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A-F.
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ARGILE.

ARGENTGRE.

89396 k = -1125575 k !

7900596358645325

200030271700600200200

Ï22167 k = 122l67 k

Total de la production annuelle d’argentà la surface du globe. . .... 1247752 k

représentant une valeur de 277267000 f , laquelle quan-tité correspond à une sphère massive de 6 mètres dediamètre environ. Voir pour le complément de cet arti-cle les mots AFFINAGE DES MATIERES D’OR ET d’AR-GENT, ALLIAGES, ARGENTURE, ESSAIS, MONNAIES CtPLAQUÉ. P. DEBETTE.

ARGENTURE ( angl . silvering, ail. versilbern). Onn’argente guère que le cuivre et le laiton ; pour l’argen-ture sur bois, elle se fait tout à fait de meme que ladorure sur bois , et nous renverrons le lecteur à ce mot.

Lorsqu’on veut argenter une pièce, on commencepar lYmor/i/er ; opération qui consiste à la préparer à lalime ou au tour, puis à enlever avec une pierre à polirle morlil et les arêtes \ives. On la décape alors en lachauffant au rouge et la plongeant ensuite dans de l’a-cide nitrique très étendu (eau seconde), puis la ponçantavec une pierre ponce et de l’eau. On réchauffe de nou-veau la pièce, seulement à un point tel qu’eu y projetantquelques gouttes d’eau elles s’évaporent avec un légerbruissement et on la replonge dans de l’eau seconde, quiy fait naître de petites aspérités destinées à retenir lesfeuilles d’argent ; si cela ne suflit pas on hache la pièce àl’exception des parties ciselées, c’est-à-dire qu’avec uncouteau d’acier approprié à cet usage on la couvre derayures dans le but de donner plus do solidité à l’argen-ture : enfin on la fait chauffer jusqu’à ce qu’elle aitacquis une couleur bleuâtre, ce qu’on nomme bleuir. Dèslors la pièce ne doit plus refroidir que le travail ne soitachevé. Pour la manier, l’ouvrier la place sur delà cendrechaude renfermée dans une chaudière ( mandrin ), et sai-sissant de la main gauche, avec de petites pinces oubrucelles, deux feuilles d’argent, il les applique sur lapièce chauffée, et les presse fortement de la main droite,avec le brunissoir à ravaler ; puis, en maintenant toujoursla pièce chaude, il applique de 4 à 6 feuilles à la fois,et brunit jusqu’à ce qu’il ait mis de 30 à 60 feuilles,suivant la qualité de l’argenture : la feuille d’argent estun carré de 0 m , l4 de côté et 12 feuilles pèsent 1 gram.Si en chauffant trop on noircissait la pièce, on enlève-rait cette poudre noire avec la gratte-boésse , espèce debrosse en fil de laiton. Enfin lorsque la piece est suffi-samment argentée, on brunit à fond avec le brunissoir àpolir en acier, jusqu’à ce qu’on n’aperçoive plus aucunjoint.

Il y a un autre mode d’argenture moins solide, quiporte le nom d'argenture au pouce, et qui se fait de lamanière suivante : on prend 1 partie de poudre d’argentobtenue en précipitant le nitrate étendu d’eau par unelame de cuivre, 2 p. de sel marin et 2 p. de crème de tar-tre, on broie le tout ensemble et on le réduit en bouillieavec un peu d’eau ; on s’enveloppe ensuite le doigt avecun linge fin, on le trempe dans cette pâte et on frottela surface bien décapée de l’objet à argenter que l’onlave ensuite dans de l’eau de lessive tiède, puis dans del’eau pure ; enfin on essuie avec un linge blanc et onfait sécher à une légère chaleur.

lieport.

( Norwége (Kongsberg ,

Sala). ,.

Bohème (1842).

Prusse (1841).

Angleterre (1835).

Bords du Rhin (Alzau,.§ \ Ilolzappcl, Ems, etc.) .î* JFrnnce (1846).

I Suède.

■ Savoie et Piémont.

! Salzbourg .

\ Divers. . .

