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A-F.
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ANALYSE.

ANCRE.

à 22" à l'aréomètre, il n’cst pas parfaitement blanc jet contient encore un peu d’huile essentielle ; mais l’expé- Iriencc a prouvé qu’il donnait des ré-sultats aussi bons dans l’application,que l’alcali parfaitement pur. 11 ne sevend d’ailleurs que 50 fr. les 100 kil.

Le procédé de M. Laminguo estmoins connu, il diffère surtout duprécédent, en ce que l’ammoniaqueest épurée do l’huile empyreumati-que qu’elle renferme au moyen d’unehuile grasse qui la dissout complète-ment; le produit épuré de cette ma-nière est beaucoup plus pur que leprécédent, il convient peut-être mieuxdans quelques cas où il est nécessaired’employer de l’alcali parfaitementpur; mais dans la plupart des ap-plications en grand il ne donne pasde meilleurs résultats et il a l’incon-vénient de revenir à un prix plusélevé ; il se vend aujourd’hui 57 fr. les 100 kilogr.

En préparant l’ammoniaque au moyen du sulfate, ilest impossible d’arriver a ces prix, surtout à celui de50 fr. les 100 kilogr. En effet, le sulfate d’ammoniaquecoûte déjà au minimum 50 fr. les '100 ldlogr., il nedonne que 110 kilogr. d’ammoniaque à ‘2I U et au prixde la matière première, il faut ajouter les frais de dé-composition, la chaux, le combustible, la main d’œu-vre, etc., etc., et le bénéfice du fabricant.

AMMONIAQUE (Gomme résine). C’est le suc épaissid’une plante oinbellifère (le Doreyna armeniacum ) quicroît en Perse. Il nous arrive ou en petites larmes blan-ches réunies entre elles, ou en masses brunâtres mêléesà beaucoup d’impuretés. Il a une odeur particulière res-semblant un peu à celle de Vassa fætida, et une saveuramère. On l’emploie en médecine. On ne s'en sert guèredans les arts que pour faire un ciment avec lequel onpeut coller ensemble des morceaux de porcelaine casséeou de verre. On prépare ce mastic de la manière sui-vante : prenez : colle de poisson 1G parties , eau distillée9G p., faites bouillir et réduire a 48 p.; ajoutez 2i p. defort esprit-de-vin, faites bouillir le mélange pendant uneminute ou deux; passez-le; ajoutez, pendant qu’il estchaud d’abord 8 p. d’une émulsion laiteuse de gommeammoniaque, et ensuite 5 p. d’une solution alcooliquede résine mastic. Cette composition ressemble à celleque l’on vend dans les boutiques de Londres sous le nomde ciment rfûzmanf.

AMORPHE (sans forme). Se dit d’un minéral et detoutes les autres substances qui se présentent sous desformes tout à fait irrégulières.

AN AXA SE; SYNTHESE. Analyser un produit ouune machine, c’est les décomposer et en séparer les par-ties constituantes ou éléments; recomposer le tout enpartant des éléments forme la synthèse. On ne sauraittrop recommander en industrie, la connaissance et l’em-ploi de ccs deux procédés sans lesquels il n’est pas deprogrès possible.

ANCRE ( angl . anclior, ail. anker). Crochet de ferd un poids et d’une force considérables, attaché à l’extré-mité d’un cable, qu’on jette au fond de l'eau ou sur le ri-vage pour y fixer (amarrer) un navire. C’est un instru-ment de la plus grande importance pour le navigateur,puisque c’est de la faculté d’avoir et de conserver prisesur le fond de la mer, que dépend son salut dans unefoule d’occasions, et particulièrement lorsque le vent lepousse à la cote et lui fait courir le risque de s’échouerou de se briser sur les rochers qui la bordent. Les ancressont généralement faites en fer forgé. La manière dontune ancre agit se trouve représentée par la figure 92.On y voit évidemment d’après la direction de la force,que l’ancre ne peut se mouvoir sans labourer le fond dans

lequel entre une de 3es branches ou bras. Lorsque mal-heureusement cela arrive, soit à cause de la naturo du

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fond, soit par la manière dont l’ancre a mordu, soit enfinà cause de la violence des vents et des courants, on ditque le vaisseau chasse sur ses ancres. Lorsque le fond estferme, le cable ou le bras de l’ancre qui pénètre dans lefond, se casserait plutôt que (le permettre au vaisseaude chasser. Il y a des ancres de différentes grosseurs, etelles portent des noms différents, selon le but auquel onles fait servir. Ainsi il y a la maîtresse ancre dite l’ancrede salut ou de miséricorde , la seconde ancre ; l’ancre d 'af-fourché ; l’ancre de rechange; l’ancre de loue ou de louée;le loueur, petite ancre de touée; et l’ancre à empenne 1er.Les vaisseaux de premier rang ont six ancres, et les petitsbatiments tels que les bricks etles schooncrsen ont trois.

La fabrication des ancres exige une grande habiletédans l’art de les travailler. Nous indiquerons brièvementici, le système perfec-tionné introduit en An-gleterre par M. Perring,commissaire de marine àPlymouth , système danslequel toutes les partiesde l’ancre sont admira-blement proportionnéesaux efforts qu’elles doi-ventsupporter. A(fig.93)est la verge ou vergue. Rle bras ou la déni , C lapatle ou oreille , D le platde l’oreille, E la léie del’ancre, F le tenon de laverge. G l’anneau ou l’or-ganeau, et H le collet ouV encolure.

Auparavant, on formait la verge d’un certain nombrede barres de fer carrées assemblées en faisceau cylindri-que et liées par des cercles en fer, puis soudées ensem-ble; pendant cette opération, les barres extérieures nepeuvent manquer d’être en partie brûlées par le grandnombre de réchauffages qu’on leur fait subir. M. Per-rjpg a évité cet inconvénient, en employant des barres dofer méplat ayant toute la largeur à donner à la verge,les posant exactement les unes sur les autres les cerclantet les soudant ensuite toutes ensemble en deux réchauf-fages seulement. On effectue le soudage à l’aide d’unmouton mû à bras d’hommes, comme les sonnettes htirando (voyez sonnettes), et disposé tout à fait demême. Il vaudrait mieux employer un marteau moutonmû par la vapeur, comme celui dont on se sert dans labelle usine du Creusât (Saône-et-Loire ), pour forger lesplus grosses pièces de machines, et que nous décrironsdans la suite de cet ouvrage, sous le titre marteau aVAPEUR.