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AMBRE liquide.
ressemblent plus aux insectes îles climuts chauds qu’àceux des zones tempérées.
Les districts où le succin se rencontre dans des condi-tions convenables pour donner lieu à des travaux demines ne sont pas en grand nombre ; mais les localitésou on le trouve en petits morceaux dispersés sont trèsnombreuses. On le receuiile principalement dans lal’oméranie prussienne, sur les cotes de lu mer Baltique ,entre Mémel et Dantzick , et particulièrement, dans levoLinage de Kœnigsberg , le long du rivage, entre Gross-dirschheim et Uillau, et sur divers autres points prèsde Dantzick .
Ou le ramasse sur cette cote de plusieurs manières :I" Dans les lits de petits ruisseaux qui coulent près desvillages où on le trouve en fragments arrondis sansécorce, ou bien dans les bancs de sable des rivières,en galets, rejetés par la mer et urrondis par les va-gues. 2" Si les morceaux qui sont soulo\és par leseaux ne sont pas nombreux, des pécheurs, revêtusd'habits de peau, entrent dans la mer, ayant de l’eaujusqu’au cou, ils cherchent à découvrir le succin enregardant à travers la surface, et le saisissent avec desfilets en forme de sacs, attachés à l’extrémité de trèslongues perches. Ils concluent que la nier a détachéune grande quantité de succin de la falaise, lorsqu’ilsvoient beaucoup de morceaux do lignites surnager.( ette manière de se procurer le succin, n’est pas exemptede danger; c’est pourquoi les pécheurs, s’avancent entroupes dans l’eau, alin de sc porter mutuellement se-cours en cas d’accident ; mais malgré toutes ces pré-cautions leur succès est très précaire. 3" La troisièmeméthode pour se procurer le succin est une véritable‘•xploitation ù ciel ouvert, qui consiste à creuser dansles dunes de sable des fossés qui atteignent quelquefois•40 à 50 mètres de profondeur. 4" Le dernier procédéconsiste à explorer en bateaux les falaises escarpées, eta en détacher les masses de terre peu adhérentes; onfait usage pour cclade longues perches terminées par descrochets de 1er, ce qui est encore un moyen fort hasar-deux; on explore avec un grand soin la roche aunivcuuoùse trouvent ordinairement les nodules de succin, eton enfonce les crocs partout où l’on aperçoit desfissures. Dans ce travail, les bateaux vont quelquefoisse briser contre les rochers, ou sont coulés bas parune avalanche de terres ou de quartiers de rocheséboulées.
I.c succin sc rencontre en Sicile , disséminé dans lesconciles d’argile ou de marne qui reposent sous le cal-caire grossier. Il y est accompagné de bitume; et quoi-que le dépôt soit peu riche, on l'exploite néanmoinspour le commerce. Les morceaux sont recouverts d’uneespèce d’écorce blanchâtre, ils sont variés en couleurs etrenferment beaucoup d'inscctcs. Le succin se trouve en-core dans un très grand nombre de localités des districtssablonneux de la Pologne , à une très grande distancede la mer; il est là mêlé a des pommes de pin. On letrouve également en Saxe , dans le voisinage de Pretschet do Wittcmberg; dans une couche d’argile bitumi-neuse mêlée à du lignite, à l’embouchure du Jcnisscy(Sibérie.; il en est de même au Groenland ou il accom-pagne aussi le lignite.
Les beaux morceaux de succin sont très estimés pourla fabrication de certains objets d’ornement ; les échan-tillons de moindre valeur trouvent leur emploi en chi-mie, en médecine, et dans certains arts. Les Orientauxfont plus de cas que les Européens des bijoux eu suc-cin; c’est pourquoi la plus grande partie de l’ambrejaune, recueilli en Poméranie, se vend eu Turquie . Ondit que le gouvernement prussien tire de ce minéral unrevenu annuel de 85,000 à 00,000 fr. Un morceau dupoids d’un demi-kilogr. vaut *50 fr. Il n’y a pas long-temps, on en a trouvé en Prusse, un échantillon pesant< 2 kilogr. -1/2, pour lequel ou a olTert 25,000 fr., et qui,
d’après l’opinion de marchands arméniens rapporteraità Constantinople , de 150,000 à 200,000 fr. Autrefois,on avait l'habitude de faire ehamlîer les morceaux Jesuccin opaques, a une douce eludcur dans le sable, pen-dant plusieurs heures, alin de l*es rendre transparents,ou bien on les mettait tremper pour le même butdans de l’huile de navette chaude; mais rien n’indiquejusqu’à quel point ces procédés pouvaient être avan-tageux.
