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ALLIAGES .

ALLIAGES .

A Timide soudure, on trouvera les détails de lupartie mécanique de l’opération, nous nous contenteronsde donner ici la composition de quelques soudures :

Soudure pour le platine, — or.

Soudure ferme pour l’or, —or, 18 parties, cuivre,

10 parties, — argejit, 10 parties.

Soudure ferme pour l’argent, — argent, GG parties,cuivre 23 parties, zinc, 10 parties.

Soudure pour fer, — cuivre rouge.

Pour les petites pièces on emploie une soudure plusfusible composée de cuivre G7, zinc, 33.

Quelquefois on emploie pour soudure molle l’étain,mais elle est sans solidité.

Soudure pour le plomb, — soudure des plombiers,plomb 2 parties, étain I p.

Soudure pour le fer-blanc,—plomb? parties, étain I p.

Soudure pour le cuivre, — étain pour les pièces quine doivent pas aller au feu. — Pour les autres im lai-ton très chargé de zinc.

Application d’un métal sur un autre. —L’étude des alliages ne saurait être complète, sans celledes applications d’un métal en couche mince sur unautre qui donnent lieu à nombre d’industries d’unegrande importance. Nous ne parlerons pas ici du tra-vail de deux métaux, tous deux d'une certaine épais-seur, soudés ensemble, à cause des détails que Tontrouvera à l’article plaqué. Nous dirons seulement quel’adhérence d’un métal sur un autre ne peut avoir lieuavec solidité qu’autant qu’il y a combinaison entre lesdeux .métaux juxtaposés, et no peut réussir qu’autantqu’ils peuvent s’allier ensemble ; dans le cas-contraire,

11 faut en général faire d’abord l'application d’un métalintermédiaire ayant affinité pour les deux métaux.

L’application d’un second métal en couche mince à lasurface d’un premier métal forme un composé ayanttoutes les propriétés intérieures du premier, c’est-à-dire dureté, ténacité, etc., et jouissant de toutes lespropriétés extérieures du second, savoir : Eclat, oxyda-tion difficile, etc., suivant les divers besoins auxquelsil s’agit de satisfaire. (Voir étamage, dorure.)

Ainsi, le bronze se moule avec facilité, est d’un prixmodéré, mais ne peut prendre qu’un faible éclat; doréou argenté, il offre toute l’apparence do Tor ou de l’ar-gent. Ainsi, les objets en fer ou en acier, c’est-à-diredurs, tranchants, mais oxydables à l’air, peuventdevenir inaltérables s’ils sont recouverts d’or ou d’argent.

Emploi de la chaleur. Si Ton plonge un métalbien décapé dans un métal fondu, pour lequel il ait del’affinité, il sc fera un alliage à la surface, et la pièce,retirée du bain et bien essuyée, sera recouverte d’unecouche du métal composant le bain.

On prépare de la sorte le fer-rlanc et le fer gal-vanisé au moyen de bains d’étain et de zinc, dans lebut de rendre la tôle de fer inoxydable. On étame dememe les vaisseaux de cuivre et de laiton employésdans l’économie domestique.

L’or et l’argent étant difficilement fusibles, et rem-ploi du procédé ci-dessus donnant toujours lieu à l’ap-plication de couches fort épaisses, on emploie pourdorer et argenter l’intermédiaire du mercure. Ouprépare, au moyen de ce métal, un amalgame pâ-teux qui, appliqué en couches minces sur la piècebien décapée, est chauffé dans un four. Le mer-cure, en se volatilisant, laisse déposer une couche trèsmince d’or ou d’argent qui adhère fortement à la piècemétallique, pour peu que Tor, l’argent ou le mercureaient d’affinité pour ce métal. C’est ainsi qu’on dore etqu’on argente le cuivre, le laiton et le bronze.

Le fer prend mal la dorure et l'argenture par ceprocédé, quand on n’a pas soin de faire d'abord déposerà sa surface une légère pellicule de cuivre, ce qui sefait en plongeant la pièce en 1er dans une dissolutionacide d’un sel de cuivre.

