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A-F.
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au:x.

ALEX.

ou Uu moins pendant toute lu mauvaise saison, durantlaquelle la calcination doit Ctre suspendue. On recon-naît que le grillage est sutlisamment avancé : 1° à ceque le tas se recouvre de nombreuses etllorcsccncessalines, et que les cendres ont acquis une forte saveuralumineuse : et 2” par un essai qui consiste à lessiverune certaine quantité du schiste grillé, et à constaterensuite la quantité d’alun que les eaux de lavage don-nent, on y ajoutant du sulfate de potasse où d’ammo-niaque et faisant cristalliser.

2" Lessivage. Le lessivage se fait mieux dans des ré-servoirs construits en pierres, que dans des cuves enbois; quelques fortes que soient d’abord celles-ci, ellessont bientôt endommagées et exigent de fréquentes ré-parations. On doit les établir à proximité des tas degrillage afin de diminuer les frais de transport, et lesdisposer en cascade. Sous ce rapport, une terrasse enpente est la localité la plus convenable pour établir unefabrique d’alun. A la partie inférieure de la terrasse etdans le voisinage du l’atelier de concentration, il y adeux ou trois bassins abrités sous un hangard, assezprofonds, et plus ou moins grands pour laisser déposerles eaux brutes du lessivage. On doit établir à un ni-veau un peu plus élevé les réservoirs destinés aux eauxde lessivage clarifiées. On charge le schiste grillé dansles réservoirs supérieurs, en ayant le soin déplacerai:fond les gros morceaux, et de les recouvrir avec les cen-dres les plus fines. On y fait alors couler par-dessusune quantité d’eau suffisante, et on laisse reposer pen-dant quelque temps, puis on soutire les eaux de lavagea l’aide d’un tuyau à robinet placé au fond du réser-voir, et on les laisse couler dans le réservoir suivantdont le niveau est tant soit peu plus bas. On verse en-suite une nouvelle quantité d’eau sur le schiste, enpartie épuisé; on laisse encore reposer pendant untemps suffisant, et on soutire l’eau de lavage affaibliequi en résulte dans un réservoir à part. Dans quelquescas, on lave avec une troisième eau, et l’on réserve l’eaude ce dernier lavage pour le premier lavage d’une nou-velle portion de schiste grillé. Afin d’économiser lesfrais d’évaporation, il convient toujours d’augmenterla force des eaux faibles, en les employant, au lieud’eau pure, pour lessiver de nouvelles portions deschiste grillé. L’économie et le succès d’une fabriqued’alun dépendent beaucoup de la disposition relative etde la forme des bassins de lessivage. On doit toujoursavoir recours à l’aréomètre pour déterminer le degréde concentration des dissolutions.

La pierre ainsi lessivée étant épuisée de ses partiessolubles, est retirée des réservoirs, et tantôt mise entas dans un endroit convenable, où on la laisse sc dé-composer par l’action des agents atmosphériques, tantôtsoumise à un nouveau grillage après dessiccation à l’airlibre.

La densité de la dissolution peut être portée moyen-nement par lessivage de 1,09 à 1,15. Cette dernièredensité peut toujours s’obtenir, en concentrant les dis-solutions les plus faibles sur du schiste récemment cal-ciné. On laisse alors déposer le sulfate de chaux, l’oxydede fer et les matières terreuses, et on décante. Il estavantageux de laisser le liquide exposé à l’air pendantun certain temps, durant lequel le vitriol vert peutse transformer en sulfate de peroxyde de fer, quiréagit, par une partie de son acide, qu’il retient as cetrès peu de force, sur une certaine quantité de l’argileen présence, et augmente par là la quantité de sulfated’alumine. La fabrication de l’alun est d’autant plus im-parfaite qu’il reste plus de sulfate de fer non décomposédans la liqueur. On doit donc essayer autant que pos-sible à convertir tout le sulfate de fer en sulfate d’alu-mine.