Lorsque le succin doit être travaillé en bijoux, on ledresse d’abord sur le tour, contre une plaque de plomb( voyez taille des pùrr. s gemmes ; ensuite, on lui donnedberses formes avec une pierre à aiguiser, de Suède . Onle polit sur le tour avec de la craie et de l’eau ou avecune huile végétale, et on lui donne le lini en le frottantavec de la flanelle. Pendant ces opérations, le succin estsusceptible de devenir très électrique, de s'échaufferconsidérablement, et même de voler en éclats; c’estpourquoi les artistes ne travaillent leurs pièces qu'aussilongtemps de suite, qu'elles ne se sont que peu échauf-fées. Les ouvriers éprousent souvent des tremblementsnerveux dans les poignets et dans les bras, provenant del'électricité qui sc dégage par le frottement. Des mor-ceaux de succin peuvent être proprement réunis en-semble, en passant sur leurs bords une couche d’huilede lin, et en les pressant fortement l’un contre l’autre;tandis qu’on les tient au-dessus de charbons de bois in-candescents. 11 existe dans le garde-meuble de la cou-ronne, à Dresde , des échantillons de succin solide qu’ondit avoir été complètement fondus par une applicationparticulière de la chaleur.
On obtient un vernis fort et durable en dissolvant dusuccin dans de l’huile de lin siccative. Il faut, toute-fois, pour cela, que le succin soit préalablement chauffédans un pot de 1er, sur un feu clair, jusqu’à ce qu’ilsoit ramolli ou à dcmi-liquélié. On verse alors l’huilesiccative (025 grtun. d'huile pour un kilogr. de succin)chauffée d’avance, et on agite vivement. Après que lesdeux substances se sont complètement incorporées, etque le liquide est un peu refroidi, on ajoute 1 kilogr.d’essence de térébenthine. On dit que le vernis noir findes carrossiers, se prépare en fondant -I kilogr. de suc-cin dans un pot de 1er, ajoutant un tiers de litre d’huilede lin siccative bouillante, 190 grain, de résine enpoudre et autant d’asphalte; après avoir bien malaxé letout sur le feu, on le retire, on laisse refroidir pendantquoique temps, et on y verso deux tiers de litre d’es-sence de térébenthine chaude.
L’huile de succin, entre dans la composition d’unancien article de parfumerie, connu sous le nom d'eaudeLuce. Elle se convertit par l’action d’une petite quan-tité d’acide nitrique concentré, en une masse visqueuseanalogue à la poix des cordonniers, qui exhale uneforte odeur de musc, et qui, sous le nom de mu*c artifi-ciel, a été prescrite, en solution aicoolique, comme unremède contre la coqueluche, et contre d’autres mala-dies spasmodiques.
L’acide du succin (acide succinique) est à l’état desel ammoniacal employé dans la chimie analytiquecomme un réactif très délicat pour séparer le peroxydede fer d’un graud nombre d”autres oxydes métalliques.
AMBRE LIQUIDE (angl. liquid amber). L’ambreliquide provient d’un arbre appelé liquidamber styraci -flica, qui croît au Mexique., dans la Louisiane et dansla Virginie. Quelques écliamtillons de ce liquide ont lafluidité de l’huile ; d’autres sont aussi épais que la téré-benthine. Il est transparent, a la couleur de l’ambre, *exhale une odeur forte, et piossède une saveur aromati-que et piquante. Il se disjoint presque entièrement dansl’alcool. 11 renferme une grande quantité d’acide ben-zoïque.
AMIANTE, ASBESTë , substance minérale qui sîrapporte généralement iar sa composition a l’amp/a-