aiguilles.
AIGUILLES.
prises par une pe-tite fille qui lesenfile dans deuxbroches de fer d-la manière indi-quée fig. 8. Lesbroches ont de 15à 20 centimètresde longueur.
C’est alors quel’on procède à laséparation des ai-guilles jumelles.Tour cela, on ap-plique les rangéesd'aiguilles enfi-lées dans les bro-ches sur une petite tablette àdeux versants,comme un toit demaison. La dou-ble rangée res-semble ainsi à unfragment d’arêtede poisson. Onmaintient les ai-guilles au moyend’un cadre encuivre dont l’unedes extrémitéstourne autourd’une charnière,etdont l’autre ex-trémité porte unechaînefixée aunepédale sur laquel-le presse le piedde l’ouvrier.
Quand les deuxcôtés des attachessont limés, onbrise facilementce qu’il en reste,et en opérant surune rangée d’ai-guilles simples,on achève de don-ner la forme bruteà la tête.
Nous avons diten commençantqu’en France , oùle fil d’acier nese fabrique pasen grand, et l’onopère sur du filde fer, sauf à con-vertir plus tardl’aiguille de fer enacier. C’est surl’aiguille bruteumenée au pointqui vient detredécrit que l’on ef-fectue la mani-pulation appelée• émentation , parlaquelle le fer secombine avec unecertaine quantitétie carbone, demanière à devenir
de l’acier. On ran-ge très égalementdans une espècede boîte ou domarmite en fonteune quantité depjo-. deux à trois cent
mille aiguilles sé-
| parées par des lits de charbon de bois ; on placecette boîte dans un four, et on y lute le couvercle dui manière à donner lieu à la plus faible déperditionpossible de calorique. La cuisson dure sept à huitheures, au bout desquelles on laisse le four refroidirlentement. Alors on a des aiguilles dont le corps s’estimprégné de charbon de la surface vers le centre, etqui sont devenues de l’acier par voie de cémentation.Comme dans cette opération et dans quelques-unesdes précédentes, leur rectitude a pu être altérée, onprofite de la malléabilité que l’acier possède à chaudpour les redresser au feu encore une fois, à la rfipe,par le procédé de la fig. 3.
Seconde série d'opérations. — Trempe.
Les aiguilles, façonnées comme on l’a expliquéci-dessus, sont soumises à un premier examen qui enfait rejeter un certain nombre. Celles qui sont reçuessubissent neuf opérations constituant la seconde série :
Première opération. On pèse par tas de 15 kilogr.environ, ce qui fait depuis 250 jusqu’à 500,000 ai-guilles. On met ces tas dans des boîtes séparées et onles porte dans l’atelier de trempage. Cet atelier con-tient : 1°un fourneau garni d’une grille pour recevoirle charbon, de deux barreaux de terre cuite pour por-ter les plateaux qui contiennent les aiguilles, et d’unecheminée avec un régulateur qui permet de maîtriserla marche du feu ; 2" des cuveaux ou chaudrons decuivre toujours pleins d’eau froide et munis d’un robi-net d’écoulement; 3° une table sur laquelle sont dépo-sées les boîtes pleines d’aiguilles et les plateaux surlesquels on les arrange; un ou plusieurs poêles enfonte, couverts d’une table de même métal, lûtes enterre dans tout leur pourtour.
Deuxième opération. Un ouvrier étend les aiguillessur les plateaux, à raison d’environ dix mille pourchaque, et les arrange parallèlement à la longueur deceux-ci.
Troisième opération. Le trompeur place ensuite deuxplateaux chargés d’aiguilles sur les barreaux de terrecuite du fourneau; il chauffe au charbon de bois jus-qu’à ce que les aiguilles aieut atteint la couleur durouge cerise, si elles sont grosses ou moyennes, etjusqu’à un degré moindre si elles sont fines. Alors ilretire un des plateaux à l’aide d’une pince, le porteau-dessus du baquet rempli d’eau, l’incline et jette lesaiguilles en les éparpillant circuhurement, de manièreque tombant séparément pour ainsi dire, toutes reçoi-vent la même trempe. Lorsqu’il a jeté de même les| aiguilles de l’autre plateau, il vide les deux cuveaux,
: enlève les aiguilles avec deux crochets ou mains de1 fer, et les dépose pêle-mêle dans une boîte. En-suite il place au four d’autres plateaux, remplit d’eaules deux cuveaux, et continue de la même manière.
Quatrième opération. Un autre ouvrier prend la boîteou l’on a jeté les aiguilles trempées, et il les met en, ordre en exécutant la seizième opération de la pre-I mière série.
j Cinquième opération. Les aiguilles qui viennent dej subir la trempe sont trop cassantes pour être employées1 dajis cet état. Le recuit leur donne de l’élasticité sans| les rendre trop molles ni pliantes. Mais avant de les1 recuire, il faut leur enlever la crasse dont l’opérationde la trempe les a couvertes
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