AUTOMATE.
tête et la courbe de manière à ce que le bec puisse entrerdans l’eau.
Enfin une roue d’angle montée sur l’arbre de la roue1 engrène avec la roue d’angle à axe vertical 1b;celle-ci porte excentriquement une tige 10, qui semeut dans une ouverture rectangulaire ou ovale, prati-quée dans Tun des bras d’un levier 19, mobile autourdu support h et dont l’autre extrémité se termine par lafourchette 17 dont nous avons déjà parlé; de sorteque la rotation de la roue 1 communiquera au levier19, et par suite au ressort du cou et au cou de l’oi-seau même, un mouvement latéral oscillatoire. Nous fe-rons remarquer en terminant que la tig. 179 est à peuprès à l’échelle I, et que le corps du cygne doit êtreformé en tôle mince de laiton ou de cuivre.
I-es tig. 180, 181 et 182 indiquent le mécanisme180.
d’un autre automate; c’est un cheval qui traîne unevoiture, dans laquelle sont deux personnes, et dont lesroues ne sont aucunement liées au mécanisme moteur.Une roue centrale 1 fait tourner, par l’intermédiairedes pignons 2 et 3, les roues 4 et 5 dont les axesfont mouvoir les pieds de l’animal. L’axe de laroue 4 est coudé en sens diamétralement inverses(fig- 181), au-dessus des pieds de devant, et chacunde ces coudes tourne dans une ouverture ovale p pra-tiquée dans l’extrémité d’un levier, mobile autourde l’axe u, lequel, par suite du mécanisme ci-dessus,reçoit un mouvement alternatif de rotation, qu’il com-munique à la cuisse a, mobile autour de l’axe ni, par lemoyen d’un simple engrenage indiqué sur la figure. Lajambe et le sabot sont liés à la cuisse et entre elles, pardes charnières d et e; enfin une cl ml ne /, guidée pardes rouleaux placés au bas de la cuisse et de la jambe,est fixée d’une part à l’extrémité du sabot, et de l’autreà un point fixe situé dans l’intérieur du corps. La ten-sion de cette chaîne est réglée par un rouleau de pres-sion r, fixé non loin du centre de rotation m, et déter-mine en temps et lieu la flexion des articulations de lajambe et du sabot. Une roue dentée, montée sur l’axede la roue 1 , et engrenant avec la roue 6, qui, àson tour, engrène avec le pignon d’un volant 7, sertà régulariser le mouvement. Il reste encore assez deplace dans l’intérieur du cheval pour y mettre, si l’onveut, le mécanisme nécessaire pour imprimer certainsmouvements àla tête et aux oreilles.
a (fig. 182) est une roue dentée, montée sur le ba-rillet d’un ressort en acier, qui engrène avec la rouedentée b; celle-ci porte une espèce de lanterne dont lesfuseaux venant successivement frapper l’une des extré-mités d’un levier coudé mobile autour du point e, fontincliner en avant la partie supérieure du corps de ht
AUTOMATIQUE.
femme, mobile autour d’un axe f. et la font ainsi sa-luer. Une seconde lanterne r, montée également sur
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l’arbre de la roue b, et qu’on en a séparée clans la figure,ainsi cpie l’homme, qui, dans sa position naturelle, estassis sur le même banc que la femme, agit d’une ma-nière intermittente parles fuseaux qu’elle porte sur unlevier coudé, mobile autour d’un axe d , à l’autre extré-mité duquel une ficelle passant sur une poulie de renvoiplacée près du dos et attachée à la naissance du brasen t, le soulève en le faisant tourner autour du pointfixe g. Un ressort indiqué sur la figure sert à ramenerle bras dans sa position primitive et il empêcher qu’il neretombe brusquement.
On peut faire marcher le mécanisme du cheval aumoyen d’un ressort particulier, oit bien au moyen decelui de la voiture, lequel dans co cas doit être trèsfort, ou se composer de plusieurs ressorts plus petitsjuxta-posés dans le même barillet; clans ce dernier cas,on communique le mouvement de rotation de la roue b,à l’axe v f au moyeu des deux engrenages coniquess, lu (fig. 180 et 182), et eet axe à son tour se terminepar une vis sans fin 9 qui, engrenant avec la roue 8montée sur l’arbre de la roue 1, fait mouvoir tout lemécanisme.
AUTOMATIQUE. Terme employé par le docteurUre, et adopté en Angleterre pour désigner tout systèmede manufactures dans lequel les produits sont fabriquésau moyen de machines agissant d’ellcs-mêmcs, et oùle rôle de l’homme se borne à une surveillance destinéeà éviter les cas d’interruption du travail. C’est surtoutdans les filatures de coton, de lin, etc., qu’il faut étu-dier l’admirable ensemble de fonctions qu’accomplissentdes milliers d’organes mécaniques, mis en mouvementpar une machine à vapeur ou une roue hydraulique.
L’invention de machines diverses appliquées à uneindustrie n’est réellement complète, cpic lorsqu’elle estparvenue à résoudre tous les problèmes relatifs à lacréation d’un même produit, et à faire se succéder toutesles opérations, de telle sorte que le travail s’accomplisseentièrement sans l’intervention manuelle de l’homme.C’est làle problème que l’industrie moderne tend chaquejour à résoudre, dans toutes les directions.
Il est un certain nombre d'opérations industriellesauxquelles le système automatique paraissait difficile-ment applicable, ce sont celles qui ont rapport à lafabrication de produits discontinus par leur naturemême. La fabrication des cardes, par exemple, se com-pose du placement dans les trous percés dans un cuir,d’une infinité de petits bouts de fil de fer recourbésconvenablement, et il paraît bien difficile d’effectuermécaniquement ces opérations. Cn est pourtant par-venu à résoudre ce problème d’une manière complèteet à opérer le travail par un procédé automatique.
Cette machine et celles qui sont inventées chaquejour pour effectuer des opérations qui. par leur natureparaissent devoir être rebelles à la continuité de l’opé-