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ARGENT.

ARGENT.

<i’un enduit d’argile; g } porte de la chauffe; h, cendrier; 1 faible quantité de plomb, la presque totalité de l’argenti, canaux d’assèchement; Je, k , rampants qui conduisent j contenu dans une grande quantité de plomb très pauvre.

Ce procédé a été trouvé il y a peu d’années,par M. Pattiuson, et il est actuellementappliqué avec succès sur une grande échelleen Angleterre. Le procédé de M. Pattiuson,aussi simple qu’ingénieux, et qui porte lenom d'affinage par cristallisation , est fondésur ce principe que dans un bain de plombargentifère, il se forme par le refroidisse-ment et l’agitation de petits cristaux deplomb qui se réunissent au fond du bain ;d’abord ils contiennent peu ou pas d'ar-gent, puis ils deviennent de plus en plusriches; en enlevant toute la première por-tion de plomb extrêmement pauvre eu ar-gent qui se sépare d’abord, on peut doncainsi concentrer dans une petite quantité deplomb la presque totalité de l’argent, etcela i\ la température du plomb fondant.

L’atelier d’affinage renferme quatrechaudières de fonte comme celle indiquéefig. '1 27 ; elles ont 1 01 de large à l’ouvertureet O 1 ”,65 de profondeur ; une cinquième pluspetite sert à refondre le plomb raffiné et àle couler en saumons ; deux autres plus pe-tites servent à chauffer les écumoires donton se sert pendant l’opération, lesquellesont 0"',45 de diamètre, 0"', 15 de profon-deur, et sont percées de trous de 0“‘,0I delarge; il y a par chaudière 1 ouvrier travaillant 9 heures de suite. On commencepar charger dans la chaudière n° -I, 4060 kîle plomb pauvre ayant au plus une teneurde 0,00020, et dès qu'ils sont fondus, onenlève le feu que l’on porte sous la chau-dière n° 2, puis à l’aide de l’écumoire dontnous avons parlé, et qui a été préalablementchauffée dans la petite chaudière la plusvoisine, on pêche les cristaux à mesure qu’ilsse forment dans la chaudière n" 1, et aprèsles avoir laissé égoutter quelques secondes,on les jette dans la chaudière n° 2 ; oncontinue ainsi jusqu’à ce qu'on ait en-levé les 3/4, ou 30io k du plomb ; on jettela flamme dans la cheminée /; m t registre servant à I ensuite à terre les o08 k , ou la moitié du dernier quart,

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régulariser le tirage ; «, registre servant à introduire del'air froid dans le fourneau pour le refroidir, et ànettoyer les rampants k, U...; o, tuyère en cuivre de0",06o de diamètre, pouvant s’incliner à volonté, danslaquelle l’air arrive sous une pression de 0 k ,018 parcentimètre carré, par une buse de 0 ro ,038 de diamètre;p, papillon servant à rabattre le vent sur le bain, et àl’éparpiller à sa surface; q y voie des litharges. On faitune coupellation pauvre et une coupellation riche ; pasde filage. La charge se compose 70 à 80 quintaux mé-triques de plomb. La fusion et l’enlèvement des abstrichsdure 6 heures, et la formation des litharges 24 à 30 heu-res, en tout 30 à 36 heures. D’après la moyenne de1842 : lOOO'i 0 * de plomb d*œuvre pauvre ont donné, àraison d’une teneur de 0,0732, 73‘ 1 “ , ,2 de plomb d’œu-vre riche, lequel, coupcllé de nouveau, a donné à raisond’une teneur de 0,00716, 52 k ,411 d’argent de coupelleavec une consommation totale de 23 b m ,32 de houille.Les abzugs, abstrichs, fonds de coupelle et lithargesriches sont refondues pour plomb d'œuvre.

Affinage par cristallisation. Les plombs très pauvresne peuvent pas, dans certains cas, être coupelles avecprofit, parce que l’argent que l’on en retire ne suffit paspour couvrir les frais de cette opération ; les plombs duDerbvshire (Angleterre), par exemple, sont dans ce cas.Le problème à résoudre consistait donc à trouver unprocédé qui permit de concentrer à peu de frais dans une

\ mesure que l’on l’enlève; enfin on coule les 507 k ,

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ou le dernier 1/8 qui reste dans la chaudière n° 1, ony remet le plomb que l’on a jeté à terre, et l’on achève