AGRICULTURE.
AGRICULTURE.
H faut de 25 à 35 lit. de lait pour fabriquer un kil.de beurre, et 6 à 8 lit. pour faire 1 kilog. de fromagede Cameruberg (voyez jjakattk).
Production de la viande. — Encaissement . On en-graisse le bétail à l’étable ou au pâturage. Ce dernierprocédé ne s’applique sur une grande échelle qu’enNormandie . Les bêtes du pays, de sept à dix ans, sontachetées par les herbagers aux foires d’automne, etpassent l’hiver au pâturage. On ne les rentre que pen-dant les neiges prolongées. Pendant les grands froids,on leur donne un peu de foin dans l’herbage. Auxfoires du printemps, on achète surtout des bêtes del’Anjou, du Poitou, et on les met à l'herbe pendantl’été, en commençant pur les placer dans les moinsbons herbages, et en terminant par les meilleurs. Lesboeufs et les vaches sont séparés; on met un taureauavec ces dernières pour couvrir celles qui deviendraienten chaleur. Les animaux mis au pâturage en mai sontgénéralement engraissés quatre ou cinq mois après.On engraisse, dans les fonds de première qualité, enNormandie , un gros bœuf sur une étendue de 24 à25 ares ; un bœuf moyen, sur les fonds de secondequalité, sur une étendue de 40 ares, et enfin, un petitbœuf, sur 30 ares de troisième qualité.
Tous les animaux ne sont pas également propres àl’engrais. La quantité de nourriture nécessaire pouramener à point un individu dépend de son espèce, deson âge et de son tempérament particulier. Certainesraces sont particulièrement propres à la boucherie. Lesdurham, par exemple, dont la fig. 470 représente un
0 l ,93,
soit pour 100 kil
0 k ,9l
— 100
0 l , 9i
— 100
8 k ,89
— 100
0 k ,95
— 100
de foin consommé 5^,03*
— 4\25*
— 4\20»
— 5\70*
— 7 k ,70*
1 Suivant Thaer. — 2 Law. — 3 Stéphenson, premier lot— * Stéphenson, deuxième lot. — 5 Dubois.
On peut citer des accroissements journaliers beau-coup plus considérables, et s’élevant, pour des dur-ham, à plus de 1,100 gr. par jour; mais les auteursqui rapportent ces exemples ont exprimé la nourritureen volume et non en poids, ce qui rend impossible toutcalcul précis.
Le rendement, en chair nette et autres produitsd’un animal vivant, est un des éléments principaux ducommerce de la boucherie dans ses rapports avec l’agri-culture. Nous devons citer les chiffres les plus généra-lement admis à ce sujet.
D’après Tliaër, -100 kilog. de poids vivant donnent53 k ,5 de chair nette, pour un bœuf qui n’est pas tout àfait maigre; 55 kilog. pour un bœuf un peu gras, et61 kilog. pour un bœuf gras. Stcphenson admet, enmoyenne, que 400 kilog. de poids vif fournissent i
Chair nette. 57,7
Suif.. 8,0
Peau. 3,5
Entrailles et dépouilles.28,0
Ces chiffres se rapprochent assez de la moyenne ;mais souvent on obtient des résultats plus avantageux.Sinclair cite un beau bœuf de Dcvonshire pesant, envie, 704 kilog., qui a fourni :
Viande de boucherie. .
. . .
70,0
tÇ'V‘vl
Cuir.
b,5
Suif..
9,2
k ^
■ v ; .\
Entrailles et sang. . . .
Tête et langue.
Pieds.
Cœur, foie et poumons..
10,5
2.4
4.41,3
Fig. 170.
des pins beaux types, avec leurs jambes courtes, leurcorps arrondi, leur poitrine vaste, leur dos large etplat, semblent destinés seulement à la production de laviande. Bien que ces animaux puissent aussi travailler,et que les vaches soient souvent de bonnes laitières,c’est surtout pour l’engraissement qu’ils présentent leplus d’avantages, en raison de leur précocité et de labonne qualité de leur viande.
Les bêtes engraissées à l’étable doivent être nourriesavec beaucoup de régularité, entretenues avec pro-preté, et préservées de toute cause de trouble ou d’in-quiétude. L’âge le plus convenable à l’engraissementvarie do quatre à huit ans, selon les espèces et les in-dividus.
Un bœuf de 340 kilog., consommant par jour 48 à20 kilog. de foîn, peut gagner en poids 0 k ,90U environ.La ration en foin, ou son équivalent d’autre matière,est onlculée, en moyenne, à raison de 4 à 5 k ,5p. ? 00du poids vif de l’animal. L’engraissement augmenteavec la nourriture consommée; mais, passé une cer-taine limite, l’accroissement du poids est une trop pe-tite fraction de celui de la nourriture pour qu’il y aitavantage à continuer.
L’accroissement de poids vif, par jour, est de :
Ce n'est pas seulement le rapport de la viande netteau poids vif qui varie beaucoup d’un animal à l’autre ;le rapport de la viande de choix aux bas morceauxn'est pas moins variable, et c'est en cela surtout quese manifeste plus encore peut-être l'influence desraces. Ainsi, deux bœufs à peu près do même force,le premier, normand, saintongeais ou charollais, et ledeuxième, durham, fourniraient pour 400 kilog. doviande nette :
Premier. Deuxième.
En première qualité. 31,07 65,11
En deuxième qualité. 26,25 10,17
En troisième qualité. 42,66 24,70
II. RACE CHEVALINE.
Jusqu’au moment de l’invention des locomotives,
: le cheval avait etc à peu près le seul moteur employéI pour les transports. On sait le rôle qu'il remplis-sait dans les guerres du moyen âge. La France pos-sède aujourd’hui environ 3,000,000 de chevaux, qui| se renouvellent chaque année dans Ja proporton dei 1/8 à 1 10 de ce nombre. La production du pays neI suffît pas à sa consommation ; les contrées limitrophesen importent chaque année un nombre considérable.
L’espèce chevaline offre plusieurs variétés et sous-variétés qui changent avec le climat et le but spécialauquel on les destine.
On distingue principalement les races de trait etles races de selle. Dans cette dernière classe viennentse ranger en première ligne les chevaux arabes, si rc*