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A-F.
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ARGENT.

ARGENT.

en maçonnerie b do 0 m ,3.i de largeur. La flamme,après ave ir passé sur la surface du plomb qui se trouvedans lu coupelle, se rend ensuite dans deux tuyaux c, c,qui prennent naissance sur le coté opposé du fourneauet se terminent dans une cheminée f de I2 m de hau-teur. Au bas de la cheminée sont des ouvertures 1 , pouren retirer les cadmies qui se déposent dans leur inté-rieur; ces ouvertures sont bouchées pendant l’opéra-tion. Tes fourneaux de coupelle sont généralement dou-bles, et établis de part et d’autre de la cheminée oùse condensent les vapeurs.plombeuscs. La coupelle danslaquelle l'opération s’exécute est mobile; elle est com-posée d’un châssis, ou cadre ovale AIlCl) (lig. 123 etd21) eu fer, entouré d’un rebord do O m ,iU do hau-teur, dont leplus granddiamètre estde T",23, etle plus petitdeO m ,65; soufond présente(fig. 124) 4barres trans-versales,AD.mm, un, BC,ayant , ainsique les autresparties ducadre, O 1 ", 10de largeur et0"‘,30 d’é-paissenr. Lapremière deces barres estplacée àO l, |25do la partieantérieure durebord, et les

trois autres sont à peu près également espacées entre celle-ci et le bord postérieur. Pour former la coupelle, on inefdans le cadre, des couches successives de cendres d’oset de cendres de fougères, en poussière très line. Lescendres d’os forment de I /8 à 1 /IG du volume du mé-lange, suivant la pureté de la cendre de fougère quel’on emploie, en raison de la forte proportion de potassequ’elle renferme, et qui a la propriété de vitrifier àdemi la poudre d’os, de faire disparaître sa friabilité etde la rendre plus durable. Pour donner de la solidité àla coupelle, ou bat assez fortement les couches de cen-dres, et Ton en met jusqu’à ce que le cadre soit entière-ment rempli ; ensuite, on creuse la masse ainsi formée,au moyen d’une petite bêche faite exprès, jusqu’à cequ’elle n’ait plus que 0 n ‘,020 d’épaisseur dans le fondau-dessus des barres du châssis. On laisse un rebordde 0 m ,()50 à la partie supérieure, et do O" 1 ,063 à la par-tie inférieurs; excepté sur le devant qui a 0,"'I25 d'é-paisseur. Dans cette partie antérieure, on creuse uneouverture de 0 m ,033 de large, et de 0"‘,I50 de long,avec laquelle communique l’issue de la litharge. Lacoupelle ainsi préparée, on la place dans le fourneau deraffinage, dont elle peut Être considérée comme la sole.Elle repose sur un anneau de fer scellé dans la maçon-nerie du fourneau; la hauteur de la voûte du fourneauau-dessus de la coupelle est de 0 m ,50 près du pont de lachauffe, et de 0 ,M ,23 près du tuyau de sortie. La tuyèreest pratiquée sur le côté postérieur du fourneau opposéà celui par lequel coule la litharge. Sur les côtés, qnpratique des ouvertures g, g, soit pour filer le plomb,soit pour introduire du plomb fondu <îans l’intérieur dela coupelle. Un petit fourneau en briquesest accolé à ce-lui de coupelle; il porte une chaudière, dans laquelle onfait fondre le plomb que l’on file. On ne coupelle queles plombs obtenus au fourneau écossais (voir plomb),

