AMIANTE.
AMIDON.
vole, et est très remarquable pur su flexibilité, souéclat soyeux, sa texture fibreuse, et un arrangementmoléculaire tel qu’on la confondrait aisément, quant ascs propriétés extérieures, avec la soie ou le lin. Eescaractères de ce corps inorganique, incombustible ettrès ditHcilemcnt fusible, ont toujours beaucoup attirél’attention. On s’est souvent proposé, d'en l'aire desétoiles, et on est parvenu à le filer et a le tisser, soitseul, soit, ce qui est bien plus facile, en le mélangeantavec du coton, dont on se débarrasse ensuite en passantl’étoile au leu. On en a aussi fait du papier. Mais lesfilaments d’amiante ne sauraient avoir l'élasticité ni lapropriété de se feutrer comme du coton ou du fil ; et lesproduits qu’ils donnent présentent, sous le rapport de lasolidité et de la durée, une grande infériorité, ce quijoint au peu d’abondance de lu matière première et auxdiilicultés qu’elle présente a la mise en œuvre, sullitpour expliquer leur rareté et leur peu d emploi. Il estcependant extraordinaire que l’amiante n’ait pas encorercyu d’applications importantes ; il est très probableque cela aura lieu quelque jour, surtout en vue de re-cevoir les métaux fusibles a une haute température,dans des circonstances analogues a celles que nous rap-porterons à l’article fondkuie en cakactèkes purprocédé mécanique ^ pour fondre le cuivre diuis des mou-les métalliques.
Ou a proposé de faire avec T amiante des mèchesde lampes, qui lie seraient pas susceptibles de se cliar-bonner. On l’emploie comme éponge pour rcteuir T acidesulfurique concentré dans les briquets dits oxyyvnés(voyez allumettes).
AMIDON,KÉCl'LE {angl. starch; ail. stærke, .L'ami-don ou iéeulecst une poudre blanche formée de granulessphéroïdes, ovoïdes, ou plus ou moins allongés, suivantla nature et l'âge de la plante qui les a produits. On peutl’extraire : 1 ° des grains de toutes les plantes acotylé-dones, et par conséquent des blés et autres graminées ;2” d’un grand nombre de racines ou tubercules charnus,tels que les pommes de terre, les convalvulus babalas etaiulis, VkvHanthus tuberosus, 1 ejatropha munichot, etc.,qui en contiennent une quantité très considérable; 3° destiges de plusieurs plantes monoeotylédouos, particu-lièrement du palmier qui donne le stujou, et •*" desracines d’inula helenium, des dahlias , de la plupart desplantes de la famille des radieéos et de quelques es-pèces de lichens. L’amidon qui provient de cette qua-trième catégorie porte le nom d inultne. L 'imtline u lamême composition chimique que l’amidon ordinaire, età peu près les mêmes propriétés ; ou la distinguo en cequ’elle prend par la teinture d’iode une teinte jaune oubrunâtre, tandis que l'amidon est coloré en bleu ou en■violet
On donne plus particulièrement le nom d 'amidon àcelui retiré des céréales, et celui de fécule a 1 ainidouextrait des pommes de terre. Nous décrirons successi-vement leur mode de préparation et leurs mages.
amidon. Les matières d’où l’on extrait 1 amidonlivré au commerce, sont ordinairement les farines descéréales et les remotilages de ces farines. Un peut en-core, sans inconvénient, se servir de iariucs altérées,car tandis que le gluten, l’albumine et le sucre qui s’ytrouvaient ont été décomposés en tout où en partie,l’amidon y est resté presque en totalité intact.
On emploie deux procédés dillérents pour séparerl’amidon du gluten; l’un, le plus ancien, surtout enusage dans l'ouest de la Eruuce, consiste a altérer pro-fondément les farines par une longue fermentation ; legluten devient solubleet l’on peut alors facilement, maisnon sans perte, en séparer l’amidon. L’autre pro-cédé, plus nouveau, évite les longueurs, l’insalubritéet les pertes occasionnées par une fermentation pu-tride, et n’exige en retour qu’un peu plus de main-d’œuvre ; le rendement en amidon est d'ailleurs plus
considérable, et le gluten intact peut sertir à différentsusages.
