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ALCALIMLTKE

ALCOOL.

.'>() centim. cubes, on en prend la dixième partie quel’on introduit dans le verre (fig. 81) où la saturationdoit avoir lieu, puis on lave la pipetteavec un peu d’eau pure (pic l’on verseégalement dans le verre.

Le réactif que l’on emploie pourreconnaître le point de saturation estle papier bleu de tournesol : on prenddu papier bien collé, coupé en bandesétroites que l’on colore au pinceau,d’un côté seulement, avec une tein-ture aqueuse de tournesol qui se pré-pare en dissolvant dans l’eau letournesol en pains du commerce. L’acide normal, lapotasse et le réactif coloré étant ainsi préparés onprocède à la saturation. A cet effet, on verse dans leverre (fig. 81), contenant déjà i-,8()7 de la potasse àessayer en dissolution, une quantité de teinture de tour-nesol sulîisunte pour lui donner une couleur bleue pro-noncée. On remplit, d’autre part, la burette li d’acidetitré jusqu’au 0, et la tenant d'une main, puis le verre del’autre, on verse peu à peu l’acide, dans la dissolutionalcaline, en ayant soin d’imprimer au verre un mouve-ment continuel. Aussitôt qu’on a versé plus de la moi-tié de l’acide nécessaire à la saturation, la couleur bleue,qui ne changeait pas d’abord, commence à virer aurouge vineux. Dès que l'acide ne produit plus en tombantdans la liqueur qu’une faible effervescence, on ne leverse plus que par deux gouttes à la fois ; et l'on a soinaprès chaque addition, de faire un trait sur un papierbleu de tournesol soit avec une baguette de verre soitavec un bout d’allumette. Aussitôt que le point de sa-turation est dépassé, la liqueur prend une couleur pr-iu rt d'ognon, et le trait fait sur le papier bleu est rougeet persistant. Pour mieux saisir le point de saturationon continue à faire une ou deux additions d’acide dedeux gouttes chacune (représentant par exemple unquart de centième) : on lit sur la burette le nombre decentièmes d’acide titré employés pour la saturation., etde ce nombre on retranche autant de quarts de centiè-me que l’on a de traits rouges persistants, plus un. Lenombre restant sera le titre de la potasse.

Il est bon de recommencer une seconde fois l’essai ;ce qui n’exige que fort peu de temps, parce que les dis-solutions sont déjà préparées, et que l’on peut verserde suite, à un ou deux centièmes près, la quantité d’a-cide nécessaire à la saturation. Ce procédé donne facile-ment, à quatre ou cinq millièmes près, le titre réel d’unalcali. Quand l’alcali que l’on doit essayer contient dessulfures et des sulfites, ce qu’on reconnaît à ce que l’a-cide sulfurique en dégage des gaz hydrogène sulfuré etsulfureux, on doit avant de procéder à la saturation,les convertir en sulfates; à cet effet on calcine l’alcalijusqu’au rouge avec une petite quantité (un dixième en-viron) de chlorate de potasse, et l’on opère ensuitecomme il a été dit ci-dessus. Sans cette précaution, lessulfures et les sulfites neutraliseraient une certainequantité d’acide, et l’on commettrait une erreur quipourrait être très notable. Le chlorate de potasse ajoutése transforme par la calcination en chlorure de potas-sium, sel tout à fait neutre, de sorte qu’il n'y a pas lieuà en tenir compte.

ALCALIS. On distingue sous ce nom, les alcalis pro-prements dits, potasse et soude; l’alcali volatil, ammo-niaque; et les alcalis terreux, chaux, baryte et stron-tiane. Les premiers sont extrêmement solubles dansl’eau et l’alcool, verdissent la teinture du chou rougeet le sirop de violette, ramènent au bleu la teinturede tournesol rougie par les acides, font passer au brunla couleur du curcuma ainsi que celle de plusieurs au-tres teintures jaunes ; et sont enfin des bases salifiablestrès énergiques. Les alcalis terreux présentent égale-ment les memes propriétés mais beaucoup moins pro-

noncées , et donnent des carbonates insolubles sansaction sur les réactifs ci-dessus, tandis que les carbo-nates de potasse, de soude et d’ammoniaque sont trèssolubles et ont une forte réaction alcnjim; mu* les tein-tures végétales. Tous les alcalis jouissent de la propriétéde former des savons avec les huiles et les corps gras,ceux de potasse, de soude et d'ammoniaque sont seul»solubles et on n’emploie que les deux premiers. Nousverrons cependant le savon insoluble de chaux préparécomme produit intermédiaire dans la fabrication desbougies stéariques.