'6° Evaporation des eaux de lessivage du schiste alumineux.Comme les eaux de lessivage, quelque soit le temps qu'on

les ait laissé reposer pour les clarifier, sont néanmoinsencore susceptibles de laisser déposer une grande quan-tité de matières terreuses pendant leur concentration parla chaleur, on les évapore beaucoup mieux en faisantagir le feu sur la surface que par dessous. C’est ainsiqu’on procède à llurlctt et à Cumpsie (Angleterre). Onconstruit un réservoir en pierre bien étanche ; on met ur.lit d’argile bien battue derrière les dalles ou carreauxqui revêtent le fond et les côtés. Cette espèce de cuvopeut avoir 4 "',25 à 2"‘,00 de large, O 1 " ,70 à 4 m ,00 de pro-fondeur, et 40 à 12 mètres (le longueur; elle est recou-verte dans toute sar longueur d’une voûte en pierre ou enbriques. A l’une des extrémités de ce tunnel ou de cette es-pèce de canal couvert, on établit une grille, et à l’autre ex-trémité on construit une haute cheminée d’appel. La cuveétant remplie jusqu’au bord avec des eaux de lavage desschistes, on charge de la houille sur la grille; la flamme,ainsi que l’air chaud sont forcés de raser dans toute salongueur la surface du liquide, de manière à le maintenirdans un état permanent d’ébullition et à entraîner toutela vapeur aqueuse qui se forme. La suie qui se condensependant l’opération tombe au fond du liquide et en cla-rifie la masse. A mesure que la concentration avance,on introduit une nouvelle quantité d’eau de lavage crue,qu’on fait couler du bassin d’alimentation, qui est placéà un niveau un peu plus élevé. L’on continue ainsi jus-qu’à ce que toute la cuve soit remplie d’un liquide cla-rifié, ayant une pesanteur spécifique suffisamment éle-vée pour être porté dans les chaudières de plomb.

À \Vhitby y les chaudières de plomb ont 3 mètres delongueur, 1 '",45 de largeur, 0" l ,6G de profondeur à l’unedes extrémités et 0 n ',81 à l’autre. Cette différence deniveau de 15 entre les deux extrémités facilite la dé-cantation de la lessive concentrée ; cette décantation sefait par le moyen d’un siphon qu’on place à l’extrémitéinférieure. Le fond de la chaudière est supporté par unesérie de barres de fer parallèles, placées très près l’unede l’autre. On porte le liquide à l’ébullition, en chauffantles chaudières par dessous. Tous les matins les chau-dières sont vidées, et le liquide transvasé dans un cris-tallisoir en pierre ou en plomb. La densité du liquidedoit être ordinairement d’environ 4,4 à 1,5 : toutefois,elle doit varier selon les différentes espèces de lessiveset d’après le but que se propose le fabricant. En effet,pour un liquide dans lequel il entre deux parties desulfate d’alumine et une partie de sulfate de fer, il nefaut concentrer la liqueur que jusqu’à ce qu’elle attei-gne une densité de 4,25; tandis que, pour une dissolu-tion qui contient deux parties de sulfate de fer et une.partie de sulfate d'alumine, il faut, pour que le sulfatede fer puisse se séparer le premier par cristallisation,que la densité du liquide bouillant ne soit pas infé-rieure à 1,4.

La construction d’un fourneau évaporatoire convena-blement adapté à la concentration des eaux de lessivage,alumineuses ou autres, se trouvera décrite à l’articlesoude. Le bassin qui doit contenir le liquide doit êtreconstruit en dalles ou en carreaux, joints par du bonciment hydraulique. On dit qu’un mortier fait de chauxvive, mêlée avec du schiste en poudre complètementépuisé et de la limaille de fer, constitue un ciment trèspropre à cet usage. Quelquefois au-dessus du four àréverbère on met un bassin plat au lieu d’une voûte, eton y verse le liquide cru pour l’v concentrer en partie.En Allemagne , ce bassin est en cuivre, parce que s'ilétait en fer il s’userait trop rapidement, et qu’on plombil serait trop susceptible de fondre. Par cette disposition,la cuve d’évaporation placée par-dessous se trouve gra-duellement alimentée avec du liquide chaud. Sur l’undes côtés de cette cuve inférieure, on place une porte parlaquelle on peut faire sortir, à l’aide d’un râteau, le sé-diment à mesure qu’il s’accumule au fond. Cette dispo-sition est très convenable pour ce mode d’évaporation,