ANTHRACITE.
AQUEDUC.
d’ox)de d'antimoine; si on jette le globule tendu etrouge sur une feuille de papier, il se divisera en unefoule de globules plus petits, qui resteront longtempsen incandescence, et qui courront dans tous les sensavec vitesse sur le papier, en y laissant des traces blan-ches d’oxyde d’antimoine. Fondu avec le borax ouavec d’autres flux vitreux, l’oxyde d’antimoine formeun verre jaunâtre.
L’acide nitrique concentré convertit l’antimoine enacide antimonicux, ou en acide antimonique, ou eu unmélange de ces deux acides; l’acide nitrique étendu, aucontraire, le convertit en oxyde d’antimoine; maiscomme ces trois degrés d’oxydation d’antimoine sontinsolubles dans l’acide nitrique, on peut employer ceprocédé pour séparer l’antimoine, surtout dans scs allia-ges avec la plupart des autres métaux.
La pesanteur spécifique de l’antimoine est, d’aprèsBergmunn, de G, 8b. Celle de l’antimoine natif est, d’a-près Haïdinger, de G,GAG.
Les anciens alchimistes avaient conçu à l’égard de cemétal les plus brillantes espérances. La facilité aveclaquelle il s’allie à l’or, puisqu’il suffit d’exposer cedernier, le plus ductile de tous les métaux, à l’actionde la vapeur d’antimoine, pour le rendre immédiate-ment aigre et cassant, les détermina à attribuer à l’anti-moine une sorte d’origine noble, et à le distinguer desautres métaux par le titre latin de regulus ou régule,qui v-eut dire petit roi, titre sous lequel il est encoreconnu,
Aujourd’hui les principaux emplois de l’antimoineconsistent dans la fabrication de quelques préparationspharmaceutiques, et dans celle de certains alliages mé-talliques, parmi lesquels nous citerons l’alliage des ca-ractères d’imprimerie, l’alliage des planches stéréotypes,l’alliage des planches de musique et le métal d’Angle-terre. L’alliage des caractères d’imprimerie est formé àpeu près de 3 parties de plomb pour I partie d’anti-moine ; l’alliage des planches stéréotypes se composede G parties de plomb et I partie d’antimoine ; les plan-ches sur lesquelles on grave la musique sont forméesd’un alliage de plomb, d’étuin et d’antimoine; et le mé-tal d’Angleterre est également un alliage de plomb,d’étain et d’antimoine, auquel on ajoute une petitequantité de cuivre et de bismuth.
La production annuelle en Europe du sulfure d’anti-moine fondu est d’environ 5G8077 kilogr., et se répartitcomme il suit •
Angleterre.IG0000
France (1841). 88584
■p i Antimoine cru. . 27G53)
IK'L \ Régule retiré dircc- > . 38493
^ | tementduminerai. 30840J
Saxe.10000
Total.5G80/7 k
Les q-,; environ de la quantité totale de sulfure d’anti-moine obtenu, sont ultérieurement transformés en régule.
En France le sulfure d’antimoine fondu, sc vendmoyennement à raison de G0 r les 100 kilogr.; et l’anti-moine métallique ou régule, au prix de 20U f les 100 kil.
P. DEIÎETTE.
ANTHRACITE. Difficilement combustible tant par ladifficulté qu’on éprouve à l’allumer, que par la fâ-cheuse propriété que possèdent quelques espèces de sedéliter par l’action de la chaleur et d’intercepter le pas-sage de l’air, l’anthracite n’en est pas moins un com-bustible bien précieux, et qui sera une source fécondede richesses pour plusieurs régions de la France , qui enpossèdent des gisements abondants, quand on connaîtramieux la manière de l’employer. La possibilité de l’uti- 1liscr, surtout après les travaux de M. Ebelmen , qui est |
parvenu à obtenir avec les déchets les plus inférieursde la houille les températures les plus élevées que l’onproduise dans la métallurgie du fer, ne saurait être dou-teuse : mais de plus, l’exemple des Américains, quitravaillent le fer à l’anthracite, prouve bien que sonemploi ne doit plus être limité à la cuisson de la chaux,comme cela a lieu généralement en France .
11 faut aussi remarquer que si les combustibles àlongue flamme sont très recherchés, à cause de la faci-lité de leur combustion dans les appareils les plus im-parfaits, le progrès tend à leur substituer des charbonssans flamme. Alimentation moins fréquente, chauffageplus régulier, utilisation d’une fraction plus importantede leur valeur réelle, qui passe presque tout entière àl’état de chaleur rayonnante; telles sont en partie lesraisons qui font souvent préférer les charbons qui serapprochent beaucoup de l’anthracite, celui de Fresnes ,par exemple, aux charbons à longue flamme.
Nous avons cru devoir insister sur l’importance del’avenir probable de l’anthracite, parce que cette ques-tion est d’une importance très grande pour quelques-uns de nos départements. L’Isère et les Hautes-Alpes ,par exemple, qui en possèdent d’admirables gisements,situés au milieu de nombreuses formations métallifèresnon utilisées, le long de torrents possédant une forcemotrice immense, ne doivent-ils pas devenir un jour lelieu d’usines métallurgiques considérables? C’est cetavenir probable, et nous espérons prochain, que nousappelons de tous nos vœux.
ANTISEPTIQUES. Substances qui empochent ouarrêtent la décomposition spontanée des matières orga-niques animales et végétales. Ce sont principalement lesel de cuisine, le nitre, les épices et le sucre qui agissenten partie en modifiant la nature des fibres de la sub-stance, soit animale, soit végétale, et en partie, en rendant leur constituant aqueux inapte a la décomposition.Voyez putréfaction (moyens de prévenir la).
AQUEDUC. On en fait d'apparents et de souterrains.
Les premiers, construits comme les ponts et formésd’une série d’arches, traversent les vallons et les fon-drières, pour conduire l’eau d’un sommet de montagneà un autre sommet opposé, ou pour la faire couler au-dessus du niveau d’un fleuve dont l’aqueduc croise lecours. La rigole, ou canal de conduite des eaux, estplacée à la partie supérieure, dans le tablier; tantôtl’eau y coule à ciel ouvert, tantôt on la recouvre d’unevoûte pour la garantir contre Faction du soleil.
On est quelquefois obligé de percer des montagnespour conduire l’eau d’un côté de la base à l’autre, alorsl’aqueduc est souterrain. Dans ce cas, ou commence lepercement par les deux extrémités, en se dirigeant àl’aide de la boussole ou du niveau, et si la galerie a unelongueur assez considérable, on pratique sur sa direc-tion et sur les flancs de la montagne, un ou plusieurspuits verticaux, que l’on fonce jusqu’au niveau quedevra avoir la galerie, puis on attaque la roche de cha-que côté des puits, en partant de leur pied et s’avan-çant dans la direction de la galerie. Lorsque le travailest conduit avec soin, les parties do galeries, ainsi atta-quées par leurs extrémités, doivent se rejoindre exacte-ment. Les puits verticaux servent à l’extraction desdéblais pendant la construction de l’aqueduc, et plustard de regards. L’aqueduc est ensuite généralementmuraille (voyez mines), en tout ou en partie, suivantla nature du sol qu’il traverse.
Quelquefois on donne à la maçonnerie <Fun aqueducapparent assez d’épaisseur pour permettre aux voituresd’en parcourir la longueur sur une chaussée publiquequ’on ménage sur l’édifice, à la hauteur convenable :l’aqueduc offre alors l’avantage non seulement de fairefranchir à l’eau les vallons qui séparent les montagnes,mais encore de faciliter les communications de l’une al’autre.
A