ARMES A FEU.
ARMES A FEU.
dans la coloration des papiers peints, les peinturescommunes en détrempe, et les peintures extérieures àl’huile, pour garantir des effets de la pluie ou de l’hu-midité les volets, persienncs, instruments aratoires,clôtures en bois, charrettes, etc. On mélange souventles ocres jaunes avec les bleus de Prusse, afin d’obtenirdes nuances vertes plus agréables pour diverses sortesde peintures.
7° argile légère. Nous devons dire ici quelquesmots sur cette variété d’argile qui se distingue par uncaractère remarquable : sèche au toucher, elle donneune poussière dure, employée à polir l’argent; elle sedélaie difficilement dans l’eau, et présente à peine duliant; elle résiste au feu et prend une grande duretésans acquérir une forte densité; elle surnage l’eau tantqu’elle n’en est pas imbibée; on s’en est servi pour fairedes briques légères. (Voyez briques).
On essaie les argiles : 1" en les calcinant au rougepour connaître la quantité d’eau qu’elles renferment, et,au cas qu’elles contiennent de l’oxyde de fer, en déter-miner approximativement la proportion par la teinteplus ou moins rouge qu’elles prennent par la cuisson ;2° en traitant l’argile complètement desséchée par del'acide hydrochlorique faible, lavant le résidu avecsoin, le desséchant de nouveau et le pesant; la pertefie poids représente le carbonate de chaux qu’elle ren-fermait; on reconnaît sa présence par l’effervescencequ’il donne avec les acides dès qu’il y en a une propor-tion notable; 3° enfin on détermine la proportion dematières sableuses et quartzeuses que l’argile renferme,au moyen d’un lavage par décantation. Voir pour lecomplément de cet article les mots briques , ciments,CREUSETS, DRAPS, MORTIERS , POTERIE, POUZZOLA-NES ARTIFICIELLES.
ARMES A FEU. (Angl. fîre-arms , ail. feucr-gewehre). La fabrication des armes à feu se divise endeux parties essentiellement distinctes, le travail dufer et le travail du bois. La première comprend le ca-non, la platine, et la garniture, plus, pour les armesmilitaires, la baïonnette et la baguette ; la seconde com-prend la monture, et, dans les fusils de chasse, la ba-guette.
Le canon est un tube en fer, exactement cylindri-que à l’intérieur qui offre ordinairement une épais-seur un peu plus considérable au fond qu’à l’ouverture.Il n’y a que les carabines de tir où cette différence nesoit pas sensible, l'ouverture du canon se nomme lalouche, le fond est le tonnerre qui est fermé par unevis, dite vis de culasse, le vide intérieur du canon enest Faîne, dont le diamètre s’appelle le calibre de l’arme.8ur l’une des parois du tonnerre, est pratiquée la lu-mière par laquelle l’inflammation se communique à lacharge.
La fabrication du canon, pour lequel on doit choisird’excellent fer très doux, très ductile et sans pailles,s’exécute de deux manières différentes. Le procédé leplus habituellement suivi consiste à prendre une barrede fer, ou maquette, de la longueur du canon à fabri-quer, et de la largeur de son pourtour, puis à la souderau blanc en l’enroulant sur elle-memc dans le sens desa longueur ; le second procédé qui n’est employé quepour les armes de luxe consiste à enrouler en spiralesur un moule, une ou plusieurs petites bandes de fer,ou meme du fil de fer, et à souder le tout ensemble aublanc.
