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ANCRE.

ANIMÉ.

offrent une grande facilité à l’ouvrier pour exécuter par-faitement chaque pièce. En effet, il n’a pas à soulever ni■i chauffer des masses aussi lourdes, et alors il peut for-cer des ancres beaucoup plus résistantes sous un moin-dre poids. Ensuite, si quelque accident arrive, chaquepièce peut être séparée des autres pour Dire réparée, etl’on peut embarquer avec soi des pièces de rechangepour celles qui sont le plus sujettes à se briser. Ce sys-t ème d’ancre est tellement conditionné qu’un seul hommepeut en démonter et en remonter une du poids de1,500 kilogr. en vingt minutes. Toutes les pièces dé-boutées peuvent être arrimées en quelque endroit que cenoit du navire, sans qu’elles y occupent plus de placeque de simples barres de fer.

L’ancre qui est représentée fig. 98 a été l’objet d’unbrevet pris en Angleterre, par M. Rrunton, au mois defévrier 1822. Ee jas traverse l’encolure de manière àfaire toujours tomber l’ancre dans sa position d’arrêt.La verge est perforée’dans sa partie solide, en deux en-droits différents, par des ouvertures elliptiques qui ontpour but de lui donner plus de stabilité, et de lui per-mettre de mieux résister aux efforts auxquels l’ancre peutêtre soumise. Le jas est une barre de fer cylindrique,soutenue à ses extrémités par des bras ou supports laté-raux boulonnés à la verge.

Cette construction offre, dit-on, de notables avanta-ges, principalement sous le rapport de la stabilité, surlas ancres construites à la manière ordinaire; et ellessont plus économiques, en ce sens qu’il faudrait leurdonner un poids moindre pour obtenir un égal degré-deforce.

Une autre forme d’ancre fort ingénieuse a été l’objetd'un premier brevet pris en 1828 par le lieutenantKodgers, de la marine royale, qui l’a modifiée ensuitedans un second brevet, en date du mois d’août 1829.'foutes les parties de cette ancre sont reliées entre ellesau moyen de bandes ou de frettes en fer, au lieu de bou-lons ou de clous.

Les figures 99 et 100 sont deux élévations de l’an-

■ 100 .

cr* de M. Rodgers. La figure 101 est le plan des brast; des pattes. La figure 102 donne les détails de con-

struction de la verge et de l’encolure, et la figure 103.le plan du jas. a, a, sont deux bandes en fer servant àconsolider la verge, et qui se. terminent par deux moi-gnons c, c, sur lesquels on ajuste les bras.

L’encolure doit être soudée aux moignons r, c (fi-gure 102), de même qu’à l’extrémité l de la tige cen-trale/i, h; et les empdtures m, m, doivent être convena-blement taillées pour recevoir les bras. Toutefois avantd’ajuster les bras aux moignons, on renforce l’encolureen y soudant de chaque côté les deux pièces n, n,qui (fig. 103; viennent embrasser l’extrémité de la tigeh, /telles coudes a,c. Les moignons c, c, sont renforcésde la même mauière par les pièces minces et plates p, p,soudées de chaque côté. Les pattes sont réunies aux brasde la manière ordinaire, et les bras sont fixés aux moi-gnons, au moyen des longues cmpûtures m, m. Lorsquela verge de l’ancre a été ainsi formée et réunie «à sesbras, on peut considérer le travail du forgeron commeterminé.

Un autre perfectionnement apporté à la fabiicationdes ancres, et signalé dans le brevet en question, con-siste dans une nouvelle méthode de fixer le jas à laverge, ce qui se fait de la manière suivante : On voitdans la figure 100 le jas réuni à l’ancre; la fig. 103 lemontre isolé; il peut être d’un seul morceau de bois, ouen deux pièces, selon qu’on le juge à propos. On doittoutefois faire observer que le jas doit être complète-ment achevé avant d’être réuni à la verge. Lorsqu'onlui a donné la forme voulue, ou perce au milieu un trouapproprié à la partie de la verge à laquelle il doit êtrefixé ; on le recouvre sur ses deux faces de deux plaques enfer qu’on fixe à l’aide de frettes; d’autres frettes sontaussi placées autour du jas comme à l’ordinaire.

Au lien des tenons établis sur la verge, M. Rodgers aproposé de fixer le jas au moyen d’une frette et d’uneclef, comme il est indiqué fig. 99 et 100.

Dans un autre brevet du mois de juillet 1833, M. Rod-gers propose de modifier les dimensions et la forme despattes. L’expérience lui ayant prouvé que de petitespattes non seulement tiennent mieux que des grandes,mais encore que les bras seuls d’une ancre, qui n’avaitpas de pattes, ont mieux tenu le fond que des ancres demême poids et de même longueur construites d’aprèsl’ancien système ; il a en conséquence établi commeune proportion convenable de donner pour longueur oupour hauteur à la patte, le cinquième de la longueur dubras ; il donne aussi à chacune d'elles plus de largeurque de hauteur.

ANIME (résine). D’une couleur brun jaunâtre pâle,transparente et cassante. Elle transsude du courbaril ,arbre qui croît à Cayenne et dans plusieurs autres par-ties de l’Amérique du Sud ; elle nous arrive en frag-ments de diverses grosseurs, qui renferment souvent unequantité prodigieuse d’insectes appartenant à des es-pèces encore vivantes, d’oii lui vient son nom animé.Elle renferme une petite quantité d’huile volatile, qui luidonne une odeur agréable. L’alcool et l’huile essentiellede caoutchouc ne dissolvent pas la résine animé pure;mais un mélange à parties égales de ces deux substancesl’amènent à l’état d’une bouillie, assez molle pour quel’on puisse alors piquer les insectes qu’elle renferme, etles en retirer sans injurier le moins du monde leursparties les plus délicates.

La pesanteur spécifique de la résine animé varie de1,054 à 1,057. Chauffée dans une cornue en verre, surla lampe à esprit-de-vin, elle se ramollit, et si l’on opèreavec ménagement, on peut la faire fondre, sans qu’ellese décolore ; elle dégage alors quelques vapeurs blanchesd’acide succiniquc.

Cette résine est très employée dans la fabrication dosvernis.

ANTIMOINE. On trouve l’antimoine dans la naturetant à l'état métallique qu’à l’état de combinaison ; mais