Band 
A-F.
JPEG-Download
 

ARMES A FEU.

ARMES A FEU,

par lu marine, soit dans les embarcations, soit pour tirertics diverses parties du vaisseau où l’on est dans l’usagede placer des hommes armés d’armes de jet au momentde l’abordage. C’est sur ce principe que repose le sys-tème des fusils Le faucheux. — Dans les autres, le canonet la crosse restent toujours liés l’un à l’autre ; le ton-nerre se brise et se lève pour permettre l’introduction dela charge. Avec un semblable fusil, le soldat envoyé entirailleur est toujours armé; il saisit l’instant favorablepour introduire la charge, et pendant ce temps, il tienten échec avec la baïonnette, le cavalier qui escarmoucheautour de lui pour le sabrer.

Cette dernière disposition est la seule qui puisse êtreadmise pour l’arme de guerre. Le fusil de M. Robert estconstruit d’après ce principe.

Système Lefaucheux. Le fusil Lefauchcux se composed’un canon fixé par une charnière tangentielle à sa cir-conférence, à une pièce de fer repliée en équerre contrelaquelle va s’appuyer son extrémité inférieure; le canonest solidement maintenu en contact avec cette pièce quilui sert de culasse, à l’aide d’un tirant en forme de T,dont la tête s’engage entre deux crochets soudés sousle canon. La pièce formant culasse fait en même tempsfonction de pièce de bascule, et vient s’arrêter à l’ordi-naire dans les bois, entre les deux platines. La tête du T estconstruite de façon à remplir le double office de tirer enjoint le canon contre la pièce formant culasse lorsqu’onveut fermer le fusil pour faire feu, et de soulever légère-ment le canon pour vaincre l’adhérence des pièces lesunes contre les autres lorsqu’on se dispose à introduireune nouvelle cartouche. Tantôt c’est un levier particu-lier, tantôt c’est le pont de sous-garde qui sert à mettrele T en mouvement. Dans ce fusil, le feu est mis à lapoudre, comme à l’ordinaire, par la percussion d'unchien sur un piston taraudé dans le canon.

Fig. loi, coupe longitudinale du fusil, les canonsrabattus et prêts à recevoir les cartouches, à l’échelledouble.

Fig. -153, le T vu en élévation et en plan.

Fig. loi, cartouche munie de son culot.

Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets danstoutes les figures.

A, canon du fusil. B, B, crochets adaptés sous letonnerre, entre lesquels s’engage une espèce de verrounommé T. C, broche taillée en sifflet et servant à retenirle T. D, cheminée adaptée sur le canon et recevant lacapsule d’amorce. E, clef placée sous la bascule ; on ladétourne horizontalement de gauche à droite pour dé-gager les crochets et abattre le canon ; dans le carré docette clef entre l’extrémité inférieure du T, qui y est re-tenu par une vis. F, verrou nommé T, dont la partie F’,est taillée en biseau, pour glisser contre le bout de labroche C, coupé en plan incliné; un ressort qui n’estpas visible dans la fig. 150, appuie contre le T et tientla clef écartée pendant qu’on charge le fusil. G, vis quilixe la clef contre le T ; elle est évidée sur une partie desa circonférence, pour recevoir une petite languette fixéeau fond de la bascule. I, pièce de 1er repliée en équerre,nommée bascule, solidement fixée au fusil, et sur l’ex-trémité de laquelle tourne le canon. J,broche traversantla charnière de la bascule et servant de centre de mou-vement au canon. K, chien. L,sous-garde.M, gâchette.N, visière. O, cartouche. P, culot en cuivre de la car-touche.

Pour manœuvrer le fusil, on le saisit de la maindroite, on passe la main gauche sous le canon et on ap-puie contre la clef, qui se détourne à l’instant et dé-gage les crochets C, C. Aussitôt le canon s’abat et pré-sente son tonnerre ouvert. Dans cette position, indiquéepar la fig. 152, la clef reste en place et ne peut plus

lot-

m.

452 -

Les fig. 151, 152, 153 et 154 représentent un fusilde chasse à deux coups, système Lefauchcux.

I^a fig. 151 représente le fusil monté de toutes sespièces.

retomber, étant retenue par le ressort qui appuie contrele T. Pendant que le fusil est tenu de la main gauche,on enfonce la cartouche dans l’ame ; puis on relève lecanon, on remet la clef en place comme on le voit