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A-F.
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ARMES A FEU.

ARMES A FEU.

formée par la culasse mobile. Un index O, qui faitpartie du grand ressort L, indique, en faisant sailiiedans l’ouverture du pontet, que le fusil est armé. Lemarteau M est armé d’un petit cran b qui s’engage sousle mentonnet P d’un ressort triangulaire Q retenu parune vis V sur le pontet X. En appuyant sur la détente Y,on fait reculer le mentonnet P, et on dégage le marteau.Lorsque le levier C est abaissé, son anneau D est re-tenu par un petit ressort d, portant un cran qui s’en-gage dans une échancrure de la partie antérieure c del’anneau. Sur la cartouche A’, contenant la balle et lacharge, est piqué un petit tube de cuivre h contenantl’amorce de poudre fulminante. Ce petit tube, qui seplace sur l’appendice i lorsque la cartouche est intro-duite dans le canon, est brisé par le clioc du marteau.La cartouche est enveloppée d’un étui B’, qu’on retirequand on veut s’en servir.

La manœuvre du fusil de M. Robert est très simple.Pour charger, on saisit le levier C par l’anneau D, eton le soulève. Par ce mouvement la culasse B, en tour-nant par ses joues E autour de la vis F, découvre lachambre du canon. En même temps le bandeur j, enappuyant par la roulette a sur le grand ressort L, lecomprime jusqu’à ce que le cran b du marteau s’engagesous le mentonnet P.

Pour faire feu, on appuie le doigt sur la détente Y,ce qui fait reculer le mentonnet P, et dégage brusque-ment le marteau, dont le choc de bas en haut contrel’amorce placée sur l’appendice i dans le bassinet g dola culasse, communique l’inflammation à la charge.Aussitôt que la charge est partie, il faut ouvrir lq cu-lasse fortement, et d’un seul coup, ce qui permet le pas-sage de Pair à travers le canon, et le rafraîchit lors-qu’il est échauffé. On doit enfoncer la cartouche dans lecanon d’une ligne au plus, mais toujours assez pour quela culasse ne la déchire pas en se fermant. On doit éga-lement placer l’amorce sur l’appendice ; cependant cetteprécaution n’est pas indispensable, car la culasse ens’abaissant l’y ramène.

Disons encore, comme résultat curieux, que ce qu’ily a d’un peu étrange dans le fusil Robert disparaît àl’aide des cartouches Chaudun dont nous'filions parler,et qui s’appliquent à toutes les armes qui se chargentpar la culasse.

Cartoui hes. Le fusil Lefaucheux et le fusil Robert, quisont la dernière expression d’essais bien souvent tentéspour construire des armes se chargeant par Ja culasse,ont éprouvé tous deux dans ces dernières années unperfectionnement important, par l’emploi de cartouchesanalogues à celles que nous avons indiquées plus hautpour le mousqueton Lefaucheux, mais fabriquées dansdes conditions de solidité et d’économie toutes parti-culières par M. Chaudun, armurier à Paris . L’avan-tage de faire disparaître la cheminée que le chien dufusil ne rencontrait pas toujours sous la même incli-naison, s’y trouve conservé, mais réuni à plusieurs au-tres.

Comme cette question est d’une extrême importancepour les armes qui se chargent par la culasse, nouspensons devoir citer ici la majeure partie du rapportque nous avons fait à la Société d’Encouragement surles cartouches Chaudun.

Les fusils qui se chargent par la culasse, si com-modes pour lâchasse, et qui font'disparaître les dan-gers du chargement à la baguette, notamment pour le' fusil à deux coups, avaient jusque dans ces dernières{innées un inconvénient grave; nous voulons parlerdu crachement qui se faisait au tonnerre, au point oùs’ouvrait la partie postérieure du fusil. Il semblait im-possible d’éviter cet inconvénient, car l’articulationdes pièces devant s’ouvrir et sc fermer à la main, nepouvait jamais être assez précise pour empêcher le pas-sage du gaz, et pour bien des personnes les fusils se

| chargeant par la culasse furent jugés comme des arme»

| ne pouvant faire un bon service.

M. Chaudun apporta un remède cfîicace aces in-convénients par ses cartouches en papier avec culot encuivre et carton embouti. Cette ingénieuse inventiona été un grand progrès pour le genre d’armes dont ils’agit, car quand on parle d’un fusil se chargeant parla culasse on ne doit jamais en séparer la cartouche.

M. Chaudun était bien parvenu avec ses cartouches àfaire des fusils se chargeant par la culasse de trèsbonnes armes, mais cette condition n’était atteintequ’autant qu’on avait de ses cartouches, c’est-à-diredes appareils d’une fabrication demandant des moyensde fabrication tout spéciaux et assez compliqués, descapsules d’une forme particulière, etc. C’était doncrésoudre le problème seulement pour les personnes quipouvaient s’approvisionner de ces cartouches. Et pourôter aux fusils se chargeant par la culasse tout désa-vantage sans détériorer en rien leurs qualités spéciale?,il restait à résoudre ce problème :

Combiner une cartouche dont l’enveloppe pût servirpour un grand nombre de coups de fusil, et qui pûtêtre établie avec les approvisionnements que l’on trouve' partout, avec les capsules notamment qui servent pourtous les fusils à percussion (fig. U44 et fig. '145).

Fig. 444. Fig. 445.

Pour obtenir ce résultat voici comment procèdeM. Chaudun :

Dans une plaque de cuivre il découpe et obtient paremboutissage, en cinq ou six opérations successives,un tube de cuivre fermé par une extrémité, sans au-cune soudure, et très résistant lorsque l’opération estbien conduite et la matière première de bonne qualité.

Cette pièce est la base de la cartouche, c’est surelle que vient se fixer la pièce dite le culot. Placée aufond de la cartouche et supportant la majeure portionde la pression produite par l’explosion, cette pièce doitêtre d’une épaisseur et d’une résistance considérables ;elle doit, comme le faisait le carton de la cartouche enpapier de M. Chaudun, posséder une certaine élasticitépour serrer sur la broche qui la traverse et sert à déter-miner l’explosion ; enfin elle ne doit pas se détruire,pour que la même cartouche puisse servir un grandnombre de fois. Voici comment opère M. Chaudun :

IL prépare deux petits culots en cuivre, par l’actiond’un poinçon cylindrique, sur un petit cercle de cuivreplacé dans une matrice également cylindrique. Il entrel’un d’eux dans le cylindre de l’autre, après avoir in-terposé entre eux un disque de 3 millimètres environd’épaisseur en métal de caractères, c’est-à-dire un mé-tal malléable, composé en grande partie de plomb,durci par de l’antiinoiue, autant qu’il est nécessairepour pouvoir le découper. Le culot, sensiblement demême calibre que la cartouche, se place dans celle-ci,et le tout est soumis au balancier.

Cette partie de l’opération est extrêmement remar-quable. En même temps que le tout se trouve réunipar la compression, l’extrémité du poinçon vient fairenaître au fond du culot une saillie pour donner de laforce au passage de la broche et une cavité pour rece-voir la capsule. Extérieurement, la matrice est un cy-lindre portant à sa partie inférieure une petite cavitécirculaire dans laquelle \ient se former, par la com-