Dans l’argenture cri feuille il faut, lorsqu’elle est dé-tériorée en quelques points, désargenter complètementla pièce en la plongeant dans l’eau seconde jusqu’à ceque tout l’argent soit dissout, et argenter ensuite denouveau en totalité. Le procédé suivant, dû à M. Mel-lawitz ct publié par VAcadémie royale des Sciences, con-sent pour les pièces de peu d’épaisseur, surtout si ellessont relevées en bosse : le cuivre est pénétré par l’ar-gent, de sorte que l’argenture est très solide, et si elles’use en quelques points, elle est facile à réparer enchargeant de nouveau la partie qui s’est détériorée. Onhumecte, au moyen d’un pinceau, la surface de la piècebien décapée avec de l’eau légèrement salée, et on ta-mise bien également par-dessus un mélange préalable-ment pulvérisé et passé au tamis de soie, qui se composede : argent précipité de sa dissolution nitrique par unelame de cuivre, 1 p.; chlorure d’argent bien lavé et des-séché, 1 p.; borax purifié ct calciné, 2 p.; on chauffeensuite la pièce au rouge, on la retire avec des pinces,et on la plonge dans de l’eau bouillante, contenant unpeu de sel marin et de crème de tartre, puis l’on gratte-boésse pour enlever les impuretés. Cela fait on passetrès également, avec un pinceau, une couche d’une pâteformée de poudre de l’opération précédente, sel ammo-niac pur, sel marin pur, sulfate de zinc et fiel de verre(écume qui surnage le verre fondu dans les pots de ver-rerie, et est principalement composée de sulfate desoude), parties égales, que l’on a mêlées et porpliyri-sées avec soin, puis délayées avec un peu d’eau légère-ment gommée. On chauffe de nouveau au rouge cerise,on retire, on gratte-boésse; on continue de charger 4 à5 fois de suite de la même manière avec la pâte, ct l’o-pération est terminée si l’on veut une argenture matte,autrement on brunit.

On argente d’une manière peu solide il est vrai, maistrès peu coûteuse, en frottant les pièces à argenter avecun mélange de chlorure d’argent bien lavé, 3 parties ;crème de tartre, 2 p.; sel marin très blanc réduit enpoudre fine, 2 p.; une très petite quantité de sulfate defer, et un peu d’eau pour en faire une bouillie trèsépaisse. On lave ensuite bien avec de l’eau pure et ondessèche avec du papier buvard.

Pour fabriquer les qualités inférieures de boutonsplaqués, on emploie en Angleterre le procédé suivant :on forme une pâte avec 2 parties de chlorure d’argent,

I p. de sublimé corrosif (dcutocldorure de mercure),72 p. de sel marin, 72 p. de sulfate de zinc ct un peud’eau ; on recouvre de cette pâte les boutons bien déca-pés ct on les chauffe graduellement jusqu’au rouge som-bre, de manière à expulser ainsi tout le mercure. On lesfinit ensuite en les lavant, puis les brunissant.

On argente le cuivre en le recouvrant d’un vernis spi-ritueux puis y appliquant les feuilles d’argent par pres-sion.

Voir, pour l’argenture par les procédés électro-chimi-ques de M. de /fi/oh;,IesmotsALLi âge et dorure.

ARGILE (angl. clay , ail. thon). Peu de matièresprovenant du règne minéral contribuent autant que lesargiles à satisfaire les besoins de la vie commune toutcomme les exigences du luxe le plus raffiné. Elles sontessentiellement composées de silice, d’alumine et d’eau;on ne les rencontre jamais à l’état cristallin, et ellesproviennent toujours de la décomposition d’autres mi-néraux contenant de la silice et de l’alumine; très sou-vent elles sont mélangées avec des matières étrangères,telles que du sable, de l’oxyde de fer anhydre ou hy-draté, du carbonate do chaux, des matières combusti-bles ou bitumineuses, etc.

Le caractère distinctif des argiles est déformer avecl’eau une pâte tenace, plus ou moins plastique, c’est-à-dire qui a du corps, et que l’on peut modeler avec faci-lité ; mais ce caractère varie d’une manière extrêmementremarquable entre les diverses variétés d’argile. En se