allumettes.
invites dites oxygénées, qui sont d’un usage très com-mode en ce qu’il suffit, pour les enflammer, d’en plongerl'extrémité dans un petit flacon rempli d’amiante hu-mectée avec de l’acide sulfurique concentré.
La pute employée à leur préparation consiste ordi-nairement en un mélange de I partie en poids de soufreet de 3 parties de chlorate de potasse; mélange que l’onno doit faire qu’avec les plus grandes précautions;après avoir séparément pulvérisé les matières aussi finque possible, et au moyen d’une carte sur une feuille(le papier, afin d’éviter des explosions qui pourraientarriver si l’on broyait les matières ensemble dansun mortier. On ajoute à la poudre un peu de lycopode,on la réduit ensuite en pâte molle à l’aide d’une disso-lution de gomme adragante, et l’on colore la masse soiten bleu avec.un peu d’indigo, soit en rouge avec unpeu de cinabre ou de minium ; après quoi on y plongeune à une les allumettes, que l’on pique ensuite par lebc’t non imprégné, dans un bain de sable oii on leslaisse sécher.
On peut encore se procurer facilement de la lumièreen se servant de phosphore que l’on fond dans un petittube de plomb ou de verre, avec un peu de magnésie,de sable ou d’oxyde de fer, en ayant soin d’agiter con-tinuellement le mélange pendant toute la durée de sonrefroidissement. On ferme ensuite le tube avec un bou-chon de plomb ou de liège qui doit s’v adapter exacte-ment. 11 sullit pour avoir du feu de plonger dans cebriquet un petit morceau de bois quelconque, une allu-mette ordinaire, le phosphore très divisé s'y enflammeaussitôt qu’il arrive au contact de l’air, et la combustionso communique immédiatement au bois.
Nous terminerons cet article eu décrivant le mode depréparation des allumettes chimiques, dont l’usage estactuellement devenu général.
Pour fabriquer les allumettes sans explosion, préfé-rées aujourd’hui parce qu'elles ne lancent pas des par-celles de phosphore, on opère comme suit :
Après avoir imprégné de soufre l'extrémité des allu-mettes, desséchées au feu, on en garnit les extrémitésd’une des deux compositions dont nous empruntonsla recette à M l’aven :
Pâle il la colle. Pâte à la gomme.Phosphore. . . . 2,5 2,5
Colle forte. ... 2 gomme. 2,5
Sable lin.2 2
Ocre rouge. . . . 0,5 0,5
Vermillon. . . . 0,1 0,1
On peut substituer à ces deux substances colorant os0,05 de bleu de Prusse .
On prépare le mélange à chaud, au bain-marie, pourla pâte à la colle, et à froid pour celle à la gomme. Ouincorpore le sable fin et la substance colorante avec Lacolle ou la gomme avant de mettre le phosphore, puison étend la pâte, bien battue en émulsion et refroidie,sur tine table de fonte à l’aide d’une réglé La table defonte est entretenue à une température de 30° environpar un bain-marie placé en dessous. On plonge lesallumettes soufrées dans cette pâte pour qu’elles ensoient imprégnées.
Dès que les allumettes sont munies de la pâte, onpose verticalement ou horizontalement les cadres quiles contiennent entre des montants,, afin que la dessic-cation commence à l’air. On la termine à l’étuvechauffée régulièrement par une circulation de vapeurou d'eau chaude, car des tuyaux de poêles chauffanttoujours certains filets d’air à une température élevée,mettent souvent le feu aux allumettes.
Allumettes sans soufre. On a réussi avec assez dosuccès à préparer des allumettes sans soufre, afin d’é-viter l'odeur désagréable de l’acide sulfureux. Pourcela, on dessèche jusqu'à les faire roussir l’extrémité
ALOKS.
des allumettes placées sur une plaque de fonte chauffée,puis on les pose dans un bassin portant une couchemince d’acide stéarique fondu.