Application par voie humide. On peut quelque-fois faire déposer une couche infiniment mince d’unmétal à la surface d'un autre métal, par la réaction doliqueurs contenant le premier en dissolution. Ce procédéest en général très économique.

Dans la fabrication des épingles on étame le laitonpar le procédé suivant :

On place dans une bassine des couches successives d’épingles, d’étaîu en grenailles et de crème de tartre.On ajoute un peu d'eau et on fait bouillir pendant uneheure, après laquelle l'étamage est parfait.

La crème de tartre dissout l’étain avec dégagementd’hydrogène ; il se forme un tartrate double de protoxyded’étain et de potasse. Le zinc de la surface du laitondécompose ce sel, et l’étaiu se précipite à la surface.

M. Elkington est parvenu à exécuter par voie hu-mide une dorure très précieuse pour la fabrication de lafausse bijouterie, par l’économie que procure la sim-plicité du procédé et la minime épaisseur de la couched’or qu’il permet de déposer à la surface des objets.

L’or est dissous dans l’eau régale, ce qui le convertiten perchlorure d’or; on mêle celui-ci avec un grandexcès de bicarbonate de potasse (sel qui contient tou-jours quelques traces de matières organiques), et on faitbouillir pendant assez longtemps ce qui paraît convertirle sel en protochlorure. Les pièces de bronze, laiton oucuivre, bien décapées, sont plongées dans la liqueurbouillante, et la dorure s’applique immédiatement, tau-dis qu’une portion de cuivre sc dissout pour remplacerTor qui sc précipite. Voy. dorure.

Application au moyen de la pile galvaniqueUn nouvel art, basé sur l’emploi de la pile galvanique,est venu fournir une brillante et complète solution dola question de l’application d’un métal quelconque surun autre, et peut être considéré comme un admirableprogrès, surtout quand on pense à tous les dangers età toutes les maladies qu’entraîne, pour les doreurs,l’emploi du mercure.

Nous ne saurions mieux faire que d’emprunter nurapport de M. Dumas, qui a si brillamment inaugurécette nouvelle industrie, la description des procédésemployés. Disons seulement que l'expérience a paruprouver que la dorure obtenue par ce procédé n’étaitpas aussi continue que celle obtenue par le mercure, etqu’elle ne forme qu’une espèce de réseau extrêmementserré, de sorte qu’on doit y attacher moins d’importancepour les cas où il s’agit de préserver les corps d’actionschimiques que pour ceux où il s’agit de décorations,qui sont, au reste, les plus fréquents. On a pu appré-cier aux expositions de l’industrie, l’immense déve-loppement que eette industrie a pris entre les mains doM. Cristoffe et C‘ c , et s’assurer que le nouveau procédépouvait parfaitement répondre à tous les besoins de l’in-dustrie.

Dorure. M. de la I'ive, qui pnvvintlc premier à dorer,au moyen de la pile, après avoir dissous Tor, plongeaitles deux pôles d’une pile à courant constant dans la dis-solution obtenue, l’objet à dorer étant suspendu au polonégatif, où Tor vouait se déposer.

La dorure n’est solide qu'autant qu’on emploie cer-taines dissolutions. M. Elkington emploie une dissolu-tion farinée de 3 D,25 d’or converti en oxyde, o liecfog.de cyanure de potassium et 1 litres d’eau. M. de Kuolz,en étudiantbeaucoupde dissolutions différentes, montraqu’on devait préférer au cyanure, sel coûteux et diffi-cile à conserver, plusieurs dissolutions plus faciles àobtenir, et surtout le sulfure d’or dissous dans le sul-fure de potassium neutre. Le- chlorure double d’or et desodium dissous dans la soude, et le chlorure doublod'or et de potassium dissous dans le cyanure de potas-sium, réussissent également bien.

Mais laissons parler le savant M. Dumas, dont lerapport a été reçu à son apparition comme un des