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AGRICULTURE.

AGRICULTURE.

marquables par l'élégance de leurs formes et leursexcellentes qualités; puis les chevaux limousins, na-varins, de la Camargue , etc., ainsi que le cheval decourse anglais (fig. 171), auquel on attache en France ,

Fig. 17 1. Voltigeur (courses de Derby, 1850).

depuis un certain nombre d’années surtout, une valeurque ne semblent pas justifier, à beaucoup près, scs pro-priétés spéciales et ses qualités si exclusives. Parmiles races de trait on remarque particulièrement les che-vaux boulonnais, poitevins, comtois, normands, et en-fin le cheval percheron, si particulièrement appropriéau service des voitures de poste et de messageries.

L’influence du croisement des races de chevauxsur leurs qualités, et les soins à donner aux élèves,ont été l'objet de sérieuses études. 'On a fait, en re-vanche, sur la nourriture du cheval et son entretienbeaucoup moins d’expériences que sur celle du bétail.On admet qu’un cheval de taille moyenne, et soumis àun travail ordinaire, est convenablement nourri avec3 k ,74 de foin et 4 k ,21 d’avoine, équivalant à 6 k ,48 defwin, en tout, 10 k ,22 de foin. En 1840, les chevauxde la garde municipale recevaient : foin, 5 kilog.;avoine, 3 k ,60 ; paille, pour nourriture et litière, 5 kil.Les gros chevaux de charrette consomment à peuprès, à Paris , 7 kilog. de foin et 7 à 8 kilog d’avoine,ration équivalente à plus de 19 kilog de foin.

La ration des chevaux de cavalerie, en France , sccompose de :

Réserve. Lipne. Légère.

Foin. 4 kil. 3kil. 3kil.

Avoine . . . 4,20 4 3

Paille . . 5,00 o 5

La proportion d’avoine a été augmentée par suite dela difficulté que l’on éprouvait à faire fournir de bonsfoins. Du reste, cette ration serait insuffisante pourdes chevaux soumis à un travail régulier; elle n’équi-vaut, en effet, qu’à 10 ou 11 kilog. de foin ; et, dans laplupart des exploitations rurales bien dirigées, les che-vaux reçoivent une quantité de nourriture équivalenteà 15 kilog. de foin environ.

Dans le Midi on remplace souvent l’avoine par dumaïs, de l’orge ou du seigle. Les racines cuites oucrues peuvent avantageusement entrer pour un tiersou un quart dans la ration du cheval. On peut égale-ment, dans certains cas, remplacer économiquementune partie du foin ou de l’avoine par de l’ajonc pilé,de la paille hachée, etc. Les chevaux bien soignésmangent ordinairement trois fois par jour : le matin,avant le travail; au milieu de la journée; et le soir,en rentrant à l'écurie.

Il existe certainement une relation entre la ration

d’entretien et le poids des chevaux ; mais, jusqu'à pré-sent, peu d’agriculteurs se sont occupés de la recher-cher. A Béchelbronn, la ration s’élève à 3 k ,08 de foinpar 100 kilog. du poids des animaux, dont le poidsmoyen est de 486 k ,5.

D’après M. Pavcn, un cheval abattu, pesant 401 kil.,a donné :

Chair.230

Os. 50

Sang. 28

Graisse. 35

Issues. 30

Peau.25

Crins. 0,5

Sabots et fers. 2,5

401

Travail. Il n’existe pas encore assez d’expériencespour permettre de déterminer le travail que peut pro-duire un cheval dans des circonstances déterminées.M. de Gasparin estime qu’il faut ajouter à la rationd’entretien d'nn cheval une quantité d’aliments ren-fermant OS,084 d’azote par 1,000 kilognunmètres detravail produit. La ration d’entretien d’un cheval, d’a-près cet auteur, étant calculée de manière à contenir20 gr. d’azote par 100 kilog. du poids de l’animal, de-vrait être augmentée de façon à renfermer mitant defois 0s,084 d’azote qu’il produirait 1,000 kilogram-mètres. Comme on ne peut pas savoir chaque jour lotravail produit, on peut admettre comme une évalua-tion large que la ration doit contenir, pour un chevaltravaillant, 47 gr. d’azote par 100 kilog. du poids del’animal. 11 est bien entendu, d’ailleurs, que cettenourriture est composée des substances habituellementemployées à cet usage, et qui, pour cette dose d’azote,renferment plus que le carbone bridé par la respiratiou.Il faut, d’ailleurs, que cette nourriture soit assez sub-stantielle pour ne pas gonfler l’animal, et cependantassez volumineuse pour le lester. Ces deux dernièresconditions conduisent au mélange de foin et d’avoinegénéralement usité ou à des rations d’une compositionanalogue. D’ailleurs, en dehors de ces principes ma-thématiques en quelque sorte, on ne doit jamais perdrede vue, pour les chevaux comme pour tous les autresanimaux, les conditions imposées par leurs goïLs etleur organisation propre, qui font souvent rejeter parcertaines races les aliments qui conviennent parfaite-ment à d’autres.

III. RACI3 AS1NE.

On distingue, en France , deux races d'ânes : lesgros baudets du Poitou et- les grands baudets de Gas-cogne. Les premiers ont 4 pieds 4 pouces à 4 pieds9 pouces; ils sont gros, étoffés, généralement noirs,avec le nez blanc. Quelques-uns de ces animaux, trèsestimés, ont encore, à cinq ou six ans, leur poil delait mêlé et très abondant, comme on le voit parledessin (fig. 172) de l’un de ces animaux entretenu al’institut de Versailles . La seconde espèce est plushaute, plus mince, et moins forte que celle-ci. Laplupart des ânes que l’on rencontre dans les villes etdans les petites exploitations se rapprochent bien peu,il faut l’avouer, des deux races que l’on vient d’indi-quer; généralement maltraités, mal nourris et acca-blés de travail, ils ne présentent- que des individusabâtardis, et chez lesquels il serait difficile de recon-naître la trace d’une race caractérisée.

L’élève des ânes et des mulets offre une grandeimportance dans quelques parties de la France , et sur-tout en Poitou. Il n'est pas rare de voir, dans ce der-nier pays, des ânes étalons atteindre une valeur de

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