AIGUILLES.
AIGUILLES.
dans l’étago j en y monte par l’escalier communiquantavec cette pièce. La baratte est en 4 et la laverie en1. Un petit générateur placé en 3 et 9 fournit l’eau
Fig. 192. ’
Fig. 193.
chaude nécessaire à tout le service. La capacité des di-verses pièces de la laiterie est toujours facile à déter-miner, selon les besoins et l’importance de la ferme.
CHAPITRE IX.
ÉCONOMIE ACIIU’OT.F..
Ce chapitre devait renfermer le résumé des donnéespratiques dispersées dans le cours de cet article, sur lesdépenses et les produits d’une exploitation agricole,la comptabilité rurale , des notions sur l’estimation desterres, et enfin quelques observations générales surl’influence exercée par différents modes de cultures etpar l’industrie agricole en général, sur la productionet la répartition des richesses publiques.
L’étendue déjà trop considérable de cet articleoblige de renvoyer plus loin ce dernier chapitre, à enréunir les principes au travail sur Téconomie indus-trielle qui termine cet ouvrage. Aussi bien les prin-cipales questions économiques ont des solutions sem-blables quel que soit l’objet du travail du producteur.
AIGUILLES (angl. necdles, ail. næhnadeln).
La fabrication des aiguilles, de ces petits outilsdont la bonne qualité est si importante pourtous les arts vestiaires, et notamment pour la Bcpresque totalité du travail des femmes, est uncurieux exemple de la division du travail. Avec A_toutes les conditions auxquelles il faut satis-faire pour exécuter une bonne aiguille, on ne _Jjcomprendrait jamais comment on peut livrer à g10 ou 1o fr. le mille des aiguilles d’excellente C-qualité, et à 4 ou 5 fr. celles de seconde qualité, —si on n’avait déjà apprécié par d'autres excm-pies les avantages d’une bonne organisation des tra-vaux partagés entre les ouvriers divers qui concourentà la production.
En Angleterre on fabrique les aiguilles avec du fild’acier; à Aix-la-Chapelle et à Rorcette (le centre de
fabrication d’aiguilles le plus important du coniinent),et en France , on emploie le plus souvent du fil de ferqu’on cémente après que l’aiguille est fabriquée. Letravail est alors plus facile, mais on n’obtient pas desproduits aussi parfaits qu’avec l’acier étiré.
Pour décrire la fabrication des aiguilles, nous nousaiderons d’un curieux article du Magasin pittoresque ,dû à AI. Léon Lalanne , dans lequel cet ingénieur adécrit ce qu’il avait fort bien vu à Rorcette, et où il adécrit les derniers perfectionnements introduits danscette fabrication.
Une aiguille passe avant d’être livrée au commercepar les mains de plus de quatre-vingts ouvriers diffé-rents. Les diverses opérations qu’elle doit subir peu-vent se subdiviser en cinq séries distinctes.
La première comprend toutes les opérations rela-tive' au façonnage de l'aiguille, c’est-à-dire à la con-version du fil métallique en aiguilles brutes.
La seconde série a pour objet la trempe et le recuitdes aiguilles brutes.
La troisième série est relative au polissage.
La quatrième série a pour but d’arriver au triagedes aiguilles polies.
La cinquième, enfin, comprend l’affinage et lamise en paquets des aiguilles pour les livrer au com-merce.
La première série renferme une vingtaine d’opéra-tions distinctes dont voici l’énumération :
Premiîre opération Choix des fils. On commencepar examiner la qualité des fils d’acier, et pour cela,on en coupe quelques bouts à .chaque botte. On lesmet chauffer dans un four ou poêle dont la grandeurintérieure est de 4 à 5 décimètres, et on les trempedans l’eau froide lorsqu’ils sont rouges ; on les casseensuite entre les doigts pour juger de leur qualité; onmet à part les bottes auxquelles appartiennent lesplus cassants ; elles servent pour les aiguilles dites an-glaises.
Deuxième opération. Calibrage des fils à l’aide d’unejauge dont les fentes représentent toutes les grosseursdes fils dont on a besoin ; on examine si le fil d’unemême botte, pris en différents points, est d’une gros-seur bien uniforme. Cette opération se fait sans délierles bottes ; on renvoie à la filière celles dont le fil n’estpas rond ou n’est pas égal.
Troisième opération. Les fils qu’on renvoie à la fi-lière ont d’abord besoin d’être décrassés, c’est-à-diredépouillés d’un enduit noir dont on les couvre dansles tréfilenes pour les garantir de la rouille. Un ou-vrier décrasse ces fils à la main en les frottant avecdu mâchefer qu’il tient dans un morceau de linge.
Quatrième opération. On passe alors ces fils à la fi-lière pour les amener au calibre convenable.
Cinquième opération. Dévidage des bottes de fil d’a-cier. On place les paquets de fil sur un dévidoir A(fig. 1 et 2) un peu conique, et on les dévide à l’aide
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du rouet R, formé de huit rayons égaux, liés invaria-blement à un moyeu tournant autour d’un axe en. fersolidement fixé à un des piliers C de l’atelier, et mûpar la manivelle G. Chacun des rayons a une lon-gueur de 0 m ,17, et l’un d’eux D est composé de deux
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