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A-F.
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AIR .

AIR COMPRIME .

que l’élasticité soit convenable pour faciliter le passagedans des parties de couture où l’aiguille ne peut péné-trer qu’en formant à chaque point un arc très pro-noncé, arc qu’elle doit perdre entièrement sitôt qu’ellese trouve mise en liberté.

AIR ( ang. air, ail. luft ). L’air est un mélange, envolume, de 79,2 parties d’oxygène et 20,8 parties d’a-zote. Le litre de ce gaz se pèse l& rM,, *,3, sous la pres-sion barométrique de 0 ,u ,76 et à 0°. Sa densité est yy^de celle de l’eau ; il renferme une quantité variable devapeur d’eau et une très faible proportion (0,0004 à0,0006 en vol.) d’acide carbonique. L’air est le seul gazqui puisse entretenir la respiration, aussi doit-il êtrerenouvelé avec soin dans tous les endroits où il se vicieconstamment, tant par la respiration humaine que parla combustion des foyers, des corps éclairants, etc.Voyez VENTILATION.

AIR COMPRIMÉ . L’air comprimé au moyen depompes foulantes ou machines de compression, peutêtre utilement employé dans certains cas comme forcemotrice. Souvent on se propose de faire jouer à l’airatmosphérique un rôle tout à fait analogue à celui dela vapeur dans les machines à vapeur, surtout pour leschemins de fer ; nous indiquerons à ces articles les ré-sultats déjà obtenus, en discutant l’exactitude et laportée des principes sur lesquels ils reposent, ce quinous permettra d’en apprécier la valeur industrielle.Nous dirons seulement que c’est surtout comme réser-voir de travail mécanique qu’on a fréquemment penséà utiliser l’air comprimé, mais les résultats obtenusjusqu’à ce jour sont de faible importance. La difficultéde comprimer l’air à de fortes pressions, qui ne forcentpas à l’emploi de vaisseaux énormes, et par suite d’ungrand poids, pour renfermer une faible quantité detravail, jointe à celle de le comprimer à de grandesdistances, par suite des résistances produites dans lestuyaux par les coudes et étranglements, telles sont lescauses qui ont rendu infructueux la plupart des essaistentés jusqu’à ce jour. C’est en renversant le problème,en raréfiant au contraire l’air pour utiliser la pressionatmosphérique sur Tune des faces d’un piston se mou-vant dans un cylindre alésé, qu’on a réussi dans lesseuls essais qui aient donné jusqu’ici des résultats appli-cables en grand (voy. chemin defeii atmosphérique).

Nous nous contenterons de parler ici du fusil a vent,du briquet pneumatique, et enfin de l’emploi de l’air com-primé pour lepassagedes niveaux et le fonçage des puitsde mines dans les terrains ébouleux et aquifères, qu’ilest souvent impossible d’assécher au moyen de pompes

Fusil à vent. Lafig. 02 montre en quoi le mécanismede cet appareil diffère du fusil ordinaire. La crosse Uest un réservoir en cuivre muni d’une soupape s s’ou-vrant du dehors en dedans ; on la dévisse et on y com-prime de l’air sous une pression de 8 ou 10 atmosphè-res, à l’aide d’une petite pompe foulante F (fig. 03).On remet alors la crosse en place et on charge la balleB dans le canon c du fusil. Ensuite en faisant partircomme à l’ordinaire le chien P, celui-ci fait basculer lelevier 6, dont l’extrémité inférieure pousse la tige e etouvre la soupape s, l’air sort avec violence, chasse laballe et la soupape se referme à l’instant. On peut tirerde suite plus ou moins de coups, suivant que le réservoirest plus ou moins grand. Le fusil à vent peut lancer laballe avec presque autant de vitesse que le fusil ordi-naire; car, quoique la pression initiale soit bien moinsconsidérable que celle due à l’inflammation delà poudre,d’un autre côté ccttc pression s’exerce sur le projectileavec une intensité à peu près constante, pendant tout letemps qu’il met à en parcourir le canon qu’on a soin defaire très long, afin d’obtenir une vitesse suffisante parl’action prolongée de l’air, sans que la pression decelui-ci dans le réservoir soit énorme; tandis qu’elledécroît considérablement dans les fusils ordinaires, parsuite de l’expansion des gaz de la poudre, et de l’abais-sement de température qu’ils subissent dans ce par-cours. Cet effet ne se produit pas sans bruit, ni sanslumière et à l’extrémité du canon, on voit un jet deflamme qui est produit par le frottement des petitespoussières solides que l’air rencontre ou qu’il emporteavec lui ; car il paraît que dans un air très pur, il n’ya plus de fiamnio perceptible. La quantité d’air qui sortdu réservoir à chaque coup, et qui est égale en volumeà celui du canon de fusil, diminue rapidement la pres-sion dans le réservoir, ce qui fait que les vitessesdes coups qui se succèdent décroissent rapidement.C’est là un des principaux inconvénients qui ont tou-jours empêché de faire du fusil à vent un usage sé-rieux.

Briquet pneumatique. Ce briquet consiste en un tubede verre cylindrique très fort, garni d’une armature encuivre à son extrémité inférieure qui est fermée; il s’ymeut à frottement un piston plein, muni d’une tigeservant à le manœuvrer et portant en dessous une ca-vité où l’on peut fixer un morceau d’amadou. Lorsquel’on comprime brusquement l’air renferme dans le cy-lindre en verre à l’aide du piston, de manière à le ré-duire à une très petite partie de son volume primitif,il se dégage une quantité de chaleur, auparavantlatente

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d’épuisement, procédé qui doit trouver de bien nom- | et employée à maintenir l’écartement moléculaire, suf-breuses applications dans les travaux,hydrauliques. | lisante pour enflammer l’amadou.