agriculture.
AGRICULTURE.
mais il convient, en général, (le mettre dans des gre-niers les foins de bonne qualité. La capacité des gre-niers à fourrages dépend de la composition des rationsdes animaux. On ne peut que donner les éléments decette détermination. Le mètre cube de foin pèse envi-ron 100 kil., de sorte que le grenier devra contenirautant de mètres cubes que l’on devra consommerdans Tannée de quintaux métriques de ce fourrage. Enadmettant que la ration moyenne d’un cheval ou d'unbœuf est de 12 kil. par jour, on voit que la capacité dugrenier à fourrages, en mètres cubes, sera sensiblementégale à quarante-quatre fois le nombre de têtes de lié -tail. Pour les moutons, il sullit d’une capacité de 4 à5 mètres au plus par tête. Les chiffres précédents sontgénéralement un peu forts, parce qu'une partie de laration étant donnée en grain ou en racines conservésailleurs, le volume du fourrage se trouve réduit d’au-tant. Les greniers à fourrages pour les chevaux ou legros bétail sont, autant que possible, placés au-dessusdes étables ou écuries. Pour les moutons, leur positionest réglée par la convenance seule des lieux, puisquel’approvisionnement ne peut pas se faire en jetant lefourrage par le haut dans les crèches.
Greniers à blé. Les greniers à blé sont souvent placésau-dessus de la maison d’habitation. Dans tous les casils doivent être établis sur de fortes poutres en ferou en bois armé de fer, quand on veut mettre unecouche épaisse de grain dont le poids, comme on sait,est de près de 800 kil. le mètre cube. Dans la plupartdes petites exploitations, on se borne à remuer sou-vent le blé à la pelle pour le préserver des insectes etdes parasites, qui l’attaquent si souvent quand onl'abandonne à lui-même. Mais cette précaution seraittout à fait insuffisante pour conserver des quantitésconsidérables de blé. On doit avoir recours dans cecas aux silos ou aux greniers mobiles.
Les silos sont de grandes fosses ouvertes dans lesterrains les plus secs et les plus perméables possibles,où l'on enferme le grain à l’abri de l'air et de la lu-mière. On doit établir les silos dans des conditionstelles que l’eau ne puisse y arriver et n’y ren-fermer que du blé très sec. Dans de bons silos, legrain peut se conserver d’une manière pour ainsi direindéfinie. Les silos sont généralement maçonnés; maisdans des sols très résistants et bien secs, tels qued’anciennes carrières, etc., on peut même se dispenserde cette précaution
On a varié de mille manières la disposition des greniers mobiles; l’un des plus satisfaisants est le grenierValéry. Il est formé d’un cylindre horizontal, partagéen plusieurs subdivisions par des cloisons planesallant de Taxe à la circonférence. On remplit en partiede grain ces différents compartiments, et on imprimea toute la machine un mouvement lent de rotation surson axe. Les insectes ne peuvent se développer dansle grain ainsi agité, et ceux mêmes qui s’y trouve-raient sortent promptement par les ouvertures en toilesmétalliques placées a la circonférence et aux extrémitésdu cylindre.
Les hangars pour abriter les charrettes et les instru-ments agricoles sont indispensables dans toute ferme ibien tenue. Il ne faut pas craindre de leur donner une ,étendue un peu considérable, parce que Ton trouvetoujours à Tutiliser. On compte qu’il faut 10 mètres 1carrés par charrette et 5 mètres carrés par charrue, en .moyenne. On doit ajouter à la surface, calculée sur cesbases, l’espace nécessaire au retournement et au servicede ces appareils.
