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A-F.
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ARMES A FEU.

ARMES A FEU.

lcrons bientôt. Pour les fusils de guerre, nous donne-rons les dimensions adoptées en France et en Angle-terre :

FUSILS

DÉSIGNATION.

Français .

Anglais .

Diamètre de Famé ou calibre. .

0" 1 ,0173

0'",0I90

Diamètre de la balle.

0"',0t(!ü

0'" ,017

Poids de la balle en grammes.

27s, 15

30s,03

Longueur du canon.

l"',liü

T",067

Longueur de la baïonnette. .

0"',3SI

0 :,, ,432

Longueur totale du canon et de

i la baïonnette.

I'",ü2I

4-,499

Poids du canon et de la baïon-

| nette en kilogrammes. . . .

4 k ,9o

5 k ,o2

1

Batterie. La batterie du fusil constitue un petit mé-canisme fort ingénieux. Nous ne donnerons ici que ladescription de la batterie à percussion pour l'emploide la capsule à poudre fulminante, la seule employéeaujourd'hui. Comme mécanisme, il ressemble beau-coup à 1*ancienne batterie à silex, où le feu était pro-duit par le choc d’un silex sur une partie en acier, sys-tème complètement abandonné aujourd'hui.

Nous donnons ici la figure de la batterie du fusilordinaire à piston telle qu’elle a été simplifiée en An-gleterre par M. Lowell, dont la disposition a étéadoptée (fig. *138 ).

Fig. 138.

On voit que ce mécanisme, réduit à sa plus grandesimplicité, consiste en une pièce centrale solidaire avecle chien, appelée noix , qu’un grand ressort tend à fairetourner eu abattant par suite le chien, lorsqu’elle n’estpas nrcêtée par une espèce de rocliet solidaire avec lagâchette. Le mouvement a donc lieu dès qu’on pressesur celle-ci.

Dans le système ci-dessus décrit le chien percutefortement sur la cheminée et l'endommage peu à peu.De petites parcelles de poudre 'fulminante peuvent ydemeurer et être une cause d’accidents. M. Fontenau,de Nantes , a cherché a éviter cet inconvénient parune disposition combinée surtout en vue d’éviter lesaccidents qui surviennent fortuitement lors du manie-ment des armes à feu à la chasse.

Pour atteindre ce but, M. Fontenau rend mobile àvolonté la partie cylindrique du chien qui vient, dansl’arme à percussion ordinaire, frapper sur la cheminéemunie de la capsule. Cette mobilité est obtenue en forantcylindriquement cette partie du chien , et y taraudantun pas très fin qui permet d’y adapter une vis (fig. 139).

Cette vis, terminée extérieurement par une tète can-nelée, se détourne avec facilité; un ou deux tourssi.f*

Fig. 139.

lisent pour désarmer le fusil et rendre toute explosionimpossible, lors meme que par un accident quelconquele chien se rabattrait sur la cheminée. On voit avecquelle facilité le chasseur se trouve mis à l’abri de toutaccident, avec quelle rapidité le fusil est remis en étatde faire feu.

En enlevant entièrement la vis, l’arme devient tout-à-fait inoffensive et peut sans danger être maniéepar les enfants et les personnes les pins imprévoyantes.

La vis dont l’extrémité frappe la capsule peut êtrefacilement amenée à la longueur convenable pourqu’elle approche beaucoup de l’extrémité de la chemi-née sans lu toucher. L’épaisseur du cuivre de la cap-sule et la charge de poudre fulminante permettent dorendre cet écartement très notable, comme on le voiten faisant partir l’arme après avoirdétourné la vis de plus d’un tour.

Le bout de la cheminée n’est doncplus martelé, elle n’est plus ébranlée, par un choc oblique, le chien frap-

pant à plat sur son collet; enfintout écartement latéral devient im-

possible.

Ces importants avantages, qu’ilne serait possible d’apprécier conve-nablement qu’en consultant les re-gistres de réparations d’armes d’unrégiment et qu’un publiciste évalueà plus de 100,000 fr. pour l’arméefrançaise, nous paraissent assurer lesuccès de cette invention, en rem-plaçant par un ajustement de pré-cision une disposition imparfaite etpleine d’inconvénients.

L’expérience montre en tout cas qu’il y a tout bé-néfice à étalonner le creux de la tête du chien, de ma-nière que la percussion ne vienne jamais mutiler l’extrémité de la cheminée, mais faire poser sur l’embasede la cheminée l’extrémité de la tête du chien.

C’est à ce résultat et à l’emploi d'une cheminée por-tant une embase sur laquelle le chien peut poser, quedoivent se borner les constructeurs d’armes qui n’a-dopteraient pas le- système breveté de M. Fontenau,soit ii cause de son prix, so:t par la crainte que la visne se desserre et ne remonte par le choc, ce qui occa-sionnerait des ratés nombreux. Ce dernier inconvé-nient a, au reste, été évité par l’inventeur d’une ma-nière ingén euse. J1 perce un petit trou transversale-ment dans la vis et y chasse une petite cheville en boisqui assure un frottement toujours gras et une adhérencet suffisante à la vis. Cette disposition nous paraît pou-voir être appliquée dans grand nombre de petits méca-nismes, pour assurer très simplement l’action des vis.

Quant à la sécurité qui résulte de l’emploi de cesystème, elle n’est complète qu'autant que le chasseur