AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
tions commerciales. On livre le pastel au commercesous forme de feuilles desséchées ou de coques (voyezindigo).
La persic.aire , la gaude, le tournesol, sont encorecultivés pour les matières colorantes qu’elles fournis-sant; mais ces cultures sont tellement restreintesqu’elles ne méritent pas d’arrêter l’attention.
IV. l'LANTKS INDUSTRIELLES DESTINEESA DIVERS USAGES.
Dans cette dernière section se rangent le tabac, lehoublon, le chardon à foulon, le safran, etc. ; maisnous sortirions de notre cadre en lions en occupantd’une manière spéciale. La plupart de ccs plantes oude leurs produits font f objet d’ailleurs d’articles parti-culiers du Dictionnaire.
Sixième section. — Assolements.
En traitant des cultures en particulier, on a indiquéautaut que possible la place que chacune d’elles doitoccuper dans la succession des récoltes. D’un autrecôté, les notions générales contenues dans le secondchapitre et les nombreuses analyses de plantes qui setrouvent soit dans l’article engrais, soit dans celui-ci, fournissent les éléments principaux de la théoriedes assolements. 11 serait trop long de la résumermaintenant et d’approfondir les problèmes délicats etencore obscurs qu’elle soulève. Nous nous bornerons,par conséquent, à quelques renseignement pratiquessur ce sujet.
Dans certaines circonstances exceptionnelles où l’onpeut sc procurer économiquement des fumiers et où lamain-d’œuvre est très offerte, il importe assez peu devarier les produits d’une année à l’autre. Les fumiers,les amendements et les nombreuses façons que l’onpeut donner au sol le remettent constamment en étatde produire. Le cultivateur ne sc préoccupe alors quede la valeur vénale des récoltes. Mais ces circonstancesne se présentent qu’accidentellcment, et la culturedevient alors une véritable opération de jardinage.Dans les circonstances ordinaires il faut éviter d’épui-ser le sol, et, pour cela, varier les cultures de tellesorte que chaque récolte rende à la terre ce que laprécédente lui a enlevé. A un point de vue purementabstrait, l’art des assolements consisterait à faire suc-céder les plantes les unes aux autres, de manière àproduire la plus grande quantité de matière organique,dans le temps le plus court, et avec le moins de fumierpossible.* Mais, au point de vue pratique et économi-que, il faut ajouter à cette condition abstraite celle dela valeur de cette matière organique, de telle sorteque le produit obtenu soit le plus considérable possible ;ce qui introduit alors, dans le choix des assolements,toutes les considérations de climat, de population, demœurs locales, etc., etc., qui font, en réalité, des pro-blèmes agricoles les questions les plus complexes et enmême temps les plus importantes etles plus attrayantesde toutes celles que peuvent se poser les esprits actifset exercés aux combinaisons commerciales, industrielleset économiques.
L’ancien système d’assolement triennal, qui tendchaque jour à disparaître, mais que l’on rencontre en-epre quelquefois, il faut l’avouer à la honte de notreagriculture, consiste en une année de jachère morte,pendant laquelle on laboure et on fume, suhie de deuxannées de céréales. Le tiers de la terre reste ainsichaque année complètement improductif. Depuis long-tempsdéjà, et surtout depuis l’introduction des prairiesartificielles, on a reconnu qu’il était possible d’utilisercette année de chômage du sol et d’obtenir de la terre,
sans l’épuiser, une récolte permettant d’accroître lenombre des bestiaux, et revenant ensuite à la terre criéléments de fertilité nouvelle. MaU l’inconvénient deramener aussi souvent les mêmes plantes sur le mêmesol, la nécessité de varier les produits, les avantagesdes récoltes sarclées, ont rendu nécessaire le perfection-nement dernssolcmenttricnnalavccplantes fourragères,et ont conduit à des périodes pluslongucs, et à des as-solements plus complexes qui se perfectionnent de jouren jour davantage.
Les terres d’une exploitation rurale sont générale-ment partagées en deux parties inégales, Tune consa-crée aux pâturages permanents, l’autre aux culturesannuelles. Cette dernière portion se divise elle-mêmeen autant de parties égales qu’il y a d'années dans lapériode de l’assolement. Chaque sole enfin, dans certainscas, peut être consacrée à plus d’une espèce de plante,et se partage alors en autant de lots qu’elle est des-tinée à recevoir de cultures différentes la même an-née.
Dans l’assolement triennal ancien, par exemple, laterre arable serait partagée par tiers successivementoccupé, chaque année, par la jachère, le blé et l’avoine,comme l’indique le tableau ci-dessous :
ANNÉES.
NATUR
G DES CCLTURES.
Première.. .
Avoine.
Deuxième. .
lSlé. j
Avoine.
Jachère.
Troisième. .
Avoine. |
Jachère.
Blé
De même dans un assolement quadriennal, uneterre arable pourrait être partagée en quatre soleségales, savoir :
----- r
ANNÉES.j NATURE DES CULTURES.
; t re
Cuit, sarcl.
Avoine. j Trèfle.
Blé.
Cuit, sarcl. 1
3-
Trèfle, j Blé. Cuit, sarcl.
Avoine.
j 4' 1 Blé.
i -1
Cuit, sarcl. Avoine.
Trèfle.
Chacune de ces soles pourrait elle-même se partageren plusieurs lots consacrés à diverses cultures; ainsi,par exemple, les céréales seraient en partie rempla-cées par le lin, ou autre culture analogue; les culturessarclées pourraient comprendre, sur un certain espace,des betteraves, sur un autre du colza, et ainsi desuite.
Ces préliminaires établis, il suffira de donner quel-ques exemples d’assolcmcrtts suivis dans diverses par-ties de la France ; il sera facile de les appliquer auxterres auxquelles ils conviennent, en tenant compte dece qui a été dit sur les terrains les plus appropriés ùchaque espèce de plante.
L’assolement de deux ans ne convient que dansquelques rares circonstances ou avec des méthodes decultures toutes spéciales ; aussi n’en dirons-nous rienici.
L’assolement de trois ans est également trop court;cependant il est fréquemment employé. Ainsi daus lescontrées où le navet forme un des éléments essentiels