AZOTE.
AZOTE.
0 m ,7G de mercure et à la température de 0° pèse l ; ,2G7.Il forme en volume 0,782 de l’air et ss dégage en abon-dance de certaines sources minérales, par exemple, àLcnk, près du Gemmi (Suisse ) et en quelques endroitsdans les Pyrénées, l’île Ceylan et les deux Amériques.En chauffant dans une cornue du nitrite d’ammoniaque(Az 2 O 3 -[- Az 2 H 6 -{-H 2 O), il se forme del’eau (-ill 2 0)et de l’azote (iAz) qui se dégage. On peut égalementl’obtenir en brûlant du phosphore sous une cloche pleined’air et renversée sur de l’eau, dans une cuve pneuma-tique ; le phosphore en brûlant absorbe tout l’oxygène,et il ne reste que de l’azote que l’on peut purifier en l’a-gitant avec une dissolution de potasse caustique ou del’eau de chaux, qui s’empare do l’acide phosphoriqueformé pendant la réaction et de la petite quantité d’a-cide carbonique contenue primitivement dans l’air. Leprocédé le plus simple pour préparer l’azote parfaite-ment pur, consiste à faire passer un courant d’air d’a-bord à travers une dissolution concentrée de potassecaustique où il se dépouille de l’acide carbonique qu’ilrenferme, puis à travers un tube plein de chlorure decalcium qui s’empare de toute la vapeur d’eau qu’il con-tenait, et enfin à travers un tube de porcelaine chaufféau rouge et rempli de tournure de cuivre, d’abord oxy-dée par un grillage préalable, puis réduite à l’état mé-tallique par un courant d’hydrogène ; le cuivre absorbel’oxygène de l’air et s’oxyde, de sorte qu’il ne s’é-chappe du tube que de l’azote sec et parfaitement pur,que l’on peut recueillir sous une cloche remplie d’eauuu de mercure.
L’azote n’est pas susceptible de se combiner directe-ment avec l’oxygène; cependant il forme avec lui cinqcomposés remarquables *. le protoxyde d’azote, le deu-toxyde d’azote et les acides nitreux, jivpo-njtrjqueet nitrique. 11 sc combine également avec l’iiydrogènopour donner un composé alcalin très important, F am-moniaque, dont nous avons déjà parlé.
Protoxyde d’azote. Gazeux, inodore, d’une saveur su-crée très sensible; les bougies y brûlent ou s’y rallu-ment presque aussi bien que dans l’oxygène, pourvutoutefois qu’elles offrent seulement quelques points enjgnition. La respiration de ce gaz produit sur quelquesindividus une sorte d’ivresse et d’excitation analoguesà celles que procurent les spiritueux, à d’autres elleoccasionne de violems maux de tête, et, dans tous lescas, si la quantité de gaz inspiré était considérable, elledonnerait lieu à une asphyxie. La densité de ce gaz,par rapport à celle de l’air, est de 1.527, de sorte qu’unlitre pèse L,98. Il se compose de 2 volumes d’azote etde I vol. d’oxygène, condensés en 2 vol., ou en poids de:Azote . 03,64 ( . qa
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l’eau en dissout son volume; ou peut le liquéfier sousune pression très considérable. On le prépare en dé-composant par la chaleur le nitrate d’ammoniaqueAz 2 U 5 4 - Az 2 II 6 -f- 112 0 ; il 3C f orme ^ l’eau i II 2 ü,et du protoxyde d’azote 2 Az 2 0.11 se produit également,mélangé d’une quantité plus ou moins considérable dedeutoxyde d’azote dans la réaction de l’acide nitriqueconcentré sur beaucoup de substances et particulière-ment certains métaux.
JJeuioxyde d’azote. Gazeux incolore; sa densité est de1,039, de sorte qu’un litre de ce gaz pèse U',340 ; dumoment qu’il arrive en contact avec l’air, il en absorbel’oxygène en donnant naissance à des vapeurs nitreusesrouges excessivement corrosives et irritantes ; il estcomposé de volumes égaux d’azote et d’oxygène sanscondensation ou en poids de :
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On se procure aisément le deutoxyde d’azote en trai-tant de la tournure de cuivre par de l’acide nitriqueétendu de la moitié de son poids d’eau, et recueillant legaz qui se dégage dans une cloche pleine d’eau, purgéed’air par l’ébullition, ou de mercure, et renversée surune cuve pneumatique.
On peut représenter cette réaction par l’équationsuivante :
4 Az 2 O 5 (acide nitrique), 4“ 3 Cu (cuivre métallique),— 3 [Az 2 O 5 4" t' u O] (nitrate de cuivre), 4“ Az 2 6 2(deutoxyde d’azote). Ce meme gaz se produit égalementen grande quantité dans la réaction do l’acide nitriquesur beaucoup de substances:par exemple,le fer, le mer-cure, l’argent, le phosphore, le sucre, l’amidon, etc.;mais souvent, si la réaction est trop violente, commedans le cas où l’on verse de l’acide nitrique concentrésur de la tournure de cuivre, il se dégage en même tempsune quantité considérable de protoxyde d’azote.
Une propriété caractéristique du deutoxyde d’azote,sur laquelle est fondé le procédé le plus sensible que l'onconnaisse pour reconnaître la présence de l’acide ni-trique, consiste dans la faculté qu’il possède d’être com-plètement absorbé par les sels de protoxyde de fer qu’ilcolore en noir-violacé très foncé.
AZOTE. Se dit de certaines substances végétales,qui, contenant de l’azote, sont supposées participer enmême temps de la nature animale; la plupart des corpsanimaux étant caractérisés par la présence de beaucoupd’azote dans leur composition. Les produits végétaux,indigo, café, gluten et plusieurs autres, contiennent del’azote en abondance.
AZL’U. Voyez coualt.
B
BAC. Bateau plat employé pour passer d’une rive àl’autre d’un fleuve, là, où il n’y a point de pont. Unbac doit satisfaire aux conditions suivantes : 1° Faci-lité d’embarquer et de débarquer malgré les variationsde la hauteur des eaux qui déplacent les points de dé-part et d’arrivée; 2° tirer peu d’eau; 3" présenter unegrande solidité. Il en résulte que l’on donne aux bacsane forme rectangulaire; les parois latérales sont pa-rallèles et verticales ; et l’avant et l’arrière sont inclinés«le part et d’autre parallèlement au chemin qui amèneles \oitures ; de telle sorte que 1a section longitudinale
est un trapèze renversé et très surbaissé. Aux deuxextrémités sont de petits planchers ou tabliers, mobilesautour de charnières horizontales, qui peuvent êtreabaissés ou levés à volonté, à la manière des pont-levis; on les maintient levés tant que dure la traver-sée, mais lorsqu’on a atteint le bord, on rabat sur lerivage le tablier correspondant, ce qui forme un plan-cher solide, qui facilite l’entrée et la sortie des voitureset des bestiaux.
Ce n’est pas à l’aide d’avirons ou de perches qu’onpourrait diriger, au travers du coiu*ant, un bateau aussi