AMANDE.
ambre jalne.
par le mercure ; ainsi les alliages de, mercure et de cui -vre, de mercure et d’étain, ... portent le nom d’amai-gaines de cuivre, d’étain, ... quelques-uns de ces amal-games sont très employés dans certaines industries(Voyez douuuk, akgentuuk, et étainage des glaces,etc...)
AMANDE (aiigl. almond; ali. mandcl). On distin-gue dans le commerce deux sortes d’amandes : les aman-des douces et les amandes amères : les amandes doucesservent à taire des dragées et du nougat ; leur émulsionmêlée avec de l’eau d'orge et du sucre, forme l’orgeat;elles entrent dans beaucoup de préparations pharmaceu-tiques. On fait avec les amandes amères des massepains,des pâtisseries et des sucreries. Elles servent à préparerYamygdaline ; pour cela on écrase les amandes mondées,et on les soumet à une forte pression, daus des sacs entoile, après les avoir légèrement chauffées pour coagu-ler les matières mucilagincuses ; ou en sépare ainsi unehuile fixe et onctueuse; enfin on traite à plusieurs re-prises le résidu par de l’alcool absolu bouillant qui dis-sout l’ainygdaline, et la laisse déposer par le refroidisse-ment sous la forme de paillettes blanches et nacrées.Mais, si on écrase les amandes amères dans de l’eau, onobtient une dissolution laiteuse qui contient un fermenttrès soluble dans l’eau et insoluble dans l’alcool, et quipar sa réaction sur l’amygdaline donne naissance à del’essence d’amandes amères que l’on reconnaît de suitea l’odeur qui se dégage; aussi pour préparer l’amygda-line faut-il employer de l’alcool absolu. En distillantl’émulsion d’amandes amères, on obtient un mélanged’essence d’amandes amères ou hydrtvre de benzoile etd’aeido hydrocyaniquc. Les amandes douces ne pré-sentent pas de phénomène analogue. Voici les ré-sultats de l’analyse immédiate des deux espècesd’amandes :
AMANDES POUCES. AMAN». AMÈll.d’après Boullay. d’après ’fogel.
Pellicules.
5
S,5
Huile fixe.
5i
23,0
Sucre incristallisable. . .
g
G,o
Gomme.
3,0
Légumino et albumine.
2i
30,0
Libres.
4
5,0
Eau, atnygdaline et perte.
4
19,0
AMANDES riiuilc d']. V
100
oyez huiles.
100,0
AMBRE GRIS (angl. amber gris; ail . ambra). Sé-crétion morlridc du foie du cachalot (physeter macroce-phalus), qu’on trouve ordinairement surnageant à lasurface de la mer, sur les côtes de Coromandel, du Ja-pon, des Moluques et de Madagascar . On en a quelque-fois extrait du rectum des cachalots pêchés dans la merdu Sud. Sa couleur est d’un gris blanchâtre ; il est sou-vent rayé de noir, ou marbré de jaune et de noir. 11 aune odeur forte, mais assez agréable; une saveur grais-seuse. Il est plus léger que l’eau, fond à 60 ü ccntigr., sedissout promptement dans l’alcool absolu, l’éther etles huiles grasses et volatiles. Il contient 85 pour 100d’une substance inflammable appelée ambréine. On ex-trait celle-ci de l’ambre gris en le faisant digérer dansde l’alcool à la densité de 0,827, filtrant la solution etl’abandonnant à une évaporation spontanée. On l’ob-tient ainsi sous forme de houppes blanches et dé-liées, que l’acide nitrique convertit eu acide ambréi-que. On fait usage de l’ambre gris dans la parfu-merie.