Comme l’acide stéarique est moins facilement inflam-mable que le soufre, il est bon d’ajouter à la pâtegommeuse un corps très oxydé, teUquc du minium.
Allumettes-bougies. On rencontre encore une autresorte d'allumettes, qui offre l’avantage de durer qucl-quesmimites, de pouvoirscrvircommedepctitesbougies.
Elles sc fabriquent très simplement au moyen d’unsystème analogue à un métier à tisser : 100 ou 200mèches composées de brins de coton non tordus sc dé-roulent d’un cylindre et sont maintenues écartées parun peigne. Elles passent dans un bain de cire fondue,et dans une filière qui régularise la couche de cire. Uncouteau mécanique coupe d’un coup toutes ces bougiessuivant la longueur voulue; elles sont ensuite garniesde pâte inflammable de la môme manière que les allu-mettes en bois.
ALOKS. Une série d’expériences ont été faites, il ya peu d’années à Paris , pour vérifier la force comparative de câbles faits les uns avec du chanvre, les autresavec de l’aloès tiré de l’Algérie ; et l’on dit que ces es-sais ont été entièrement à l’avantage de l’aloès. Pourdes câbles de même grosseur, ceux' d’aloès ont sou-tenu un poids de 2,000 kilogr. ; tandis que ceux quiétaient faits de chanvre n’ont supporté qu’un poids de400 kilogr. On remarquait, il y a quelques années, àl’exposition do l’industrie nationale de Bruxelles, descâbles d’aloès signalés comme étant de beaucoup préfé-rables à ceux de chanvre (voy. cablk).
ALUDEL. Vaisseaux en forme de poire, ouverts parchaque bout, dont on forme un tuyau continu, en lesenfilant à la suite, ainsi que cela sc pratique eu Espagne pour la distillation du mercure (voyez .mkhcukic).
ALUMINE. L’alumine pure est encore à peineconnue dans le commerce, et cependant il n’est pasdouteux que cette substance ne soit destinée à jouer unrôle important dans les industries chimiques; elle1 remplacera avec avantage l’alun et meme le sulfate| d’alumine dans quelques applications considérables. En: effet dans ces sels, l’alumine est le seul produit utile■ ait consommateur; or, l’alun n’en renferme que 10 à12 pour 100, et le sulfate d’alumine 17 à 18. Les fraisj de transport seraient donc diminués de plus des quatre! cinquièmes, par l’emploi du nouveau produit. Mais l’a-vantage le plus grand est certainement celui de pouvoirtransformer à volonté et avec une grande facilité l’alu-mine pure en sulfate, en acétate ou en chlorure, en ludissolvant dans l’acide sulfurique, dans l’acide acétiqueou dans l’acide hydvochlorique. Cet avantage est évi-dent surtout pour la préparation de l’acétate d’aluminedont l’emploi est général dans les fabriques de toilespeintes, et que l’on obtient aujourd’hui par la doubledécomposition de l’alun et de l’acétate de plomb (voyezacétates). En traitant directement l’alumine par l’a-cido acétique, on éviterait cette préparation renduetrès coûteuse par l’emploi du selplombcux.
Voici le procédé que l’on emploie pour préparer lepeu d’alumine pure que les fabriques de produits chi-miques livrent au commerce : on traite le sulfated’alumine r dissous dans l’eau de manière à marquer seule-ment 8 ou 10° à l’aréomètre de Baume, par une dissolu-tion de cristaux de carbonate de soude ; pour 100 kil.de sulfate d’alumine du commerce, contenant 17 kilogr.d’alumine, on emploie à peu près 100 kilogr. de car-bonate de soude, de manière en un mot à saturer toutl’acide du sulfate ; dans cette réaction, la soude déplacel’alumine qui se précipite, il se forme du sulfate de soudeet il y a dégagement d’acide carbonique. Lorsque l’alu-mine est suffisamment précipitée, on décante la dissolution de sulfate de soude, on recueille le dépôt, on lelave pour enlever les dernières traces de sulfate de soude,