ALAMBIC.
ALAMBIC.
long des plaques convexes ii et sortent par un tuyauplacé au sommet.
Cette partie de l’appareil ne diffère de la premièrequ'en ce qu’au lieu de plaques renversées ce sont desvases convexes creux dans lesquels circule l’eau quiarrive par le robinet /;, ce qui contribue beaucoup àfaciliter la condensation des parties aqueuses de la va-peur redescendant dans l’alambic pendant que les ma-tières alcooliques arrivent au récipient dans un grandétat de pureté.
Quand l’eau employée au refroidissement a parcourutoutes les boîtes et tous les vases, elle sort par le tuyaum et se rend dans le réservoir «, appelé bassin dechauffe, dans lequel on met le vin avant de l’intro-duire.dans l’alambic. Le tuyau m est enroulé plusieursfois sur lui-même au fond du vase n et vient enfin dé-boucher dans l’atlimosphère o.
L’inventeur propose de remplacer le tuyau recourbén par un double fond métallique (tig. 74) très mince,dans lequel l’eau chaude arrivant par le tuyau m circu-lerait et éleverait de même la température du liquidecontenu dans le bassin de chauffe.
Le col h (fig. 73) part du sommet de l’alambic,passe à travers le bain n auquel il laisse une partie desa chaleur, et conduit de làl’alcool au serpentin; celui-ci s’y condense et se rend parle tube en siphon dans le ré-cipient qui est au-dessous. Lesvapeurs alcooliques qui s’élè-vent du bassin de chauffe pen-dant l’opération s’échappentpar le col et se rendent dans un second serpentin placéà côté du premier où elles se condensent. On peut, sil’on veut, les renvoyer à l’alambic, ainsi que le montrela fig. li.
M. Æneas Coffey a pris au mois d’août’1830 un bre-vet pour un alambic qui depuis cette époque fonctionnedans plusieurs distilleries anglaises. Cet appareil ap-porte une grande économie dans le combustible, la maind’œuvre et le temps, mais on dit qu’il faut le conduireavec un très grand soin pour en obtenir des esprits bienpurifiés; ce n’est du reste, comme on va le voir, qu’unesorte de copie de l’appareil de M. Cellier-Blumenthal,moins parfaite que l’original.
La fig. 75 donne une coupe des parties principales del’appareil. Un petit alambic ou générateur de vapeurd’eau qui n’est pas figuré se termine par un col quivient déboucher dans la chambre a, et est percé dans lapartie qui y pénètre, d’un grand nombre de petits trousdestinés à produire une véritable diffusion de la vapeur.
Au-dessus de la chambre a existe un canal verticalb 6 divisé en compartiments à l’aide de plaques métalli-ques minces ee, ordinairement en tôle de cuivre. Ces pla-ques sont disposées de telle sorte que le liquide qui tombesur la plus haute, les parcoure successivement, et viennetomber par le tuyau f dans la chambre a. Ces plaquesportent plusieurs petites soupapes ouvrant de bas enhaut pour le passage de la vapeur, et sont en ou-tre percées d’un certain nombre de trous ; mais ceux-cine doivent être ni assez larges ni assez nombreux pourque toute la vapeur puisse les traverser sans souleverles soupapes. Au sortir du canal bb, les vapeurs alcoo-liques passent, par le tuyau c, dans la chambre <f, et delà, par le tuyau /i, dans un serpentin ou réfrigérant or-dinaire, pour y être condensées. Les eaux mères de ladistillation encore presque bouillantes passent de lachambre a, par un tuyau muni d’un robinet, dans lebassin ï. Le vin ou la liqueur fermentée à distiller placédans la cuve j s’écoule par le tube kg, en vertu de la pres-sion hydrostatique à laquelle il est soumis, en acquérantdans ce trajetune température assez élevée, et vienttomber sur la plaque supérieure c. Il faut que le vin
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circule dans le tube k avec une rapidité telle, qu’il nepuisse s’y former aucun dépôt, et qu’il n’y atteigne pa*une température assez élevée pour y entrer en ébulli-tion. Au sortir du tuyau g g, le vin presque bouillantdescend le long des plaques ee...; pendant ce trajet, ilse trouve constamment en contact avec les vapeurs quis’élèvent en traversant les trous et les soupapes, leurcède l’alcool qu’il renferme à mesure qu’il descend, et enest complètement privé lorsqu’il a atteint la septièmeou la huitième plaque ; il faut néanmoins, pour plu?de sûreté, employer un plus grand nombre de plaques.Un tuyau vertical qui plonge par sa partie inférieuredans la chambre a, communique à son autre extrémitéavec un serpentin plongé dans un vase rempli d’eaufroide ; une partie des vapeurs qui remplissent la cham-bre a montent dans le serpentin, s’y condensent pres-qu’en totalité et retombent en a ; ce qui ne se condensepas s’échappe par le haut du serpentin, à l’orifice du-quel se trouve placée une petite lampe. Lorsque le vinqui arrive en a ne s’est pas entièrement dépouillé, dansson parcours le long des plaques ee, de tout l’alcoolqu’il renfermait, celui-ci s’élève dans le petit serpentindont nous venons de parler et s’enflamme à la lampe;c’est un signal qui avertit le distillateur, qu’il faut, ou
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diminuer la quantité de vin qui s’écoule par le tuyaukg, ou augmenter la quantité de vapeur d’eau injectéedans la chambre a.
Nous terminerons cet article par la description del’appareil peu coûteux employé à Berlin pour rectifierl’alcool : a (fig. 7fi) est le cendrier; b le foyer; laflamme au sortir du foyer circule dans les carneauxce autour de la cucurbite d ; le chapiteau e est en étainet garni d’un rebord en cuivre qui s’adapte avec desboulons à l’ouverture de la cucurbite d; ff col du ch apiteau ; g réfrigérant ovale en cuivre ; l’eau arrive froideau fond du réfrigérant par le tuyau / et s’échappe, aprèss’être échauffée, par le robinet k situé près de la surface;h tube jaugeuren verre ; i robinet servant à vider le vaseIl y a dans le réfrigérant deux cylindres en étain con-centriques : le cylindre extérieur m m qui repose sur troispieds et se termine à la partie inférieure par un robinetde décharge n, et le cylindre intérieur o o, ouvert parle haut, qui reçoit de l’eau froide par le tube p et lalaisse corner par le petit tuyau q , dans le réfrigérant,lorsqu’elle est chaude. Les vapeurs venues du chapi-