■.chu sont condensées dans l’espace étroit qui est entrees deux cylindres et sortent par n à l’état liquide. Le•éfrigérant est de fonne'ovale afin de pouvoir contenir
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deux condenseurs dans sa longueur. La fig. 7G n’enreprésente qu’un seul. Voyez distillation.
ALBATRE . Pierre ordinairement blanchâtre ou jau-nâtre, qui se laisse facilement rayer au couteau. Il y a•ieux espèces d'albâtres : Yalbâlre gypseuæ, qui est pu-rement un sulfate de chaux hydraté ou pierre à plâtresaccharoïde et translucide; et Yalbâlre calcaire qui est uncarbonate de chaux. L 'albâtre oriental , présentant lesmemes caractères intérieurs que le précédent, est tou-jours calcaire ; c’est le plus estimé de tous à cause deses couleurs vives et agréablement variées, offrant unesérie de zones alternatives, jaune de miel, jaune brun ,rouges, etc. Il est, en outre, susceptible do prendre lepoli du marbre.
La finesse du grain de l’albâtre , l’uniformité de satexture, l’éclat du poli, et sa demi-transparence sontautant de qualités qui le rendent précieux pour unsculpteur ou un fabricant d’objets d’ornement.
On trouve fréquemment l’albâtre calcaire sousforme d’un dépôt blanc jaunâtre dans certaines sourcesminérales. Aux bains de San Felippo en Toscane , l’eauthermale, presque bouillante, coule sur une énormemasse de stalactites qu’elle a formée, et tient en disso-lution du carbonate de chaux, probablement à l’étatde bicarbonate qui se décompose au contact de l’atmo-sphère et se dépose à l’état de carbonate neutre. On atiré parti de cette propriété pour obtenir des bas-reliefsd’une grande dureté , en plaçant des moules de soufretrès inclinés, et presque verticaux dans des cuvesde bois ouvertes par le fond. L’ouverture supérieure deces cuves est surmontée d’une grande croix de bois onfait d’abord déposer à l’eau de la source, dans un réser-voir extérieur, son sédiment le plus grossier, puis on lafait couler sur cette croix de bois, où elle se distribue enpetits filets, qui en tombant dans les creux du soufre,y déposent un précipité d’un grain d’autant plus fin quele moule est plus i*approché de la position verticale. Ilfaut de un à quatre mois pour cette opération selon l’é-paisseur que l’on veut donner à l’incrustation. C’est pardes procédés semblables que les artistes sont parvenusà mouler en relief des vases, des figures d’animaux et'd’autres objets de différentes formes qui ne demandentplus que d'être un peu retouchés et ensuite polis.
L’albâtre commun est un sulfate de chaux analogueà la pierre à plâtre. Il y a cependant quelques variétésqui font effervescence avec les acides, et qui, par con-séquent, contiennent du carbonate de chaux. Cet albâ-tre se rencontre avec diverses couleurs et différentsdegrés de dureté ; mais il est toujours plus tendre que lemarbre; il forme ordinairement les couches inferieuresdes carrières de gypse. Les sculpteurs préfèrent les plusdurs, les plus blancs, et ceux qui sont d'une texturegranulaire, comme le marbre de Carrare, auouel ils res-
semblent parfois tellement, qu’on ne peut les en distin-guer que par la dureté.
On travaille l’albâtre avec les memes outils que lemarbre ; plus il est tendre, plus il est facile àtailler, mais aussi plus il est difficile à polirà cause de son peu de solidité. Lorsqu’on luia donné la forme voulue, on l’adoucit en lepassant à la pierre ponce, puis on le politavec une espèce de bouillie faite avec de lacraie, du savon et du lait ; on lui donne en-suite le dernier fini en le frottant avec de laflanelle. Il est susceptible d’acquérir une teintejaunâtre.
Indépendamment des variétés plus duresqui sont employées pour sculpter des figuresde grande dimension, il y a un albâtre plustendre d’un blanc pur et demi-transparentdont on fait de petits objets d’ornement, telsque des boîtes, des vases, des lampes, des sup-ports, etc. Cette branche d’industrie est trèsexploitée à Florence, à Livourne, à Milan , etc., et y oc-cupe un grand nombre de tours. De tous les albâtres, ce-lui de Florence mérite la préférence pour sa beauté etson uniformité qui le rendent apte à être taillé en figu-res de très grandes dimensions. Il existe, dans ce but,de grands ateliers où on le scie , avec des scies d’acier,en blocs et en masses de différentes formes. Il y ad’autres espèces de gypse, tels que ceux de Salzbourg ,et d’Autriche , qui renferment des veines de sable, etdes nodules durs, ce qui oblige à extraire les blocs dela carrière par des opérations de clivage et par l’em-ploi delà poudre à canon, qui les mettent dans le cas dese fendre , et les rendent impropres à être façonnés enobjets délicats de sculpture. Ce genre d’albâtre est, enoutre, d’une nuance grise, et souvent taché do noir.I.’albâtrc le plus propre à la fabrication des objets d’or-nement est déjà assez blanc quand on le détache de lacarrière, et il devient plus blanc encore à sa surfaceen se séchant. Il se taille aisément au couteau ou auciseau, et on lui donne facilement toutes les formes vou-lues avec des outils d’acier appropriés à cet usage. On letravaille, soit à la main, soit au tour ; les outils du tourne doivent pas être trop minces ni trop tranchants ;ceux qui servent à travailler l’ivoire et le cuivre jauneconviennent tout à fait à l’albâtre, on les emploie prin-cipalement à raser et à gratter la surface. Les statuetteset objets analogues, se travaillent à la râpe et auciseau.
Pour bien polir des ouvrages de ce genre il faut avoirrecours à un procédé particulier. La pierre ponce ré-duite en poudre en adoucit très bien la surface, maiselle altère la blancheur de l’albâtre. La prêle sècheféquisetumj, si employée par les tourneurs, convientbeaucoup mieux pour faire disparaître les inégalités;en frottant avec cette plante et de l’eau on polit lesaspérités que le ciseau a laissées ; ensuite on faitdisparaître les petites stries que laisse la prêle elle-même, on frottant la pièce avec de la chaux éteinte,réduite en poudre fine et passée au tamis, dont onforme une pâte où une espèce de mastic avec de l’eau.Le poli et le lustre satine de la surface s’obtiennent enfrottant avec de l’eau de savon et de la chaux, et finale-ment avec du talc ou de la craie de France réduite enpoudre et décantée (blanc d'Espagne ) ; quand les arti-cles sont composés de plusieurs pièces, on joint celles-ci avec un ciment composé de chaux vive et de blancd’œuf, ou avec du plâtre de Paris bien calciné et bientamisé, gâché avec la plus petite quantité d’eau pos-sible.
Les objets d’albâtre sont susceptibles de jaunir avecle temps ; ils sont spécialement gâtés par la fumée, lapoussière, etc. On peut alors les restaurer jusqu’à uncertain point en les lavant a\ec du savon et de Veau ,