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PAINS .

charge et aussi grand que l’est un bue ; on se sert île laforce meme du courant, en dirigeant le bateau aumoyen d’une corde attachée, soit sur les deux bords,soit au milieu du passage; dans ce dernier cas l’ensem-ble du bateau et de la corde qui le retient porte le nomde traille.

Dans les cours d’eau peu rapides, on tend une cordeou grelin, d’un bord à l’autre, au moyen d’un cabestan,et on en arrête les bouts sur deux pieux solidement en-foncés dans la grève. Cette corde ne peut traverserd’une rive à l’autre qu’en s’enfonçant dans l’eau durantune grande partie de sa longueur, puisque sans cela elle,empêcherait la navigation. On fait passer cette corde e,d’un coté sur un cylindre vertical a (fig. 183) mobile

sur son axe quiest fixé sur l’unîles ilancs BDdu bac en sonmilieu, et deVautre dans uneencoche b situéeprès de l’unedes extrémitésdu flanc opposé.L’effort du cou-rant qui est di-rigé suivant laflèche \, se dé-compose endeux ; la force2 normale aucâble directeur,qui est détruitepar la résis-tance de ce câ-ble ; et la force

3 perpendiculaire à lu première, qui tend à faire glis-ser le bac dans le sens du câble directeur suivant lesens indiqué par la flèche. À moins que les eaux nesoient très fortes, le courant ne suffît pas seul pouropérer le tnt jet ; et même, quand il le pourrait, il le fe-rait lentement ; aussi y a-t-il toujours un ou deux ba-teliers qui liaient sur le câble en allant de b vers a,pour accélérer la traversée. Arrivé près du rivage, lebatelier soulève la corde c i.\ pour la retirer de l’en-coche b, et la porte vers B, de telle sorte qu’elle de-vienne parallèle au flanc BD; BA devient parallèle aurivage, et il ne reste plus qu’à abaisser le tablier pourdécharger et recharger le bac. Pour faire revenir le bacà la première rive, on commence par le dégager de la^rève, on relève le tablier, puis on fait tourner le ba-teau en tirant le câble de I) vers E jusqu’à ce qu’il soitarrivé dans l’encoche d, de manière à ce que le flanc BDprésente, en sens inverse, relativement au câble direc-teur, une inclinaison égale à celle qu’il avait d’abord.Les bacs de cette espèce établis sur la Seine , aux envi-rons de Paris , ont 9 m de longueur sur 5à6 M de largeur,et l’expérience a montré que le flanc BD devait être in-cliné de telle sorte, que l’angle qu’il forme avec la di-rection du courant, soit de 50 à 55".

Lorsque le fleuve est très large et le courant très ra-pide on préfère les Irailles , qui sont très employées suri 'Escaut, le iïhin, le Pô, etc. On plante au milieu dufleuve un pieu très fort, ou bien on y jette une ancre ;on y attache solidement un câble qui est soutenu au-dessus de l’eau par de petits pontons sur lesquels ilest attaché, et dont l’autre extrémité se termine au bac.

Pour le mettre en mouvement, on le dégrave, et àl’aide d’un gouvernail, on dirige le flanc de manièreà ce qu'il se présente obliquement au courant ; il estalors poussé comme précédemment, et le bateau s’éloi-gne du rivage. La pression des eaux fait ainsi passer lebac d’une rive à l’autre M en lui faisant décrire un arc

de cercle dont le centre est l’ancre, et dont le câbleest le rayon ; pour que toutes les manœuvres s’exécutentavec facilité, il suffît que la longueur totale du câblesoit égale à la largeur de la rivière. De plus, comme iln’est tendu que par l’action du courant contre la barque,il éprouve une traction bien moindre que dans le casd’un câble fixé sur les deux rives. Les traîllcs sont doncpréférables aux bacs ordinaires, dans tous les lieux oùl’on peut choisir entre ces deux dispositions, et il est àregretter, qu’en France , leur usage soit encore si peurépandu.

BAGASSE. Nom donné aux cannes à suorc dont ona exprimé le suc ou resou à l’aide de presses à cylin-dres (voyez sucre). On les laisse sécher à Pair et onles emploie ensuite comme combustible dans le traite-ment ultérieur du vesou.

BAINS (angl. baths, ail. bæder). Les bains, tantsous le rapport de la salubrité que sous celui de la pro-preté et du bien-être qui en résultent, ont été recherchésde tous temps et dans tous les pays. Comme dans nos cli-mats la température, habituellement froide, nous met,pendant la majeure partie de l’année, dans l’impossibilitéde prendre des bains de rivière, et que d'ailleurs lesquestions qui se rattachent aux bains froids sont duressort de Y hygiène, dont l’étude n’entre pas dans lecadre que nous nous sommes tracés, nous ne parleronsici que des bains chauds ; cependant les bains de rivière,lorsqu'on peut les supporter, et que la température del’eau et de l’air les rend agréables, étant pour le moinsaussi utiles que les bains chauds, nous ne devons pas lespasser sous silence.

Nous donnerons une idée du prodigieux accroissementque l’emploi des bains chauds prend de nos jours, parsuite de l’abaissement de prix qui résulte de la con-currence, en rappelant qu’en '1780,tous les établisse-ments de bains publics existant dans Paris ne conte-naient ensemble que 250 baignoires; qu’en 1813, cenombre s’éleva à 300 ; qu’en -1832, on comptait à Paris 78 maisons de bains, renfermant 2374 baignoires enplace, et -1059 baignoires mobiles pour le transport desbains à domicile; et qu’enlin chaque jour nous voyonsde nouveaux établissements de bains s’élever dans l’unou l’autre des nombreux quartiers de la capitale.

On construit ordinairement les baignoires en cuivreétamé, à cause de la facilité avec laquelle le cuivre setravaille, et parce que la tGlc de fer et même le fer-blanc sont trop facilement attaqués par la rouille.

On fait aussi depuis peu de temps des baignoires enfer galvanisé, qui durent aussi longtemps que cellesen cuivre et ont l’avantage de coûter moins cher. Pourles bains sulfureux qui attaqueraient le cuivre, on em-ploie des baignoires en bois, qui ont l’inconvénient dese gercer par suite des alternatives de sécheresse etd’humidité auxquelles elles sont soumises, ou mieux desbaignoires en zinc qui sont peu ou point attaquéespar les sulfures alcalins que les eaux tiennent en disso-lution. On trouve aussi, surtout dans les établissementsthermaux, des baignoires en bois doublées de plaques demarbre poli ou de faïence, qui sont très élégantes ettrès durables, seulement leur poids empêche de les pla-cer dans les étages supérieurs, et leur prix élevé estpresque toujours le motif qui les fait rejeter.

La forme des baignoires peut varier à l’infini ; elleest ordinairement ovoïde, parce que cette dispositiondiminue un peu la quantité d’eau nécessaire pour pren-dre un bain. Leur nombre varie dans les maisons debains, suivant les localités et le besoin ; elles peuventêtre placées à un étage quelconque ; seulement il vasans dire que le réservoir d’eau chaude doit toujoursêtre placé à la partie supérieure, afin de pouvoir des-servir toutes les parties de l’établissement.

La partie la plus importante dans une maison debains, vu la grande concurrence et par suite le bas prix