et que l’on regarde comme riches lorsqu’ils contien-nent 0,0002ü d’argent fin. Le fourneau de coupellequenous vouons de décrire étant préparé et la coupelle placée,on allume le feu, qui doit être poussé, dans les premiersmoments, avec beaucoup de ménagement pour sécherla coupelle sans la faire éclater, comme cela arriveraitinfailliblement si une chaleur brusque faisait évaporertrop vite l’eau qu’elle contient. Lorsqu'on L’a peu à peuséchée complètement et amenée à la chaleur Ju rougenaissant, on la remplit presque entièrement de plombqu’on a fait fondre d’avance dans une chaudière de fer;elle peut en recevoir environ 250 k . A la température àlaquelle on introduit le plomb, il se couvre tout de suited’une pellicule grise d’oxyde ; mais quand la tempéra-ture du fourneau a été peu à peu élevée jusqu’au degréconvenable, il devient d’un rouge blanchâtre et toute sasurface est recouverte de litharge ; on met alors en jeudamachine souillante, dont le vent dirigé dans le sens dugrand axe de la coupelle, fait passer la litharge parl’issue qui lui a été préparée, et par laquelle elle tombe surune plaque de fonte de niveau avec le sol de l'atelier,et s’y prend en larmes. Dans cet état, on Tenlèvo pourla porter au fourneau de réduction et la revivifier.Comme par l’effet de l’oxydation continuelle, qu’elle subit, la surface du plomb s’abaisse nécessairement au-dessous ou au niveau de la voie des litliargcs, on ajouteie nouveau du plomb fondu que l’on prend avec unecuillère, dans la chaudière ci-dessus mentionnée, aussisouvent que le besoin s’en fait sentir; on continue ainsijusqu’à ce que l'on ait introduit dans la coupelle 4300 k deplomb pauvre, ce qui dure de 1G à 20 heures ; et on ob-tient 55 k de plomb riche dans lequel s’est concentré lapresque totalité de l’argent contenu dans le plomb pau-vre. La coupellation riche s’exécute dans le mêmefourneau, et d’une manière analogue, seulement onpasse par opération 2500 k de plomb riche, et la cou-pelle diffère de celle que nous avons décrite, en cequ’elle présente à son fond une dépression, propre àrecevoir à la fin de l’opération le gâteau d’argent, demanière à cequ’une portion du fond reste à découvert, etqu’on puisse y pousser avec un petit râble les scoriesqu’on arrache des bords du gâteau d’argent. En résumé,trois hommes peuvent en une semaine passer à la cou-pelle 258 quintaux métriques de plomb , et la quantitéde houille consommée est d’environ lo k par 400 k deplomb soumis à la*coupellation.

La litharge obtenue aux environs d’Alston-Moor parle raffinage du plomb, se vend rarement en nature, et estpresque toujours revivifiée dans un fourneau à réverbère,dont la sole a 1 m 90 de longueur; à cet effet on placed’abord sur la sole un lit de houille de 5 à G centim.d’épaisseur; elle s’embrase bientôt et se réduit en fraisilrouge de feu; on charge alors la litharge en fragmentsassez gros mélangés d’une certaine quantité de me-nue houille, et Ton répand ce mélange sur toute l’éten-due de la sole ; on conduit le feu de manière à main-tenir le fourneau au rouge sombre, de sorte que lalitharge ne fonde pas, et que le plomb réduit se séparepar liquation. Dans ce fourneau on peut revivifier enneuf ou dix heures 6,300 k de plomb. On fond au coke etau fourneau à manche les fumées, les fonds de cou-pelle et les crasses du fourneau de réduction.

Le fourneau de coupelle de la belle usine dite Frie -drirhshtilte , située près Tarnowitz (Haute-Silésie ),est représenté en coupe et en plan par les fig. 125 et1 2G : a, lit dcscories pilées ; b, assise en briques réfrac-taires sur laquelle repose la coupelle ; c, coupelle fonnéeavec un mélange de o parties en poids de calcaire mar-neux dolomitique et de 1 partie d’argile réfractaire; ellea 2 m ,80 de diamètre et 0 m ,37 de flèche ; d , grille située àO m , iO en contre bas de l’autel e et ayant 0‘ u ,48 de largesur 0 n ’,80 de long ; f, chapeau en tôle, renforce par unecarcasse en barres de fer et recouvert intérieurement