ARSENIC.
ARSENIC.
quelquefois à l’état iVacide arsénieux et surtout à l’étatdo sulfure jaune (oiumment), ou de sulfure rouge(réalgak). On le rencontre en outre dans beaucoup deminerais métalliques, qui, lorsqu’on les grille, le laissentdégager à l’état d’acide arsénieux, sous la forme de fu-mées blanches. L’arsenic métallique a un emploi trèslimité; en poudre il constitue la mort aux mouches. Ildonne avec le cuivre et l’étain un alliage dont on sesert pour fabriquer les miroirs de télescopes. Enfin ilforme avec le platine une combinaison assez fusible,propriété qu'on a longtemps mise à profit pour faciliterl’agrégation de ce dernier métal (voir platine); main-tenant on suit une toute autre méthode.
Lorsqu’on chauffe l’arsenic au contact de l’air, ilbrûle avec une flamme bleue et se convertit en une ma-tière blanche volatile, qui est de Vacide arsénieux ou ar-senic blanc ; on obtient également cet acide par le grillagedes matières arsenicales. Il est soluble dans 80 partiesd’eau froide, cf beaucoup plus dans l’acide hydrochlo-rique; il est très vénéneux ; il a une saveur légèrementmétallique, et est inodore même à l’état de vapeur, l’o-deur alliacée n’appartenant qu’à l’arsenic métallique ; onl’emploie en médecine; dans la fabrication des verresfins dits cristaux de Bohême; pour préparer le veut deSCIIÉELE et le VERT DE SCIIWEINFURT, CtC.
Un second degré d’oxydation de l’arsenic est l’acidearsénique, qui s’obtient en traitant l’acide arsénieux parl’eau régale; il est beaucoup plus soluble que le précé-dent, et encore plus vénéneux ; il n’a aucun emploi dansles arts.
Acide arsénieux. L’arsenic s’obtient ordinairement, àl’état d’acide arsénieux, comme produit accessoire dugrillage des minerais de Cobalt et d’étain (Saxe). Quel-quefois cependant comme à Reichenstein (Silésie), on leprépare, comme produit principal, par le grillage du ferarsenical ( mispickel ). Les fig. 159, 160,161 et 162 re-
condensation (ail. giftfang); fig. 160, une section longi-tudinale du fourneau de grillage et des chambres docondensation ; fig. 161, une coupe transversale du fourde grillage ; et fig. 162, le plan de tout l’appareil à deuxniveaux différents. Le grillage des minerais arsénifèress’effectue dans une grande moufle en argile réfractairelégèrement inclinée vers la porte de chargement, et bai-gnée par un courant de flamme qui circule tout à l’en-tour; on charge sur la sole 5 à 8 centim. de mineraipréparé et pulvérisé ( schlich ), et on renouvelle de tempsen temps les surfaces à l’aide d’un râble ou d'un rin-gard, pendant qu’un couvant d’air, traversant la mouflleavec lenteur, oxyde l'arsenic et l’entraîne avec lui dansles canaux et chambres de condensation où. il le dépose.
a, est la moufle qui a intérieurement 2”,00 de largesur 2 W ,90 de loi/g; A, le cendrier au-dessus duquel onvoit la grille sur laquelle on charge le combustible; laflamme circule autour de la moufle le long des canauxc, c, c, et vient se réunir à la partie supérieure dans lescanaux c, c, qui la conduisent à la cheminée du four-neau; le courant d’air oxydant qui a traversé la mouilles’échappe avec l’acide arsénieux parles ouvertures f, f,pratiquées à l’extrémité de la moufle , et se rend par lescanaux/;, g et la cheminée descendante h, dans unegrande chambre de dépôt B ; et de là, par la porte i lecanal k et la porte l } dans la série des chambres de con-densation m, n, o, p, q, r, qu’il parcourt dans le sens in-diqué par les flèches, pour s’échapper enfin dans l’atmo-sphère par la cheminée s. Lorsqu’à la suite d’un travailcontinu, prolongé pendant un temps assez long, on a ob-tenu dans les canaux et chambres de condensation unequantité suffisante d’arsenic blanc (ail. arsenik mehl),on l’enlève et on le met de côté pour lui faire subir plustard un raffinage préalable avant de le livrer au com-merce ; pour faciliter ce travail, on ôte les plaques t, t, t ,et on fait tomber alors sans peine dans les chambres
pr^senteit le fourneau employé à Reichenslein , pour legrillage iu fer arsenical, et les chambres de condensationqui k surmontent.
La fir. 159 est une coupe verticale des chambres de
inférieures, l’arsenic qui s’était déposé dans les cham-bres supérieures. On charge à la fois de 500 à 550 kil.de schlichs arsénifères, dans la moufle , dont le grillagese fait en 12 heures environ.