre soit profon-dément remuée et parfaitement pulvérisée; à cet effet,on emplo'e successivement la charrue, la herse, lescarificateur et le rouleau.

On sème les navets depuis b commencement de mailusqu’à la fin de juin. L’ensemencement se fait enlignes, soit à la main, soit au semoir. En général,avant de semer les navets, on'dépose le fumier au fonddos sillons, ou le recouvre par un second passage de lac.lmrrue t et on. sème au-dessus des lignes de fumier,qui

se trouve ainsi plus à proximité de la jeune plante.On doit entretenir, par des sarclages répétés, la pro-preté des champs dé navets. Les premiers sarclagespeuvent se donner à la herse; mais, dans les culturessoignées, faites sur des lignes de fumier, on emploie lahoue à cheval entre les lignes, et la houe à main pouréclairci rie plant et le débarrasser des mauvaises herbes.Après le hersage, on donne encore quelquefois deuxfaçons au buttoir, pour recouvrir de terre le collet de laracine; mais elles ne sont pas indispensables. On es-pace les plantes de 0"', 25 à U"',50 les unes des autres.L'emploi de la houe à cheval oblige à écarter les lignesbeaucoup plus qu’on ne le forait dans une culture àla main.

Ce que l’on vient de dire s’applique à la culture desnavets considérée comme récolte principale; mais enFrance, et surtout aux environs de Paris , le navetest une récolte dérobée que l’on obtient après les cé-réales. A cet effet, on enterre le chaume par un oudeux labours, on sème le navet à la volée, et aussitôtque les plantes ont leurs premières feuilles, on donneun sarclage à la main. Los plantes sont espacées, enmoyenne, de 0‘",15 à 0 M \25 les unes des autres.

On peut arracher les navets et les conserver à peuprès comme les pommes de terre, ou les faire mangersur place par les bestiaux.

Les navets produisent, par hectare, de 25,000 à65,000 kilog. Les feuilles forment, en outre, un four-rage vert que les animaux mangent avec plaisir.

IU| CAROTTE,

Cette racine est très recherchée du bétail, etforme, pour l’hiver, un utile auxiliaire dos autresaliments; mais olle exige des soins si multipliés queson prix de revient est fort considérable, ce qui em-pêche sa culture de prendre une grande extension. Lescarottes se sèment quand la température est arrivéedepuis quelque temps à -j- 9°. Les lignes sont espacéesde 0 m ,1o environ. On retarde autant que possible larécolte, en évitant toutefois, avec le plus grand soin,d’être surpris par les gelées. Il faut faire consommerles carottes de bonne heure, parce qu’elles recommen-cent à végéter aussitôt que la température atteint 9° à10". On obtiont, en moyenne, 20,000 kilog. de ca-rottes par heciarc.

Nous nous bornerons à citer encore, parmi lesplantes à racines fourragères ou alimentaires, le pa-nais, la patate, le topinambour, le rutabaga, etc. Cesdifferentes plantes peuvent, dans certains cas spé-ciaux, être fort utilement employées; quelques-unesd’entre elles paraissent même appelées à occuper lineplace importante dans les cultures avancées; maiselles sont ou trop peu connues, ou trop peu répanduesjusqu’à présent, pour qu’il soit utile de s'y arrêter icj.

Cinquième section. — Cultures industrielles .

Nous réunissons sous ce titre un cet tain nombre deplantes qui trouvent dans les arts leur principal em-ploi. Leur importance, généralement secondaire aupoint de vue agricole, nous permettra d’abréger beau-coup lour éludé.

I. PLANTES TEXTILES.

L’agrioulmre du Midi, et surtout celle de l’Algérie ,semblent devoir s’enrichir, dans un avenir prochain,d’une nouvelle plante textile, le phormium tenaa;, dontquelques expériences semblent démontrer les bonnesqualités. Mais, quant à présent, les deux seules plantescultivées en France , pour leurs fibres, sont le chanvreet le lin.

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