ALLIAGE?.
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t;:io, trop peu nombreux jusqu’ici pour la productionpossible de ce métal, vont s’étendre sans limites et luiouvrir des débouchés certains.
« L’extensibilité extraordinaire de l’or est bien con-nue; elle a déjà fixé l’attention de Réautnur et debeaucoup de physiciens depuis que cet illustre natura-liste a fait connaître scs observations. Mais on pouvaitadmettre que le platine ne jouissait pas de la même fa-culté, ou que du moins son extensibilité était bientendre.
« Il n’est donc pas sans quelque intérêt de faire re-marquer qu’avec I seul millier, de platine, on couvreuniformément une surface de 50 ccntim. carrés ; ce quicorrespond à une épaisseur de --- 1 —de millim., ana-logue, comme on voit, aux pellicules les plus ténuesdont nous puissions nous faire une idée juste par l’ob-servation directe.
« Cuivrage. M. (le Ruolz ne s’est pas borné à l’application des métaux précieux. Etendant scs procédésa tous les métaux utilisables, il a essayé de cuivrer, dezinquer, de plomber divers métaux usuels.
« Il est évident, en tous cas, que la tôle, le fer, lafonte naturelle ou doucie, peuvent recevoir par le cui-vrage toutes les propriétés du cuivre en ce qui concernela couleur, le poli, la résistance à l’air, et que par lanature même de la matière intérieure le bas prix duproduit se trouve garanti.
« On cuivre, comme on argente, au moyen du cya-nure de cuivre dissous dans les cyanures alcalins ; maisla précipitation du cuivre est plus difficile que celle desmétaux précieux. I)u reste, ce que nous venons de diredu platine montre combien l’influence de la dissolu-tion peut être grande à cet égard.
« Le cuivre précipité sur le fer peut directementservir h le présener, à donner une belle apparence auxobjets de serrurerie, aux balcons, balustrades, grilles,ustensiles de cheminées, etc.
« Il peut, en outre, nous nous en sommes assurés,permettre de renfermer le fer dans une enveloppe oufourreau de laiton. Il suffit de faire déposer sur le ferou la fonte, du cuivre et du zinc, puis de chauffer lapièce au rouge dans du charbon en poudre. Le laitonse produit et constitue un vernis métallique moins alté-rable que le cuivre et d’une couleur qu’on peut varier àvolonté.
« Du reste, toutes les fois qu’on voudra faire la dé-pense de combustible qu’exige cette dernière opération,on pourra produire sur les métaux des dépôts d’alliagesaussi aisément que des dépôts de métaux purs. C’est unpoint de vue dont M. de Ruolz ne s’est pas occupé, maisque nous recommandons à son zèle et à sa pénétra-tion.
« Plombage . En agissant sur la dissolution d’oxydede plomb dans la potasse, au moyen de la pile, onplombe,la tôle, le fer, et en général tous les métaux.
« Du reste, il est bien peu de circonstances où leplomb mérite par lui-même la préférence sur d’autresmétaux, si ce n’est par son bas prix et son maniementfacile. Les nouveaux procédés qui nous occupent au-ront donc plutôt pour objet d’éviter l’emploi du plombque de le provoquer. »
Le rapport de M. Dumas comprend ensuite les ap-plications de l’étain, du cobalt, du zinc, par des pro-cédés analogues; mais l'industrie n’a jusqu’à ce jourtiré aucun résultat utile d’un procédé aussi compliquépour déposer des métaux facilement altérables par lefrottement. Nous traiterons à l’article etamagk destravaux utiles faits dans cette direction.
Si Ion se reporte à l’article doiu;rk, où M. Barraia fort bien analysé tout ce qui se rapporte à ces opé-rations, on comprendra facilement comment l’emploides cyanures a été la découverte qui a permis d’obte-
mr la dorure à la pile, dans des conditions de soliditéconvenable.
La concurrence s’est attachée à trouver des com-posés différents de ceux employés par M. Elkington,un corps qui pût remplacer les cyanures. Le seul ré-sultat positif ou ce genre est celui obtenu par M. Ro-seîeur, qui a proposé les pyro-phosphates.
DES RECHERCHES A FAIRE SUR UES ALLIAGES.Nous avons cherché dans le travail qui précède àgrouper tous les résultats importants que la sciencepossède aujourd’hui sur les alliages. Ils ne sont pas,comme on le voit, en quantité suffisante pour éclai-rer tous les problèmes que présenté la pratique. Eueffet, la fabrication d’un alliage, ayant des propriétésdéterminées, est souvent capitale, et ce n’est que partâtonnement que l’on s’efforce d’y parvenir le plussouvent.
Si l’on cherche comment il se fait que le nombreconsidérable de recherches qui ont dû être faites danscette direction n’ait pas conduit à de meilleurs résul-tats, on trouvera bientôt que la cause en est que toutesles recherches faites sur ces questions ne sont pas com-parables, sont en dehors de toute méthode scientifique,et que, par suite, les recherches successives n’ajoutentrien au domaine de la science. Il n’y a pas de mesure,et par suite pas de science véritable.
Prenons, pour rendre notre idée sensible, le résultatd’une expérience faite par une des personnes qui ontle mieux étudié les alliages, M. Guctticr, auteur d’unouvrage sur la fonderie :
« N° 1. Etain , 30; zinc, 70. — Texture d’un blanc« terne. — Tassement moyen. — Casse aisément. —« Cassures à larges facettes, plus brillantes que celles« du zinc. — Sec à limer. — Prend à la lime un polia bleuâtre. — Eclate sous le burin. — Sonne peu. —« Traces de cristallisation à la surface. »
Comment de semblables expériences déduire quelquerésultat précis de la part qui revient à chaque métaldans la constitution de l’alliage?
Si au contraire on étudiait concurremment la résis-tance à la rupture des métaux constituants et des al-liages successifs, on aurait des chiffres, des nombresmesurant la résistance, permettant de déduire d’expé-riences faites des résultats nouveaux pour les cas quise présenteraient. Savoir qu’un alliage cause aisément,c’est ne rien savoir; savoir qu’il rompt sous des char-ges plus ou moins fortes, pour un millimètre.carré,c’est en connaître la valeur industrielle dans la plu-part des cas.
Nous ne voulons pas insister à cet égard, car pourde semblables travaux c’est peu de dire ce qui est àfaire si on ne les exécute pas. Malheureusement letemps nous a manqué jusqu’ici pour les effectuer, etnous serions heureux de pouvoir contribuer à faire en-trer les expérimentateurs dans la seule voie qui peutmener à des résultats utiles.
Une seule série d’expériences bien faites sur des al-liages où la quantité de l’un des métaux composantsvarierait, donnerait un modèle d’expérimentation, etbientôt, par le dévouement des savants et des ingé-nieurs, la science sc compléterait et fournirait des res-sources très importantes à l’industrie.
Cn. Laboulaye.
ALLUMETTES. Les allumettes sc fabriquent enimmergeant dans du soufre fondu de petits morceauxde bois bien sec, d’un décimètre environ de longueur,des chenevottes, des roseaux, ou tout autre matière denature organique d’une facile combustion. On emploiede préférence le bois de tremble que l’on fend dans ladirection de ses fibres et que l’on fait ensuite sécherdans une étuve ou un four.
On se sert encore un peu aujourd’hui des allu