Le réchauffage doit être conduit avec beaucoup desoin, car on ne peut souder le canon que sur une lon-gueur de 5 à G centimètres à la fois, et encore faut-ilpour cela le réchauffer à trois reprises différentes.Comme par un réchauffage aussi fréquent, le fer esttrès sujet à briller, il est indispensable de le maintenirautant que possible recouvert de scories et de menucharbon, et de faire en sorte qu’il ne soit pas exposé à
Faction du courant d’air forcé qui alimente la forge.Le brasage s’exécute sur un mandrin ou noyau, que l’onretire lorsque l’on porte la pièce dans le feu. Deux ou-vriers sont ordinairement réunis pour le soudage d'uncanon, et frappent, non point avec beaucoup de force,mais avec beaucoup de rapidité, sur la partie à braserqui a reçu dans le feu une chaude suante. On commenceparle milieu du canon, en allant d’abord vers une extré-mité, puis ensuite vers l’autre. Le soudage* terminé, ouporte de nouveau successivement toutes les parties ducanon au rouge blanc, et on le martelle dans une rai-nure hémisphérique pratiquée dans l’enclume, sans yintroduire de mandrin, de manière à le parer autant quepossible.
Les meilleures bandes pour la fabrication des ca-nons de fusil sont faites en fer de rîblons , c’est-à-direde rognures de tôles et de vieux fers à cheval, que l’onréunit en paquets ou trousses qui sont réchauffés à laforge, et étirés au marteau en barres minces, ou mieuxen rubans étroits. Fendant un temps, les canons damas-sés furent très en vogue; voici comment on les fabri-que : on prend des rubans d’acier et de fer, très mincesque l’on place côte à côte parallèlement les uns aux au-tres, en ayant soin de les faire alterner, et que l’on soudeensuite à la forge en une seule pièce; cette pièce estréchauffée, tordue sur ellc-meme à plusieurs reprises,puis étirée en ruban que l’on roule en spirale sur unmandrin, et que l’on soude comme il a été dit ci-dessus.
Les meilleurs canons modernes pour les fusils dechasse, sont construits en rubans de fer de riblons, dela manière suivante : La tige ou filet a seulementC' u ,0123 de large, ou quelquefois moins; elle est un peuplus épaisse au bout qui doit former la culasse, et unpeu plus mince à celui qui doit former la bouche quedans la portion intermédiaire. Après avoir modérémentchauffé cette bande, pour augmenter sa malléabilité,on l’enroule en spirale autour d'un mandrin jusqu’à cequ’on ait formé une longueur convenable du cylindre:les bords dépassent un peu, les uns sur les autres, afinde donner à la soudure plus de solidité. On retirele cylindre du mandrin, et on le chauffe de nouveau,puis le tenant verticalement, on frappe le bout dela bouche sur l’enclume, ce qui rend la jonctiondes spirales plus complète et plus uniforme. Il estalors soudé à plusieurs chauffes successives, à coups demarteau, tant verticaux qu'horizontaux, et enfin ter-miné dans la cannelure hémisphérique de l’enclume.Les plus beaux canons sont toujours faits des tiges lesplus étroites de fer de riblons, d’où ils reçoit eut le nomde canons tordus. On fait aussi des canons en fils d’a-cier, soudés ensemble suivant leur longueur, et tordusensuite en spirale dans un cylindre. Les canons qui sontdestinés à être rayés, doivent être faits en fer épais,et de qualité tout à fait supérieure. Les mousquets desoldats sont un peu plus épais à la bouche, afin d’offrirun support solide à la baïonnette.
Les arquebusiers de Paris qui jouissent d’une réputation justement méritée, étirent à la forge le fer destinéà la fabrication des canons de fusil, en bandes de•I '“,20 de long, 4 centimètres de large et 2 millimètreset demi environ d’épaisseur. On forme un faisceau avec23 de ces rubans que l’on place entre deux bandes unpeu plus épaisses; la trousse ainsi formée, et qui pèseenviron 30 kilogtn, est étirée à la forge, en mie barreméplate de 18 millimètres de large sur 13 millimètresd’épaisseur, que l’on replie en double sur elle-mC*mc, etque l’on étire de nouveau en un ruban de 9 millimètresde large sur 4 millimètres d’épaisseur, de telle sorteque la face plane du nouveau ruban, soit à angle droitavec celles des rubans primitifs qui composaient latrousse. La longueur de ce ruban (pour 2 canons defusil de78 à 83 centimètres) est de 10 à 41 mètres; oule partage en deux parties, que l’on chauffe successive-