ALCOOL. Liqueur enivrante bien connue que l’onobtient parla distillation de divers sucs \égétuux etd’infusions d’une nature sucrée, qui ont éprouvé la fer-mentation vineuse. L’alcool ordinaire contient la moitiéenviron de son poids d’eau. On peut le concentrer jus-qu’à ce que sa densité se réduise à 0,825 par simplerectification au bain-marie. Mais pour l’obtenir anhydre,il faut le distiller sur du carbonate de potasse sec oumieux du chlorure de calcium ; on obtient alors un li-quide incolore, brûlant sans fumée, avec une légèreflamme bleuâtre, d’une odeur agréable et d’une saveurforte et brûlante; sa densité n’est plus que de 0,7917 àlu température de 18“ centigrades ; à la densité de 0,825il contient encore 1 I p. 100 d’eau, et dans cet état estaussi volatil que l’alcool absolu. Selon Fuchs, le pointd’ébullition de l’alcool absolu est plus élevé que celuide l’alcool qui contient 2 ou 3 p. 100 d’eau; d’où ilrésulte que, dans bidistillation de l’alcool à 94 cen-tièmes , les premières portions qui se vaporisent sontplus aqueuses que les suivantes. L’alcool absolu bout à7o“,8 centigrades d’après le docteur Urc. Mais quand ilcontient plus de (i p. 100 d’eau, les premières portionsqui se distillent sont les plus riches en alcool, et le pointd’ébullition s’élève à mesure que la distillation avance,comme on peut le voir flans le tableau que nous avonsinséré à l’article alambic.

U résulte de ce fait que l’on peut obtenir, d’un seulcoup, un esprit aussi privé d’eau que possible par lasimple distillation ; à cet effet, on place au-dessus duchapiteau un bain d’eau à travers lequel on fait passerun tuyau en spirale venant de l’alambic, qu’on fait en-suite descendre obliquement dans le réfrigérant. Si onmaintient ce bain à une température constante, ce quis’exécute comme nous l’avons dit à l'article alambic,il ne passera en vapeur que la quantité d’alcool corres-pondante à cette température; tout le reste sera con-densé et retombera dans l’alambic. Si on maintient, parexemple, la température de l’eau à 79“ centigrades, lavapeur spiritueuse qui passera contiendra, d’après latable que nous venons de citer, 90 p. 100 d’alcoolabsolu. L’application de ce principe constitue l’amé-lioration la plus importante qui ait été introduitedans les distilleries modernes. Voy. distillation etALAMBIC.

Socmmering a découvert une autre méthode pour con-centrer l’alcool ; elle est fondée sur la propriété qu’ontles vessies de bœuf de laisser transsuder l’eau en dehors,où elle s’évapore, et de ne pas permettre à l’alcool dopasser à travers leurs pores, si ce n’est en très petitequantité. De là il résulte que, si on remplit d'esprit-de-vin une vessie de bœuf, qu'on en lie soigneusementl’ouverture et qu’on la tienne suspendue dans un en-droit cliaud, l’eau s’évaporera continuellement, et l’al-cool deviendra presque anhydre ; car on peut obtenirpar ce moyen de l’alcool à 97 ou 98 centièmes.

D’après Soemmering, on doit choisir pour cela unevessie de bœuf ou de veau, la faire tremper pendantquelque temps dans l’eau, lu gonfler, la débarrasser desa partie graisseuse et de tous les filaments vasculairesqui y sont adhérents et en faire autant à la surface inté-rieure en retournant la vessie de dedans en dehors.Après l'avoir gonflée de nouveau et fait sécher, on passo