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A-F.
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ALUN.

AMADOU.

\)Y à sa cristallisation. L’alun est immédiatement briséen gros morceaux et luis à sécher dans un lieu conve-nable, puis emballé dans des tonneaux et porté, au ma-gasin, où il restejusqu’à ce qu’il soit livré au commerce,lise trouve quelquefois au fond du tonneau une petitequantité d’alun basique insoluble (sous-sulfate) qu’on ylaisse, et qui, lorsqu’on y verse de nouveau les eauxmères, s’empare de leur acide sulfurique, ou bien quiétant mêlé directement avec une petite quantité d’acidesulfurique se convertit également en alun.

Lorsqu’au lieu de se servir de la potasse ou de scssels, on emploie des sels ammoniacaux ou de burineputréfiée, on produit de l’alun ammoniacal qui est toutà fait semblable à l’alun de potasse par l’apparence etpar les propriétés. Soumis à une douce chaleur, ils per-dent l’un et l’autre leur eau de cristallisation.

A une température suflisamment élevée, l’alun am-moniacal perd son acide sulfurique et son ammoniaque,il ne reste plus que l’alumine pure, mais en cet étatelle est insoluble dans les acides. L’alun ammoniacal sedistingue facilement des autres aluns par l’odeur d’am-moniaque qu’il exhale lorsqu’on le triture avec de luchaux vive.

L’alun de Home, extrait de l’alunite, possède la plu-part de- propriétés des aluns tirés des schistes alumi-neux, mais il présente quelques caractères particu-liers; il cristallise toujours en cubes opaques, tandisque ruina commun cristallise en octaèdres transparents.11 est probable que l’alun do Rome est un sulfate dou-ble d’alumine et de potasse combiné avec une petitequantité d’hydrate d’alumine. Il reste permanent lors-qu’on le dissout dans l’eau froide, car après une évapo-ration lente, il reprend sa forme cubique ; mais lorsqu’onle dissout dans de l’eau ayant, une température supé-rieure à 40 u centigr., ou bien lorsque sa dissolution estchauffée au-delà de ce point, il se précipite une petitequantité d’alun basique ou alun alumine , et par l’éva-poration, on obtient des cristaux octaèdres d’alun ordi-naire. La composition exacte de l’alun de Kome n’a pasencore été déterminée, du moins à notre connaissance,il diffère probablement aussi de l’alun ordinaire par laquantité d’eau de cristallisation qu’il renferme. L’alunde Kome contient, d’après MM. Thénard et Roard, seu-lement de sulfate de fer, tandis que les aluns ducommerce ordinaires en contiennent Il peut être

facilement purifié par la dissolution, la granulation,la cristallisation et le lavage, ainsi qu’il a déjà étéexpliqué.

L’alun sc fabrique en France sur une grande échelleavec un sulfate d’alumine artificiel. Dans ce but, onchoisit des argiles aussi exemptes que posssible de car-bonate de chaux et d’oxyde de fer. On les calcine dansdes fours à réverbère afin d’en chasser l’eau, de per-oxyder le fer, et de rendre ralumine plus attaquablepar l’acide. L’expulsion de l’eau rend l’argile poreuseet capable d’absorber l’acide sulfurique par l’attractioncapillaire. La peroxydation du fer rend celui-ci moinssoluble dans l’acide sulfurique ; la silice de l’argile, parsa réaction sur l’alumine, diminue son agrégation etla rend plus facile à attaquer par l’acide sulfurique.L’argile doit en conséquence n’éprouver qu’une calcina-tion modérée, et ne pas être réduite au degré de duretéde la poterie, car alors elle subit une espèce de fusionqui en condense les molécules et la rend très difficile àattaquer par les acides. On calcine ordinairement l’ar-gile dans un four à réverbère dont on utilise les flam-mes perdues pour chauffer deux chaudières évapora-toircs et un bassin destiné à l’attaque de l’argile calcinéepur l’acide sulfurique. Aussitôt que l’argile chargéedans le four est devenue friable, on l’en retire, on lapulvérise, et on la passe au travers d’un tamis fin ; ontact pour 100 parties d’argile pulvérisée, F) parties d’a-