Le premier procédé consiste à prendre des grainsgrossièrement concassés, ou des remoulagcs de larincs,et à les mettre treinpeY dans de grandes cuves avec del’eau ordinaire à laquelle on ajoute un huitième à undixième d’eaux sûres, provenant des opérations précé-dentes. Ces eaux, rendues acides par la production d’unpeu d’acides acétique et lactique, provenant de la fer-mentation du sucre que contiennent toujours les farines,renferment en outre des matières orguniques qui sers eutde levain pour déterminer ou activer la fermentation. Ilfaut de 2 à 4 semaines, suivant la température, pourrendre le gluten entièrement soluble; les eaux contien-nent alors des acides carbonique, sulfhydrique, acéti-que et lactique, de l’acétate d’ammoniaque, des ma-tières azotées, du phosphate de chaux, de la dextrinoet du gluten soluble. La fermentation terminée, on laveà plusieurs reprises successives, pur repos et décantation,pour enlever le gluten, les autres parties solubles et lessubstances très divisées en suspension. Quand la der-nière eau sort claire, on délaie de nouveau l’amidonbrut dans de l’eau pure, et on le passe à travers untamis grossier en crin ou en toile métallique, qui re-tient les débris de tissu végétal et la plupart des matiè-res étraugères insolubles. L’n second tamisage,‘au tra-vers d’un tamis de soie plus lin (pie le précédent, épureplus complètement l’amidon. On le laisse ensuite dé-poser ; et avec une spatule, ou enlève la couche supé-rieure qui contient encore du son et quelques substancesbrunes légères qu’on relave avec une nouvelle quantitéd’amidon brut. L’amidon épuré, et qui doit être d’uneblancheur éclatante, est égoutté dans des caisses percéesde trous, ou des paniers intérieurement recouverts d’unetoile, et qui ont ordinairement U m ,50 de long, 0'",34 delarge et 0"',23 de profondeur. On complète l’égouttageen renversant les pains sur une aire en plâfre qui ab-sorbe une partie de Thumidilé ; puis on les divise enpains de moindre dimension, que l’on expose pendantvingt-quatre à trente-six heures dans un séchoir à airlibre, jusqu’à ce que leur surface commence à s'écaillerlégèrement ; on les enveloppe alors dans du papiermaintenu par de la ficelle, et on termine la dessiccationdans une étuve à courant d’air chaud, oii la tempéra-ture, graduellement croissante, ne doit pas dépasser dansle commencement 40 u centigrades, mais qui vers la linpeut sans inconvénient être portée à üU, GO et même 80",sans aucun inconvénient. Les aiguilles obtenues sontd’autant plus grandes que les pains sont plus gros, etproviennent du retrait régulier qui s’opère dans la massequand la dessiccation est bien ménagée.
Le second procédé, que l’on suit pour préparer l'ami-don, est dûàM. Emile Martin, de Yervins, et consisteà faire une pâte de la matière dont on veut extraire l'a-midon, et à soumettre cette pâte à un lavage continusur uu tamis en toile métallique if 120. On obtientd’une part, dans le liquide, l’amidon en suspension etla matière sucrée dissoute; de l'autre, sur le tamis, legluten sans altération, si l’on opère sur de la farine defroment de bonne qualité.
La pâte se fait de la meme manière que pour la con-fection du pain, eu ajoutant à la farine environ 40 pour100 de son poids d'eau. On laisse reposer la pâte pen-dant une demi-heure en été, et une heure ou deux euhiver, avant de la laver, afin de bien hydrater le glu-ten. La pâte faite avec les farines les plus belles peutêtre lavée vingt minutes après sa confection en été ,les farines très grossières exigent un temps plus long,et qui peut varier de deux à six heures.
Le lavage de la pâte se fait sur une cuve à eau con-venablement disposée et proportionnée au nombre delaveurs qu’on veut employer. Au-dessus d'elle est placéun tamis métallique n" Î20. doublé pour plus de scli-