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ARGENT.

ARGENT.

muix pour le dégagement de Thumidité, recouverts parune assise de briques 3, sur lesquelles on tasse forte-ment des scories 4, de la fonte au plomb ; par-dessus estun lit de briques réfractaires 5, sur lequel repose la sole

de 0“

à 0"', 30 d’épaisseur, formée d’un mélange

bien damé, de 4 parties en volume de cendres de boislavées pour 1 de chaux; k chapeau en tôle intérieure-ment recouvert d’un enduit d’argile réfractaire, et main-tenu par un châssis en fer qui so manœuvre à l’aided’une potence; n, n f tuyères alimentées par 2 soufilctspyramidaux en bois s, s, et munies à leur embouchure,de papillons, pour rabattre le vent ; q, porte pour chargerle plomb d’œuvre sur la sole; y, portede déchargement dela grille; x, voie des litharges par laquelle elles tom-bent dans le bassin de réception ; z, sole qui a 2‘",0ü dediamètre, O 1 ", 15 à ü m ,20 de flèche, et dont la distanceau chapeau, à la clef, varie de 0"',80 à '1 m ,()0. La cou-pelle ayant été battue, ce qui demande 2 heures et demiede travail, on charge en rond sur la sole 4ÙÜ0 k à 4500 kde plomb, on met le chapeau et on allume le feu sur lagrille avec des fagots, cnlhmgmentautpcu à peu; après3 heures, le plomb est entièrement fondu, et recouvertpar une couche de matières qui s’y trouvaient mélan-gées, qui portent le nom d ’ abzugs et que l’on retire avecun râble; on commence à donner le vent, et le bain con-tinue à se recouvrir de poussières grises qui portent leuomd’absfric/is, et-que l’on enlève de demi-heure en demi-heure ; l’ouvrier facilite leur séparation en enfonçant detemps en temps dans le bain, par la porte latérale unebûche de bois vert, et l’y agitant en tous sens. Bientôt,à mesure que la température s’élève et que les crassesqui se foraient à la surface du bain renferment une plusgrande proportion d’oxyde de plomb, elles se fondent ets’écoulent par la voie des litharges que l’on a soin d’ap-profondir au fur et à mesure qu'il en est besoin. Lespremières litharges sont encore très impures et sont di-tes litharges noires ; peu à peu clics prennent une cou-leur jaune ou rouge, ce sont les litharges marchandes.Lorsqu’on les laisse couler en un filet mince que l’on en-lève à mesure qu’il se solidifie, on n’obtient guère quedes litharges jaunes, tandis que lorsqu’on leur permetde s’écoulcrsurunelargesurfaceetqu’on les laisserefroi-dir lentement et en grandes masses, on obtient beaucoupde litharges rouges qui ont une valeur commerciale beau-coup plus élevée que les litharges jaunes; dansquelques usines, on transforme ces dernièresen litharges rouges, avant de les livrer au con*-merce, par un traitement ultérieur qui con-siste il les pulvériser et à les exposer ensuiteau contact de l’air, pendant un certain temps,en couches de quelques centimètres d’épais-seur, sur des plaques de tôle ou de fontechauffées en dessous au rouge sombre. A lafin de la coupellation, on augmente le feu,qui jusqu’alors, a toujours été maintenu à unpoint tel, que les litharges soient bien fluideset lorsqu’il ne reste plus que 150 à 200 k deplomb dans la coupelle; on met de côté leslitharges que l’on obtient et qui sont des U-Iharges riches. Il va sans dire que les tuyè-res, d'abord horizontales, doivent être incli-nées à mesure que l’opération avance, demanière à ce que le vent rase toujours lasurface du bain. Après 20 heures environ, lephénomène de l’éclair se produit, les pellicu-les irisées d’oxyde de plomb qui tournoyaientavec une extrême rapidité sur la surface dugâteau d’argent, disparaissent subitement;on arrête aussitôt le vent, on bouche l’ou-\erture x avec une brique et on verse avecprécaution de l’eau sur le gâteau d’argentpour le refroidir. On obtient par charge dede plomb d’œuvre.

G ii

7 k

25 à

30qm

1 à

8qm

2 à

fqm

Argent de coupelle au titre de 0,923.

Litharges marchandes, jaunes et rouges,renfermant 0,00007 d’argent. . . .

Litharges riches. 1

Abzugs, abstriehs et litharges noires.

Fonds de coupelle.

Les abzugs, abstriehs, litharges riches et fonds decoupelle, sont repassés dans la fonte au plomb, et don-nent de nouveau du plomb d’œuvre; les litharges mar-chandes sont ordinairement vendues en cet état, et leslitharges noires sont seules revivifiées en les fondantdans un fourneau à manche avec du charbon de bois.

Le plomb ainsi obtenu, est aigre et cassant, renfermebeaucoup d’antimoine et est vendu, soit aux fabricantsde plomb de chasse, soit à ceux de caractères d’impri-merie. On perd de 4 à 8 p. 100 de plomb dans la cou-2 >cHation> On rafline l'argent de coupelle par une se-conde coupellation faite sur une échelle plus petite.

Au lieu de charger sur la sole tout le plomb d’œuvreen une seule fois, comme nous venons de le voir, onn’en charge dans beaucoup d’usines qu’une partie, et onajoute graduellement le reste par filage dans la suitede l’opération ; ce procédé offre l’avantage de pouvoir,dans un fourneau de dimensions données, et dans uneseule opération, coupeller une quantité de plomb bien[dus considérable; mais lorsque Ton trouve à se débar-rasser plus avantageusement des litharges marchan-des, que du plomb qu’elles renferment, ce qui est lecas général, il faut, pour opérer par filage, que le plombd’œuvre que Ton traite ne renferme à l’exception del'argent que des traces de métaux étrangers, et nefournisse par suite, qu’une petite quantité d’ubstrichs quien quantité notable altéreraient infailliblement la pu-reté des litharges marchandes.

Dans d’autres usines, où Ton opère sur des plombstrès pauvres, on ne pousse la coupellation que jusqu’àce que les 9/10 environ du plomb soient passés dansles litharges; on obtient ainsi un plomb d’œuvre ri-che, dans lequel tout l’argent s’est concentré; on le metde côté, et lorsqu’on en a une quantité suiüsantc, on lecoupelle comme à l’ordinaire. Nous allons donner desexemples de ces modes divers d’opérer.

A Àhton-Moor (Angleterre), le raffinage du plombj s’exécute dans des fourneaux à réverbère, dontlalig. 121

donne le plan, et la fig. 1221a coupe. Le foyer a est uncarré de 0“‘,5ü de côté, séparé de la sole par un massif