ARGENT.
ARGENT.
vient tomber dans une auge séparée en pierre dure oumieux en bois. On estime qu’une batterie de 8 pilonspeut pulvériser en 24 heures 1.000 kilogr. déminerai.T.a poudre ainsi obtenue n'est pas assez One pour êtreamalgamée, on la réduit en farine impalpable dansdes moulins (arrastres), où on ajoute un peu d’eau.<’os moulins sont ordinairement mûs par des mulets (piifont tourner un arbre vertical armé de 4 bras, surchacun desquels est montée une meule verticale engranit ou autre roche dure, qui se meut dans un bassinégalement en pierre. Ces moulins sont ordinairementplaeés sous un hangar, comme l’indique la fig. III, qui
([lie patio est rectangulaire, a I50 m de long sur I 15'" delarge et peut contenir 2i tas circulaires de minerai,de lo"‘ de diamètre, sur 0'",15 à 0 ,w ,20 de hauteur, dis-posés sur 4 rangées. On réserve habituellement dansun coin de l’aire un petit espace pour traiter une faiblequantité de minerai qui permette de déterminer d’a-vance la proportion de mercure qu’il faut incorporerdans les tas.
A Zaratecas on forme d’abord, pour recevoir chaquetas, des compartiments de grandeuv convenable entou-rés de planches, au milieu de chacun desquels on intro-duit 55 liectol. 1/2 de sel marin impur; on charge pav-
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représente le grand atelier de préparation mécanique deSalyado, près (luanajuuio x lequel renferme 36 bocardsà sec et 42 moulins à eau, sous le meme toit, le toutdesservi par des mulets. Chacun d’eux peut réduireen "24 heures, en poudre impalpable , 300 kilogr.environ de minerai déjà passé au bocard. On relaie lesmulets toutes les 6 heures. Cette opération est consi-dérée comme très importante, car l’amalgamation est
d’autant plus complète, et la perte en mercure d’autantmoins considérable, que la pulvérisation a été pousséeplus loin. On recueille les boues qui s’échappent des mou-lins dans des fosses de 1 à r 2 met. de profondeur, et aprèsles avoir laissées prendre de là consistance au soleil,on les porte à l’aire d’amalgamation ou patio (tig. 11 2),uu! sst entouiée de murs et pavée. A Zacatecas , cha-
dessus 600 quintaux métriques de minerai ; on mélangele tout ensemble en le remuant d’abord à la pelle, puisen le faisant piétiner par des mules, et le laissant en.suite reposer le reste de la journée. Le lendemain onajoute le magistral, minerai de cuivre grillé, puis fine-ment pulvérisé, renfermant -10 p. 100 de sulfate decuivre et autant de sulfate de fer, en quantité variablesuivant la teneur en argent du minerai et la saison.Ainsi cette quantité est de 22 quintaux 1/2 partas en été, et seulement de I 1 quintaux 1/4 enhiver, pour des minerais renfermant 0,00150d’argent métallique ; lorsque l’opération marchetrop rapidement ou qu’il y a trop de magistral,ce qui tend à augmenter la perte en mercure,on y remédie en ajoutant une certaine quantitéde chaux. Après l’addition du magistral, on lemélange , en faisant piétiner la masse pen-dant 5 à 6 heures par 6 mulets. On commenceensuite à ajouter une certaine quantité de mer-cure , que l’on tamise sur le tas au traversd’une chausse en laine, et que l’on incorporedans la masse en faisant d’abord piétiner denouveau celle-ci, puis la retournant avec des pelles enbois, on continue ainsi pendant plusieurs jours à fairepiétiner les tas et à les retourner à la pelle, jusqu’à ceque tout le mercure se soit amalgamé; on en ajoutealors une seconde et même quelquefois une troisièmecharge, en traitant à chaque fois le minerai comme ilvient d’être dit. Enfin on ajoute une dernière charge de