AMBRE JAUNE ou SUCCIN (angl. amber; ail.bernstein). Minéral solide d’une couleur jaune diverse-ment nuancée, qui brûle entièrement avec flamme, etest forme de carbone, d’hydrogène et d’oxygène. Sa pe-santeur spécifique varie, d’après le docteur Urc, entre1 080 et 1,085. Il devient négativement et puissamment
électrique pnr la friction; à la flamme d’une bougie, ilprend feu et se boursoufflc considérablement en répan-dant une fumée blanche d’une odeur piquante, mais ilne coule pas. Le copal, qui lui ressemble sous plusieursrapports, en diffère en ce qu’il est plus mou, et en ce qu’ilcoule par gouttes à la flamme ; tandis que le mellite ,ou pierre de miel, (pii est un minéral de même couleur,devient blanc lorsqu’on le pose sur un charbon incan-descent.
Le succin est d’une texture vésino-vitrousc, sa cas-sure est conchoïdale et a un éclat vitreux. Il est parfai-tement homogène; assez dur pour rayer le gypse etpour prendre un beau poli; toutefois il est rayé par lespath calcaire. Lorsqu’on distille du succin dans unecornue, le dôme de celle-ci se recouvre d’aiguilles cris-tallines d’acide succiniqne, et il passe dans le récipientune huile essentielle. Les résines fossiles, telles quecelles de lligligate, qu’on a trouvées dans la formationargileuse de Londres , ne donnent point d’acide succi-nique par la chaleur, le copal non plus. On trouve par-fois du succin ayant une couleur blanchâtre ou bru-nâtre.
On ne rencontre le succin ni en lits continus, commeles silex de la craie, ni en veines, mais en fragmentsou rognons isolés, de grosseur variable, très souvent ac-compagnés de pyrites et disséminés dans des sables, desargiles ou des lignites, appartenant à la formation del’argile plastique.
Le succin nous vient principalement des bords de lamer Baltique . 11 se trouve quelquefois interposé en pla-ques minces entre les couches de lignites, plutôt près del’écorce des lignites fibreux provenant de végétaux di-cotylédons, qui ont conservé la texture ligneuse quevers le milieu du tronc de l’arbre; position qui est ana-logue à celle des matières résineuses sécrétées par nosvégétaux actuels ; on est donc porté à lui attribuer uneorigine analogue.
Quelques échantillons de succin présentent a leur sur-face des empreintes de mailles irrégulières, indiquantune espèce de rétrécissement pendant la consolidation,et par conséquent une matière qui a été à une certaineépoque fluide, visqueuse, ou du moins molle.
Les différents corps qui se trouvent renfermés dansle succin et qu’on peut distinguer à cause de sa tran-sparence, démontrent, en effet, de la manière la plusconvaincante, son état primitif de liquidité ou de mo-losse. Ces corps ont longtemps exercé le talent des na-turalistes. Ce sont généralement des insectes, ou desrestes d’insectes, et quelquefois des feuilles, des pé-tioles, ou d’autres portions de végétaux. Certaines fa-milles d’insectes s’y rencontrent plus abondammentque d’autres. Ainsi, celles des Hyménoptères , insectesà quatre ailes membraneuses nues, comme l’abeille,la guêpe; et celle des Diptères , insectes munis seu-lement de deux ailes , comme les moucherons , lesmouches, les taons, etc., sont les plus fréquentes;viennent ensuite la tribu des araignées ; quelquesColéoptères , (insectes armés d’écaillcs crustacées, oud’élytros qui se joignent ensemble et forment unesuture longitudinale sur le dos), ou des .Searaf.eYs;principalement de ceux qui vivent sur les arbres, telsque les Èlatérides, ou les sauteurs, et les Chrysomélides.Les Lépidoptères, insectes ayant quatre ailes membra-neuses, ainsi que les Ptérigostes qui sont recouvertsd’écailies en forme de mailles, se rencontrent rare-ment dans le sueeiu. On voit par cette énumérationqui résulte des travaux de Gennar de Selnveiger, etc.,que les insectes qui se trouvent enveloppés dans cettematière résineuse sont en général ceux qui se tien-nent sur les troncs des arbres ou qui vivent dansles fissures de leur écorce. Jusqu’à présent, néanmoins, on n’a pu encore parvenir à Jcs rapporter à desespèces livantcs; mais on a observé, qu’en général, iis