Fosse a fumier. Dans la plupart de nos petitesfermes on entasse le fumier au milieu de la cour dansune espèce de mare, où il est lavé par les eaux de jpluie qui entraînent en pure perte les parties les plus 1solubles et les plus actives de l’engrais. Cette méthode,
vraiment déplorable, ne saurait être assez combattue.Il convient presque toujours de mettre le fumier endehors de la cour de ferme, derrière les étables, en unpoint où puissent se réunir les tuyaux d’assainisse-ment des étables et écuries. Le fond et les parois dutrou à fumier doivent être construits en bonne maçon-nerie hydraulique, parfaitement étanche et préservéedes eaux étrangères. Le fond de la fosse est forméd’un plan légèrement iucliné ou par la réunion de deuxplans inclinés en sens contraire. Au point le plus basde cette fosse on ménage une citerne oit se réunissentles eaux de fumier, où on les mélange avec les ma •tières minérales ou autres que Ton veut y ajouter, etoù plonge une pompe rustique qui sert à l’arrosagedu tas. Les latrines de la ferme communiquent aveccette espèce de citerne ou sont établies au-dessusd’elle
Le fumier ne doit pas être entassé sur plus de 1"’,50d'épaisseur dans la fosse, construite comme on vientde le dire. Cela posé, il est facile de calculer la surface d’une aire à fumier établie dans ces conditionsdans une ferme donnée. La quantité de fumier pro-duite par jour, par un cheval ou un bœuf, est, enmoyenne, de 50 kil., ce qui ferait par an 18,250 kil.si les animaux étaient toujours à T étable. Mais on necompte que sur les deux tiers de cette quantité, soit12,170 kil. pour les chevaux; et, pour les bœufs, sur lamoitié seulement, soit 9,125 kil. si le pacage dure lamoitié de l’année. Pour les moutons, en admettant unpacagede sixmois, laproductionest d’environ 1,022kil.le mètre cube de fumier, pesant à peu près 800 kil.On voit qu’en divisant par ce chiffre la somme desproduits des coefficients précédents par le nombre debêtes de chaque espèce, on obtiendra le cube des fu-miers à recueillir chaque année. Ce cube, divisé par1"',50, donnera en mètres carrés Taire de la fosse àfumier. La surface ainsi calculée devrait être diviséepar deux si on vidait la fosse deux fois par an, commeon le fait quelquefois.
Les citernes *à engrais liquides employées dans laFlandre sont de véritables caves parfaitement maçon-nées et cimentées, ne présentant qu’un regard pourentrée, et dans lesquelles on emmagasine les produitsdes vidanges.
Laiterie L’extrême propreté indispensable dans lalaiterie et la nécessité de l’éloigner des fumiers et detoutes les sources de mauvaise odeur, la font sou-vent placer dans une construction complètement sé-parée, bien que très rapprochée de la ferme. Quandon dispose d’une machine à vapeur ou d’une roue hy-draulique, on met eu mouvement la baratte par unrenvoi de mouvement. Il est très convenable de drai-ner le sol sur lequel on veut établir une laiterie.
Dans tout sondé\cloppement, unclaiterie (voyez ua-hattk) doit renfermer une salle pour le lait, une sallepour la baratte, une autre pour la fabrication des fro-mages, un séchoir pour leur dessiccation, et enfin unelaverie commune auxpièccs précédentes. On réunit sou-vent la baratte etlafromageric. Les tig 192 et 193 don-nent le plan et l’élévation d’une laiterie complète. Le dé-pôt de lait est en o. Ses fenêtres sont au nord et le car-relage de cette pièce est de 1 mètre en contre-bas du sol,mais les murs sont entourés d’un fossé de même profon-deur garni d’un petit mur. Cette pièce doit être dalléeet présenter un écoulement facile aux eaux. Les fenêtressont doubles. Les tables où sont déposés les vases à laitdoivent être en pierre. Un courant d’eau froide Tétéet légèrement échauffée l’hiver l’entretient toujours àune température convenable. Toutes les ouvertures sontgarnies de toiles métalliques et de gazes fines, pourarrêter les insectes et la poussière. Cette pièce, enfin,renferme un évier 7 pour se débarrasser des liquidesinutiles. La fromagerie est en 2. Le séchoir est établi