cHc sulfurique ayant pour densité 1,45 ; on mêle bienle tout ensemble dans un bassin de pierre voûté en bri-ques. La flamme et l’air chaud d’un fourneau à réver-bère sont dirigés le long de la surface du mélange dela manière que nous avons déjà décrite pour l’évapora-tion des liquides pro\enant du lessivage des schistes.On agite le mélange de temps en temps, et au boutdo quelques jours on le retire, on le met à part dansun lieu bien chaud, et on laisse l’acide agir sur l’argilependant six ou huit semaines. Au bout de cet inter-valle, on doit le laver pour en extraire le sulfate fl’alu-mine; ce lavage s’exécute comme ceux que nousavons décrits ci-dessus. Si l’on se propose de faire del’alun de potasse, on évapore ce sulfate d’alumine jus-qu'à la densité de 1,58. Mais si c’est de l’alun ammo-niacal que l’on veut obtenir, la pc-antcur spécifiquedoit être seulement de 1,2i, parce que le sulfate d’am-moniaque étant soluble à froid, dans deux fois son poidsd’eau, il donnera un précipité d’alun pulvérulent avecune solution plus faible de sulfate d’alumine qu’avec lesulfate de potasse, qui est moins soluble, et que parconséquent on ne peut employer en dissolution aussiconcentrée.

L’alun est très employé dans les arts, et particuliè-rement dans la teinture, dans la fabrication des laques,la préparation des peaux de mouton, le collage du pa-pier, pour clarifier les liquides, etc. La pureté de celuiqui est destiné à la teinture peut être constatée par loprussiate de potasse qui donnera en quelques minutes àla solution d’alun une teinte bleue si elle contient lamoindre trace de fer. La noix de galle est égalementun bon réactif pour signaler la présence du fer, quoi-qu’un peu moins sensible que le précédent.

AMADOU. Nom donné en France b une substancecombustible spongieuse appelée en allemand /.itnder-schwamm, qu’on prépare avec une espèce d’agaric ou dechampignon (le ilohtus igniarius) qui croit sur les vieuxtroncs des chênes, des frônes, des hêtres, etc. On doitle récolter dans les mois d’août et de septembre. On leprépare en enlevant avec un couteau, l’enveloppe exté-rieure, et en séparant avec soin la substance spongieuseintérieure qui a une couleur jaune brun d’avec la sub-stance ligneuse qui se trouve par dessous. On coupc iapartie spongieuse en plaques minces, que l’on bat avecun maillet, pour les adoucir, jusqu’à cc qu’elles puissentse déchirer facilement avec les doigts. Dans cet état leJioh'lus est une substance précieuse pour arrêter leshémorrhagies lentes, et pour plusieurs autres emploisen chirurgie. Four le convertir en amadou, il doit re-cevoir une dernière préparation qui consiste à le fairebouillir dans une forte dissolution de nître, à le fairesécher, à le battre de nouveau, et à le mettre tremperune deuxième fois dans la dissolution. Quelquefoisaussi pour le rendre très inflammable, on l’imbibe avecde la poudre à canon, et c’est de là que % ient la distinc-tion entre l’amadou noir et l’amadou brun.

Toutes les vesses de loup qui appartiennent nu genrelycopode, et qui ont une structure charnue ou filamen-teuse, fournissent un amadou tout de suite prêt si onles plonge dans de l’eau où l'on a délayé de la poudre àcanon. Les Hindous font usage, dans le mémo but, d’uneplante légumineuse qu’ils appellent snlu. Cette plantea une tige épaisse spongieuse qu’ils réduisent en char-bon qui prend feu comme l’amadou.

AMALGAMATION. C’est le nom d’un des procédéspar lesquels on sépare en grand l’argent et l’or de quel-ques-uns de leurs minerais. Ce procédé reposé sur la pro-priété qu’a le mercure de dissoudre ces deux métauxquand ils sont disséminés à l’état natif ou à l’état dechlorure, dans les minerais, ce qui permet de les séparerainsi de leurs matières terreuses. (Voyer. les articles

MERCURE . METALLURGIE, ARGENT et OR.)

AMALGAME. Nom générique des alliages formé*