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AIR COMPRIMÉ .

AIR COMPRIME .

Appareil Triger pour la traversée des terrains ébouleuxet aquifères. Pour mieux l'aire comprendre Pusagcde cetappareil, dont le croquis fig. 64 donnera une idée,

d’eau, ccttc eau cédant alors à la pression de Pair, s’é-chappera par le tuyau GO, de sorte qu'au bout d’uncertain temps, toute celle contenue dans le puits se

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nous supposeronsqu’il s’agisse d’at-teindre le terrainhouiller recouvertpar une vingtainede mètres de sa-bles , dans lesquels‘ s'infiltre l’eau d’unerivière, ce qui était précisément le but que M. Triger s’é-tait proposé d’atteindre, lorsqu’il imagina d’employer ceprocédé. On commencera par se procurer une suite debouts de tubes en tôle, ou mieux en fonte, celle-ci s’at-taquant moins par les eaux que la tôle, d’un grand dia-mètre (celui que l’on veut donner au puits), que l’onenfonce successivement à coups de mouton, en les réu-nissant à mesure, jusqu’à ce qu’on ait atteint le terrainsolide. On drague ensuite le sable contenu dans letube soit à l’aide de cylindres à soupapes (voyez son-dages), soit do toute autre manière ; reste encore àépuiser l’eau et à pénétrer dans le terrain solide à uneprofondeur telle qu’on puisse y asseoir le tube en tôlepar un pilotage (voyez mines), qui no laisse filtrerqu’une quantité d'eau insignifiante. On emploie à ceteffet l’appareil ci-dessus, qui se compose :

■1“ D’une machine à vapeur A qui met en mouvementdeux pompes P, P’, qui refoulent l’air dans le tuyau N ;les pistons sont munis ainsi que le fonds des corps depompe de soupapes s’ouvrant de haut en bas; on seprocure aisément des soupapes très convenables pourcomprimer l’air à plusieurs atmosphères, en leur don-nant une forme analogue aux âmes des soufflets domes-tiques.

2° D’un sas à air S, supporté par un cable C et fixédans le tube T par un presse-étoupe 1,1, ayant pour butde s’opposer à toute communication directe entre l’in-térieur du puits et l’atmosphère. Ce sas renferme : deuxsoupapes trous d’homme L, M, destinées à la manœu-vre du sas pour l’introduction des ouvriers et l’extrac-tion des déblais; deux robinets Q, R, destinés au memeusage ainsi qu’un manomètre et une soupape de sûretépour prévenir tout accident. Il est en outre traversépar deux tuyaux, dont l’un NX, est destiné à l’intro-duction de l’air comprimé dans le puits, et l’autre 00a faciliter la sortie de l’eau, lorsque par suite de la

compression de l’air, cette eau est forcée de sortir avec | combustion et le dégagement de la fumée,plus de vitesse que ne le permettent les ouvertures qui j I/assèchement du puits étant ainsi opéré, on s’en-peuvent exister au bas du puits au contact imparfait du ! fonce dans le terrain solide jusqu’à ce qu’on rencontretube'T avec le terrain solide. I une couche imperméable dans laquelle on picote (voyez

Dès que la machine à vapeur sera en activité, les mines) parles procédés ordinaires, deux ou plusieurspompes foulantes injecteront au-dessous du sas à air, j trousses porteuses sur lesquelles on monte un cuvelagede l’air qui s’y comprimera, et si le puits est rempli qui se relie au tube en tôle ou en fonte.

trouvera remplacée par de l’air comprimé, et si la ma-nœuvre continue ce puits se trouvera constammentà sec.

Quant à l’introduction des ouvriers dans le puits,elle se fait au moyen du sas à air S. Supposons pourun instant la soupape M fermée et l’air comprimé dansle puits à la pression do deux ou trois atmosphères, cequi correspond à une hauteur d’eau de 20 à 30 mètres.La soupape L étant ouverte, les ouvriers pourront des-cendre dans le sas à air, puis fermer au-dessus de leurtète cette soupape et ouvrir en même temps le robinetinférieur Q, pour se mettre en communication avccl’aircomprimé du puits ; à l’instant même la soupape L setrouvera collée contre ses parois, et dès que l’équilibrese sera établi entre la tension de l’air dans le puits etdans le sas à air, la soupape inférieure M s’ouvrirad’elle-même par son propre poids, et les ouvriers pour-ront s’introduire dans le puits. Pour en sortir, il suffirade faire une manœuvre pareille en sens inverse, c’est-à-dire de fermer la soupape M et d’ouvrir le robinet su-périeur R pour se mettre de suite eu communicationavec l’atmosphère. La tension de l’air diminuant alorsau-dessous de la soupape L, celle-ci s’ouvrira d’elle-même, et les ouvriers pourront sortir et faire enleverleurs déblais.

Lorsqu’on passe de l’air libre dans l’air comprimé,on ressent dans les oreilles une douleur plus ou moinsforte de peu de durée, ut le meilleur moyen de la fairedisparaître est d’opérer un mouvement de déglutitionen avalant sa salive. Cette espèce d’engourdissementest d’autant moins sensible que l’appareil est plus grandet que l’on met plus de temps à passer de l’air libre dansl’air comprimé et réciproquement, temps qu’il est fa-cile de faire varier à volonté en tournant plus ou moinsles robinets Q, R.

Un autre phénomène produit par l’air comprimé, estune accélération sensible de la combustion avec l’in-tensité de la compression, au point que sous une pres-sion de trois atmosphères cette accélération devienttelle, qu’on doit remplacer les chandelles à mèches decoton qui brûlent avec une telle rapidité qu’elles du-rent à peine un quart d’heure en répandant on outieune fumée intolérable, par des chandelles à mèches riefil, ce qui diminue très notablement la vitesse de