lange plus intime et s'opposent quelquefois très avanta-geusement aux effets de séparation qui tendent à seproduire dans la masse; et par une combinaison plusintime en augmentent lu densité et l’homogénéité.
Passons en revue les métaux, dans l’ordre inverse decelui dans lequel nous avons décrit les alliages, nousindiquerons les quelques cas dans lesquels l’industrieles emploie, eux ou leurs alliages binaires, dans les al-liages composés.
1 ° meta L liquide. — Mercure. Le mercure, dontles composés sont toujours sans consistance, ne s’em-ploie que pour rendre quelques alliages fusibles à unetrès basse température. Il suffit pour cela, dans la plu-part des cas, de l'introduire dans l’alliage eu très petitequantité.
métaux mous. — Etain . L’étain est employé pouraugmenter la fusibilité et la ténacité de quelques alliages.
Le métal des caractères d’imprimerie, composé de75 p. de plomb et25 d’antimoine, est amélioré par l’ad-dition de 8 à 10 p. d’étain ; il acquiert plus de ténacitéet le grain en devient plus fin ; lorsqu’on dépasse cetteproportion, l’alliage devient cristallin et cassant.
L’alliage de bismuth et de plomb est extrêmement fu-sible, celui à parties égales des deux métaux fond vers155°. L’addition de l’étain en augmente encore la fusi-bilité; tellement que l’alliage composé de 8 p. plomb,5 bismuth, 3 étain, fond à 94 u . En variant les propor-tions des trois métaux, on obtient des alliages fusiblesdo 94 à 300% qui sont employés à divers usages, no-tamment à confectionner les plaques fusibles qui s’adap-tent aux chaudières à vapeur.
2° Plomb. Le plomb sert à donner do la sécheresse,empêche le composé de rester fibreux.
Ainsi le laiton le plus estimé par les tourneurs, con-tient 2 ou 3 centièmes de plomb. 11 n’a plus le défautde graisser la lime, d’empâter l’outil. Il peut alors sescier, se perforer avec netteté et précision. Ce laitondont la malléabilité est diminuée ne vaudrait rien pourle travail au marteau.
Zinc. Le zinc en petite quantité peut durcir beaucouples alliages dans lesquels on le fait entrer. Mais le plussouvent au lieu de l’employer directement, on emploieavec avantage le laiton, combinaison intime du zinc.Nous, avons déjà dit le rôle important que nous pen-sions qu’il jouait dans le bronze des frères Keîler. Dansla plupart des bronzes du commerce il entre des alliagesde ce genre, et c’est de la proportion exacte du bronzeproprement dit, du laiton et quelquefois du plomb, ainsique de l’ordre de la combinaison, que résultent les qua-lités que recherchent les arts.
Ainsi une analyse de M. Berthier, faite d’un fil deJemmapes première qualité, a donné : cuivre 0,641,zinc 0,336, plomb 0,020, étain 0,003 — 1,000.
métaux ductiles. — \ ° Argent . N’est pas employécomme accessoire d’autres alliages à cause de sa valeur.
2° Cuivre. Le cuivre à cause de la fusibilité de sonalliage avec l’étain, et de la ténacité du composé, estsouvent employé pour accroître la ténacité des alliages.Ainsi depuis quelques années, les fondeurs en caractè-res emploient avec succès, d’après nos indications, unalliage formé de 9 p. alliage de plomb et d’antimoineet I partie bronze formé de 9 p. étain et 1 cuivre. Larésistance des caractères en est de beaucoup augmentée.— On a employé une recette analogue pour fabriquerdes couverts en métal d’Alger de bonne qualité. *
M. Pelouze , membre de l’Institut, essayeur à la Mon-naie, a proposé de remplacer le maillechort par l’alliagede cuivre et nickel, en supprimant le zinc, qui parson oxydation pendant la préparation, la rend plus dif-ficile et moins certaine. Il a reconnu que parties égalesde nickel et de cuivre donnent un métal, très dur et trèsmalléable: d’un beau blanc et qui reçoit le plus beaupoli. Avec 2 parties de cuivre et I de nickel on a encore
un métal qui jouit de précieuses qualités; il tire surle rouge et se rapproche davantage de la nature ducuivre.
