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A-F.
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agriculture.

AG RIOULTURK.

Fig, 187.

Fig. 189.

inutile de ménager dans les bergeries un ruisseau d'é-coulement, comme celui dont nous avons parlé pourles écuries et les vacheries; mais il faut éviter que lesmatières liquides ne s’infiltrent dans le sol, où elles en-trent en putréfaction, se perdent pour le fumier, etproduisent des exhalaisons très nuisibles au troupeau.Il faut donc que le sol des bergeries soit rendu par-faitement étanche au moyen d’un bétonnage ou d’unpavage posé à bain de mortier.

Loges à porcs. La loge, à porcs se compose d’un toitoù l’animal couche et d’une cour placée en avant. Cettecour est quelquefois divisée en autant de comparti-ments qu'il y a de loges, et d’autres fois est communeà une série de loges. Dans ce dernier cas, il faut tou-jours avoir autant d'auges séparées qu’il y a d’ani-maux, sans quoi les plus forts s’emparent de la nour-riture des plus faibles et les font dépérir. Les loges onthabituellement 1 ,u ,60 de largeur sur 2 mètres de lon-gueur et 2 n, ,50 de hauteur. Elles sont exposées au midiet séparées par des murs de 1 m ,20 à l^bO de hauteur.Elles sont soigneusement pavées et un peu plus élevéesque le sol de la cour pour être constamment sèches. Uncaniveau établi dans la cour as.-ure son assainissementainsi que celui des loges, et conduit le liquide à la fosse

a fumier. Les portes et toutes les parties des loges àporcs doivent être très solidement établies, car ccs ani-maux sont très destructeurs. U faut pouvoir donnerj aux porcs leur nourriture sans entrer dans leur cour.A cet effet, les auges sont établies à côté ou dans lemur de clôture, et on.les remplit au moyeu de l’unedes dispositions indiquées par les fig. 190 et 191.

Fig. 190. Fig. 191.

Dans la première l’auge est en fonte, ainsi que laporte qui la ferme. Dans les autres figures, toute laconstruction est en pierre. Le nettoyage se fait plusfacilement dans les deux premières dispositions quedans la dernière.

Granges . Le mode de conservation des gerbes de-puis la récolte jusqu’au battage varie d’un lieu à l’au-tre selon le climat et les circonstances locales. Dans laplus grande partie de la France on engrange lesgerbes. Dans le Midi, on fait sans beaucoup do soindes meules circulaires, que l’on bat presque immédia-tement. Dans les Pays-Bas on fait des meules circu-laires recouvertes d’un toit mobile, qu’on élève ouqu'on abaisse avec des verrins ou des poulies. En Al-lemagne , en Angleterre et dans quelques parties de laFrance , on fait des meules circulaires soigneusementétablies et recouvertes d’un toit en chaume. Dans lespays où les vols sont fréquents, il convient de renfer-mer les meules dans une cour spéciale et fermée, pourles protéger contre la malveillance.

Le choix entre la conservation en meules et la con-servation en granges se réduit ainsi, en général, à unequestion de dépense. Il faut comparer l’intérêt du ca-pital de construction des granges et leur entretien an-nuel aux frais de construction dil mur de la cour desmeules et aux dépenses annuelles de leur établisse-ment, qui ne laissent pas d’etre assez considérables.Toutes les fois que la comparaison ne sera pas tropdésavantageuse à l’engrangcment, il conviendra depréférer cette méthode de conservation, qui offre tou-jours plus de sécurité contre l’incendie et les infidé-lités que les meules, même renfermées dans un en-clos.

La capacité d’une grange, y compris l’aire de bat-tage, se calcule facilement, en moyenne, en multipliantpar3 ,u * c *,20 le nombre d’hectoliires Je grain que l’ondoit récolter. On entasse généralement les gerbes surune hauteur de 6 à 8 mètres, de sorte qu’on obtiendrala surface dans œuvre de la grange à établir en di-visant par ce dernier nombre le volume calculé commeon l’a dit d'abord. J1 faut que les charrettes chargéespuissent entrer dans la grange ; l’espace réservé à ceteffet sert ensuite comme aire de battage. La forme laplus simple d’une grange de grandeur moyenne estcelle d’un rectangle, au milieu duquel est conservéel’aire de battage, de 3 mètres de largeur environ, etl’entrée des charrettes. Le sol de la grange doit être unpeu plus élevé que les terrains environnants et parfai-tement sec.

Greniers à fourrages. Dans beaucoup de pays on met! en meule les fourrages. Cette méthode peut convenirî dans les climats secs ou pour les fourrages grossiers ;