Band 
A-F.
JPEG-Download
 

ALBUMINE.

ALCALIMETRE.

pui» avec de l’eau pure seulement, et en les polissantde nouveau avec de la prêle. Les taches de graisse peu-vent s’enlever soit en les frottant avec du talc en pou-dre, soit avec de l’essence de térébenthine.

On peut graver à la surface de l’albâtre en recouvrantles parties qui ne doivent pas être touchées, avec unedissolution de cire dans de l’essence de térébenthineépaissie avec du blanc de céruse (carbonate de plomb),puis, plongeant dans l’eau pure les objets ainsi prépa-rés , on les y laisse de 20 à 50 heures, plus ou moins,selon la profondeur que l’on veut donner à la gravure.Après les avoir retirés on enlève la couche de vernisavec de l’essence de térébenthine; les endroits qui ontété en contact avec l’eau ont perdu leur poli, on lesfrotte alors avec une brosse et du plâtre réduit en pou-dre fine, lequel leur donne une espèce d’opacité quifait contraste avec le reste de la surface polie.

On peut colorer l’albâtre de la même manière queles maibres, soit avec des dissolutions métalliques, soitavec des teintures alcooliques de plantes colorantes,soit enfin avec des huiles colorées.

On peut durcir, dit-on, l’albâtre gypseux en l’expo-sant à la température d’un four de boulanger pendantun intervalle de 10 à 20 heures, au sortir de la carrière,et après l’avoir dégrossi sous la forme qu’on a l’in-tention de lui donner. Au sortir du four on le fait trem-per pendant deux minutes dans l’eau courante; lorsqu’ilest refroidi, il faut l’y faire tremper une seconde fois, etpendant le même temps : après avoir été exposé à l’airpendant plusieurs jours, l’albâtre ainsi traité acquiertune dureté qui approche de celle du marbre. Cela peutavoir lieu surtout lorsque l’albâtre est très impur, et ceserait un phénomène bien connu qui se nijipoi'tü il hl qua-lité des plâtres de diverses localités ; ainsi le gypse très purne produit qu’un plâtre qui offre peu de consistance, tan-dis que le gypse de Montmartre qui contient une quantitétrès notable de carbonate de chaux donne, par la cuis-son, un plâtre qui gâché avec un peu d’eau prend rapi-dement consistance et acquiert une dureté et une rési-stance beaucoup plus grandes que celles qu’il possédaitauparavant. (Voyez platiœ).

ALBUMINE. L’albumine est une substance qui faitpartie d’un grand nombre de liquides animaux. Elle en-tre en forte proportion dans le sang. A l’exception d’unpeu d’eau et de quelques sels en très petite quantité,elle, constitue le blanc d’œuf, d’où elle a tiré son nom.

Elle se coagule avec facilité par l'action de la chaleur,et aussi par la présence de l’alcool, du tannin; elle perdalors sa transparence pour devenir d’un blanc opaque.

En se coagulant l'albumine fait l’effet d’un réseau quimasse toutes les substances solides répandues dans leliquide. C’est ainsi qu’elle opère dans la clarificationdes vins, ou elle se trouve coagulée par l’action du tan-nin et de l’alcool. Il suffit après l’avoir étendue d’un peud’eau de l’introduire dans la pièce de vin, que l’on fouetteet soutire ensuite.

Le sang est employé dans le même but dans lesraffineries de sucre, mais c’est par la chaleur dubain que l’albumine est coagulée, le liquide ne doit pasêtre trop agité au moment de l’ébullition afin que le ré-seau albumineux ne soit pas brisé.

ALCALIMETRE. Instrument servant à apprécier lavaleur des alcalis et particulièrement de la potasse et dela soude. La valeur des alcalis s’exprime ordinairementen centièmes d’acide nécessaire pour la suturation (al-oalimètre de Decroizilles) ou en centièmes d’alcali purou réel (alealimètre de Gay-Lussac). Les premiers senomment dajrés alcalimëtrtques ou simplement d<yrés }elles seconds représentent le titre pondéral. Nous dé-crirons seulement le procédé de M. Gay-Lussac qui estle plus généralement suivi, en faisant remarquer qu’onpeut déuuii e les degrés alcalimétriqU' S des pouls pondé-raux donnés par l’expérience eu divisant les nombres

obtenus, pour la potasse par 0.91)14 et pour la soudpar 0,637. Le titre pondéral d’un alcali étant le nombrede kilogrammes d’alcali réel qu’il renferme au quintal,il faut pour le déterminer, prendre d’une part, une cer-taine quantité d’acide qu’on divise en 100 parties, et del’autre une quantité d’alcali telle que si elle était pure,elle saturât exactement les 100 parties d’acide : le nombre de parties d’acide employées pour la saturation d’unalcali impur en exprimera le titre pondéral. 5 grammesd’acide sulfurique concentré à 66" Baume saturant exac-tement 4 e ,807 dépotasse pure, la prise d’essai est de4*,807 de la potasse à essayer. Si c’était de la soude lepoids de la prise d’essai serait de 3 Ç ,202.

L’acide sulfurique «à 66" a une densité de 1,8427 àlo u C.; 100s do ce t acide doivent donc occuper â cettetempérature un volume de 54 cc ,268 ; on pourra en con-séquence au besoin se procurer très exactement, sansbalance ce poids d’acide, â l’aide d’un tube en verre gra-dué. Cela fait on prend un ballonen verre (iïg. 77) de la capacitéd’un litre, on y introduit 400 à500 grammes d’eau. puis on yverse peu à peu les 100 grammesd’acide concentré, en imprimantau vase un mouvement rapide etcontinuel de rotation ; on rince àplusieurs reprises le flacon danslequel l’acide était contenu, onréunit les eaux de lavage à laliqueur, on laisse refroidir, etl’on complète ensuite le litre avecde l’eau; on agite de nouveau et la préparation de l’a-

cide normal est terminée.

La mesure de l’acidc normal sc fait aisément â Laided’une burette B à tube latéral (fig- 78). Cette buretteest graduée avec soin et divisée en demicentimètres cubes de sorte que 100 divi-sions ou degrés représentent 5 grammesd’acide sulfurique concontré : après l’avoirremplie d’acide titré, un peu plus liant que £ } k Bla division o, on incline légèrement la bu-rette , et on en fait sortir l’excédant goutteà goutte par le bec b, qui doit être enduitd’une très légère couche de cire. Commetoutes les gouttes que l’on fait tomber oc-cupent sensiblement le même volume, onsubdivise avec facilité chaque division enautant de parties qu’elle contient de cesgouttes. En quelques minutes, on acquiertavec cet instrument une dextérité telle quel’on répond facilement d’une seule goutte.

Si l’on pesait directement 4%807 de lapotasse à essayer, on serait sujet â quel-ques er-reurs, sur

tout si l’on n’avait pas âsurimposition de balancetrès sensible. Pour leséviter, on en prend dixfois plus, c’est-à-dire48-,07 qu’on forme dedivers échantillons prisçà et là dans toute lamasse d’alcali à essayeret qu'on dissout dans doPeau en faisant en sorteque le volume de la li-queur soit exactement^ _ ||' d’un demi-litre; à cet

effet on se sert de l’é-prouvette (figure 79).Alors, au moyen de la79. U. pipette (figure 80) de

m