3° Or. Même observation que pour l’argent.
4° Fer ; D’une combinaison souvent difficile. Produitun effet analogue à celui du cuivre, en donnant plusde ténacité. On a pris récemment des brevets pourdes alliages de fer, nickel et cuivre, très malléables etimitant l’or. Le maillechort est beaucoup amélioré parl’introduction du fer.
métaux cassants. — 1° Bismuth . Sert à accroîtrela fusibilité des alliages, et quelquefois à augmenterleur éclat et leur dureté.
2" yln/imome. — 3 U Arsenic. Servent à donner delàdureté et à rendre cassants les alliages avec lesquels onles combine.
Soudures. — On réunit les pièces métalliques soitpar application mécanique, soit pour le fer, en utilisantl’admirable propriété dont il jouit de se ramollir à uneforte chaleur et de pouvoir alors sous l’action du mar-teau se réunir à la pièce qu’on applique sur lui, cequi ne peut avoir lieu qu’avec une déformation, soit parsoudure, c’est-à-dire par fusion de parties voisines dupoint de contact qui rétablit la continuité. On doit dis-tinguer deux espèces de soudures :
! u Soudures autogènes ; ce sont les soudures forméespar la fusion du métal lui-même sans introductiond’aucun métal étranger. Comme en général on ne sau-rait fondre un point métallique sans s’exposer au dan-ger de fondre la pièce métallique tout entière, ou aumoins de la déformer considérablement dans les partiesvoisines du contact, on ne peut espérer réussir dans lesapplications de ce genre que pour les métaux facile-ment fusibles et au moyen d’appareils développant unechaleur très intense, de telle sorte que la fusion soitplus rapide que la propagation delà chaleur.
La soudure de l'étain peut se faire ainsi au moyend’un fer chaud ; M. Desbassyns de Richemont est par-venu à l’exécuter aussi pour le plomb au moyen dudard d’un fort chalumeau, ce qui a été trouvé fortavantageux pour les soudures des plaques dont sontconstruites les chambres de plomb qui servent pour lafabrication de l’acide sulfurique. Dans ce cas, l’intro-duction d’un métal étranger lait naître des actions chi-miques extrêmement nuisibles.
2” Soudures résultant de l’introduction d’un autremétal ou alliage, au point de contact. Pour souderdeux pièces métalliques, on emploie un métal ou unalliage plus fusible que ces pièces, et ayant i’actiouchimique la plus forte possible sur celle-ci.
Plus on emploiera des corps dont le point de fusionsera voisin de celui des pièces métalliques à souder,meilleure sera en général la soudure, puisque les partiesen contact seront amenées bien près de l’état de fusion,plus aussi la soudure sera résistante et participera dela nature des pièces soudées a.ec lesquelles elle auraformé de véritables alliages. La partie soudée résisteraalors en général aux actions mécaniques presquautnntque les autres parties, ce sera une soudure ferme.
Ce genre de soudure, généralement composé d’un al-liage formé du métal à souder, combiné avec un autremétal qui le rend plus fusible, a nécessairement le dé-faut de forcer l’ouvrier à chauffer fortement les piècesà souder et de les détériorer par l’action du feu et quel-quefois de la soudure qui attaque les parties sur les-quelles elle coule lors de la fusion. Quand cette actiondoit être évitée et qu’on peut pour atteindre ce résultatsacrifier quelque chose de la solidité ; on emploie dessoudures molles, c’est-à-dire dont le plomb et l’étainfont en gênerai la base, qui sont beaucoup plus fusiblesque les métaux à réunir ; mais qui ne sauraient alors sup-porter, à beaucoup près, les mêmes actions mécaniquesque les pièces qu’elles sont destinées à réunir.