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A-F.
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ARMES A FEU.

AUSENIATES.

pression, un petit bourrelet qui sert à fixer exactementla cartouche dans le canon sans qu’elle puisse trop ,s’enfoncer. On comprend que la cartouche ne pourraitse retirer de la matrice si celle-ci n’était formée dedeux pièces, d’une partie cylindrique et d’un fond plat.La disposition employée pour assembler ces deuxpièces de manière à ce qu’elles puissent se sépareraprès chaque coup de balancier et cependant se replacerexactement, est très heureusement combinée.

La cartouche amenée à cct état, il suffit de percerun petit trou près du bourrelet et d’y passer une pe-tite broche de laiton pour qu’elle soit achevée. C’estsur cette broche que vient percuter le chien, simplementterminé par une partie plate.

Nous n’avons pas à revenir sur les avantages queM. Chaudun s’est proposé d’assurer à ses cartouches,si ce n’est pour dire qu’il a atteint pleinement le butqu’il s’était proposé, suppression de toute espèce decrachement à la culasse, de toute fuite le long de labroche serrée «à chaque explosion par le métal mal-léable qu’elle traverse, amorçage facile avec des cap-sules ordinaires, soit en faisant glisser la capsule, soità l’aide d’un amorçoir ou une petite pince ; durée con-sidérable des cartouches, tels sont les résultats obtenuspar expérience.

pistolets. Les pistolets ne sont en réalité que desdiminutifs de fusil qui se portent à la main; leurconstruction est soumise aux mêmes règles. Nous n’a-vons pas à nous y arrêter 'longuement, et nous nouscontenterons de parler de deux systèmes nouveaux quiont eu un assez grand succès dans ces derniers temps, etn’ont pas d’analogie parmi les armes longues, les fusils.

Pistolets de salon , à poudre fulminante. Depuis quel-ques années il a été construit de petites armes qui.sous le nom de pistolets de salon, ont pu servir demoyen de distraction.

M. Flobert, de Paris , a construit le meilleur modèle.Son arme est de l’espèce de celles qui sc chargent parla culasse; mais elle a cela de particulier, que c’est laculasse elle-même qui, prenant une forme analogue àcelle du chien des pistolets ordinaires, vient percutersur la cartouche placée dans le canon afin de détermi-ner l’explosion.

Cette cartouche n’est en réalité qu’une fort grossecapsule du calibre du pistolet, légèrement évasée à lapartie postérieure. On conçoit dès lors que la cartouchen’entrera pas complètement dans le canon, et que lapercussion qui viendra la frapper écrasera un petit re-bord contenant des parcelles de poudre fulminante etdéterminera l’inflammation.

Dans cette arme, la poudre fulminante est la seulecause de la projection de la balle ; on n’emploie pas depoudre ordinaire. Disons que ce rebord permet ausside retirer la cartouche en armant le chien, auquel lacartouche se trouve accrochée par son écrasement.

Les effets ne sc bornent pourtant pas, comme onpourrait le croire, à ceux qui pourraient être nécessairespour un simple amusement, si l’on augmente la pro-portion de poudre fulminante et le calibre de l’arme.Nous avons vu des balles tirées à 90 pas, et qui sontécrasées de manière à prouver qu'elles eussent été fortdangereuses à pareille distance.

Pour produire de semblables effets avec la poudrefulminante, l’inventeur a dû trouver une dispositionqui empêchât le chien de se relever par la réaction , ily est parvenu en le garnissant d'une pièce articuléequi vient résister à cette réaction en s’appuyant surle bois du pistolet, tandis qu’elle rentre lorsque l’onarme.

L’idée d’employer la poudre fulminante, poudreessentiellement brisante, si on chargeait de la mêmemanière qu’avec la poudre de chasse, a conduit l’in-venteur à retrouver les conditions d’emploi de cette 1

I poudre, conditions que M. Piobert avait déjà détermi-nées. Elles consistent à laisser entre la poudre et leprojectile une chambre de grandeur suffisante pour quel’inertie de la balle ne soit vaincue que par des gazdont la tension varie en raison de cette capacité.

} ^ va sans dire que le système des pistolets de salonn est applicable qu’à des explosions d’une intensité li-mitée; il faut en effet que la capsule, seule fermeturedu canon, offre assez de résistance pour s’opposer à1 explosion, et d’un autre côté pour être facilementécrasée par la chute du chien.

Revolver. On donne ce nom à une nouvelle arme in-ventée eu Amérique , et qui y a eu un grand succès.Nous voulons parler de ces pistolets à six coups quin’ont qu’un seul canon. La culasse portant six cavitéspour six charges, fait un sixième de rotation chaque foisque l’on arme le chien, et vient se mettre eu positiontelle que le chien puisse percuter la capsule. La diffi-culté de bien exécuter ce mécanisme est assez grande,eu égard surtout à la fatigue causée par l'explosion;cependant les constructeurs américains y ont fort bienréussi, et à l’Exposition de Londres on a admiré desrevolvers fort bien construits.

ARRACK . Sorte de boisson enivrante qu’on obtientdans l’Inde en distillant le jus fermenté de la noix decoco, le vin de palmier, ou du riz non mondé et fermenté.

ARSENIATES. Les arséniates sont généralementfusibles et indécomposables par l’action de la chaleur;le charbon les réduit par voie sèche avec dégagement devapeurs arsénicales qui exhalent une forte odeur allia-cée, et il reste un résidu de sous-arséniure quand l’oxydedu frétai minéralisé est réductible, et un oxyde purdans le cas contraire. Les arséniates métalliques sontinsolubles dans l’eau, mais solubles dans les acidesforts. Par les sels de plomb, de baryte et de chaux, lesdissolutions d’arséniates donnent des précipités blancs,et par les sels de cobalt, un précipité couleur fleur depêcher caractéristique, solubles dans un excès d’acide.L’hydrogène sulfuré en précipite l’arsenic à l'état desulfure jaune, mais cette précipitation n’a lieu souventqu’au bout de quelques heures, à moins qu’on ne lesfasse préalablement bouillir avec de l’acide muriatiquepour ramener l’acide arsénique à l’état d’acide arsé-nieux.

Le seul arséniatc employé dans l’industrie est ce-lui de potasse ; on le prépare en petit en chauffant aurouge, dans un creuset, un mélange à parties égalesd’arsenic blanc (acide arsénieux) et de nitre, laissantrefroidir, dissolvant la matière fondue dans de l’eaubouillante et filtrant; par le refroidissement on obtientdes cristaux réguliers de bi-arséniate de potasse, quirenferment, d’après Berzelius :

Ox.

Acide arsénique. 63,87 22,0 j

Potasse . 26,16 4,-i } As 5 03+K04-2II 2 0

Eau. 9,97 8,8 j

"TôôTüT

On prépare en Saxe ce sel en grand, en fondant lemélange d’acide arsénieux et de nitre dans des cylindresen fonte ; si ensuite on sature l’excès d’acide par de lapotasse, on obtiendra un arséniatc neutre incristalli-sable. On emploie quelquefois l’arséniate acide dansl’impression des indiennes, en en formant une bouillieavec de l’eau gommée et de la terre de pipe, que l’onapplique sur les parties du tissu que l’on veut soustraireà l’action des mordants.

ARSENIC ( angl . arsenic, ail. arsenik). Métal trèscassant, d’un gris d’acier dans la raclure fraîche, se ter-nissant promptement à l’air ; il est très volatil et exhalelorsqu’on le chauffe une odeur alliacée caractéristique.Un le rencontre dans la nature tantôt à l’état natif enmasses généralement tcstacécs souvent antimonifères ,