ARGENT.
ARGENT.
rouge clair, transparent, avec éclat adamantin, et ren-lerme 64 p. 100 d’argent métallique; enfin 3° la myar-gyrite qui ne diffère de l’argent anthnonié sulfuré qu’ence qu’elle renferme une proportion trois fois moins con-sidérable de sulfure d’argent.
Argent sulfuré aigre (ail. spvœdglnscvz) qui présente 2variétés essentiellement distinctes : l ü lu Polybasite, com-binaison de sulfure de cuivre, de sulfure d’argent et desulfure d’antimoine ou d’arsenic ; éclat métalloïde, d'ungris de fer; vue par transmission en esquilles minces,elle présente une couleur rouge de sang; elle renfermede 60 1/2 a 72 1 /4 p. 100 d’argent et se trouve surtoutdans l’Erzgebirge saxon; et 21° l'cirge7it sulfuré aigreproprement dit (ail. schwar/.gultigerz), qui est unecombinaison de sulfure d'argent avec du sulfure d’anti-moine ou d’arsenic; d’un gris de fer; éclat faiblementmétalloïde ; poussière noire se trouve avec l’espèce pré-cédente, ainsi qu’en Hongrie, Transylvanie , etc...
Cuivre gris argentifère (ail. weissgiiltigerz). Combi-naison de sulfures d’argent, de cuivre, de plomb et d’an-timoine ; ayant un éclat métalloïde et une couleur com-prise entre le gris de plomb et celui d’acier. Celui quel’on trouve dans les mines de Freiberg contient 30 à 32p. 100 d’argent. Le Graugültigerz est une variété decuivre gris beaucoup plus pauvre en argent que la pré-cédente.
Bismuth sulfuré plombo-argentifère (ail. uismuth-bleicrz). Métalloïde, gris de plomb, cassant; c’est unsulfure triple de bismuth, de plomb et d’argent; renfer-mant 15 p. 100 d’argent métallique. On le trouve àSchapbach (Foret-Noire ), rare.
Argent antimonial (ail. spiessglanz silber);substance,métalloïde, assez rare, blanc d'argent, composée d’en-viron 77 parties d'argent et de 23 p. d'antimoine; on letrouve quelquefois cristallisé en prismes rectangulaires,mais le plus souvent il se présente en masses concrétion-nées. On le trouve à Wolfach (Forêt-Noire ) et dans quel-ques mines du Hartz.
Argent chloruré (ail. silberliornerz), demi-ductile,assez tendre pour se laisser couper au couteau ; couleurgris de perle tirant souvent sur le bleu et brunissant àl’air; éclat \itreux; ordinairement translucide; cristal-lise eu cubes. Se trouve surtout en Amérique .
lodure d’argent , découvert par Yauquelin dans desminerais du Mexique ; jaunâtre ; assez rare.
Bromure d’argent. Découvert il y a peu d’années parM. Berthier dans des minerais du Mexique , où il paraitassez commun; en grains verts cristallins.
Séléniure et tellurure d'argent extrêmement rares etne sont cités ici que pour mémoire.
Amalgame, mercure argentai, d’un blanc d’argent trèséclatant, tendre, se laissant couper au couteau. 11 cris-tallise en octaèdre régulier ou en dodécaèdre. On ne le ,rencontre en quantité assez considérable que dans les jmines du Chili (Coquimbo , Arqucros). Il renferme 86p. I100 d’argent. !
Galène argentifère. Presque toujours le sulfure de iplomb ou galène est associé à une petite quantité d’ar- *gent à l’état de sulfure. On la regarde comme extrêmement riche lorsqu’elle renferme 0,005 d’argent, et dansbeaucoup de cas on peut en extraire avec avantage ce-lui-ci lorsqu’elle a même une teneur dix fois plus faible.
En général, et quelle que soit leur nature, on regardecomme très riche des minerais qui renferment 0,005«l'argent métallique.
Argent carbonaté. On trouve quelquefois des carbo-nates de plomb argentifères dans lesquels l’argent paraîtêtre à l’état de carbonate. Très i*are.
Sous le rapport du traitement métallurgique, on di-vise les minerais d’argent en quatre classes, savoir :
1 a Minerais d’argent proprement dits avec ganguesstériles.
2" Minerais de plomb et d 'argent.
3 U Minerais de cuivre et argent.
4° Minerais de plomb, cuivre et argent.
La séparation de l’argent de scs minerais peut se ré-sumer en deux méthodes tout à fait distinctes, le traite-ment par amalgamation (ail. verquicken), et celui parune série de fontes successives qui concentrent l'argentdans une certaine quantité de plomb que l’on en sépareensuite par la coupellation (ail. treiben). Le premier deces procédés consiste essentiellement à mettre en con-tact intime, avec du mercure métallique, les mineraisd’argent finement pulvérisés et ayant déjà été soumis àune préparation particulière; l’argent se dissout dansle mercure, et après avoir recueilli, par lavage, l’amal-game, on le distille et on obtient un résidu d’argent mé-tallique. Ce procédé offre sur tous les autres, l’avantage(l’une grande simplicité, mais comme on perd les mé-taux étrangers tels que le cuivre et le plomb qui sctrouvent associés dans les minerais, on ne l’emploiegénéralement que pour les minerais qui ne renfermentproportionnellement qu’une faible quantité de plomb etde cuivre; cependant nous verrons un exemple du con-traire, dans le pays de Mansfeld. Dans les autres procé-dés on obtient par une suite de fontes et de grillagessuccessifs, du plomb ou du cuivre a rgentifères (voyez cesmots), dont il s’agit de séparer l’argent. A cet effet, onsoumet le plomb à la coupellation. Quant au cuivre, ildoit d’abord être liquaté; opération par laquelle on faitpasser lapins grande partie de l’argent qu’il renfermaitdans du plomb que l’on coupelle ensuite.
Nous allons exposer sommairement ces principauxprocédés :
1° MINERAIS D’ARGENT PROPREMENT DITS AVECgangues stériles. Amalgamation américaine. Cetteméthode inventée au Mexique par Bariholomé de Mé-dina, en 1557, existe encore en Amérique dans toute sasimplicité primitive; il est nécessaire pour faire com-prendre l’avantage que l’on trouve à employer ce pro-cédé , de se rappeler que dans ce pays les minerais nesont généralement pas plus riches qu’en Europe , que leplomb y est très cher, le combustible très rare et qu'onv manque de cours d’eau comme force motrice.
Au sortir de la mine, les minerais sont livrés auxpepenadores , ouvriers qui, le marteau à la main , lesconcassent en fragments dont la grosseur ne dépassepas 2 à 3 centim. cubes, et les trient. On met de côtéles minerais riches qui contiennent plus de 0,01 d’ar-gent et qui sont ordinairement soumis à la fonte; lereste est amalgamé. Les minerais destinés à l’amalgama-tion sont d’abord pulvérisés dans des bocards à sec, ren-fermant de. 6 à 8 pilons qui pèsent chacun 100 kilogr.environ, et sont soulevés par des cames placées sur unarbre horizontal qui est mis en mouvement, soit par uneroue hydraulique prise en dessus, comme l’indique la
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